Chroniques gustatives.
Palerme compte quatre grands marchés dont ma préférence va à ceux du Ballaro et du Borgo Vecchio. C’est toute la joie retrouvée des marchés d’Asie avec ces fruits de mer en profusion, ses poissons en grâce, mêlée à l’euphorie des marchés africains. On...
Première incursion dans la street food palermitaine pure et dure, de celle que l’on se fait un plaisir de déguster avec les yeux sans pour autant juger nécessaire, voir conseillé de lui faire franchir le seuil de notre bouche, laquelle pourtant en a vu...
C’est comme ça et pas autrement. Un carpaccio de poisson tel qu‘il présente, citron, huile d’olive. A déguster dans les larmes. Dans la foulée, un plat de busiate (pâtes torsadées à la main façon Trapani) à la boutargue (œufs de mulets salés et séchés)....
Fraichement éclot ce printemps sous les efforts conjugués d’Aurélien Jégou, comédien, Costya Chen, peintre et Yi Lin Leballeur, cheffe pâtissière formée chez Guy Savoy, au Lancaster ou encore chez Maitre Albert, 37m2 propose tout simplement le meilleur...
Le Royal Belleville, aussi appelé Le Président, fait aujourd’hui figure de mythe. Alexandrie avait son phare, Belleville a le sien. S’il n’illumine plus le quartier que d’une lumière fébrile et souffreteuse, ce paquebot restaurant qui a connu ses heures...
A regarder de plus près la composition quasi criminelle de la cassata (ricotta, sucre, vanille, morceaux de chocolats et fruits confits) on comprend soit snobée par ces estomacs qui redoutent l’écœurement, et fuie comme la peste par les personnes qui...
L’idée est plutôt saugrenue de débuter mon séjour palermitain par un chaï abondamment sucré dans le quartier de la Kalsa. Ou comment à peine descendu de l’avion, je me replonge dans les souvenirs encore frais de mes errances indiennes et m’enfonce en...
Mine de rien, 25 ans déjà que le sorcier William Bernet tire des larmes aux habitués du Sévero et stupéfie les nouveaux venus avec des viandes touchées par la grâce, canonisées dès l’instant ou elles percutent la plaque de cuisson. Chez nous c’est le...
Fumiko est un papillon. D’un simple battement d’ailes, elle se pose sur l’épaule, souvent sur le plat de la main d’une de ces deux capitales que sont Tokyo et Paris, parfois simultanément - on appelle ça de la magie. Les deux capitales restent mobilisées...
Certains jours, mes choix ne brillent pas par leur originalité. Le moins qu’on puisse dire c’est que le steak tartare suivi d’un fondant au chocolat ne rendaient pas vraiment justice à ce grand tableau noir qui affichait une rafale d’entrées et de plats...
Mamie Tevennec c’est un peu comme un restaurant de poissons qu’on apprécierait uniquement pour son entrecôte. Les crêpes y sont simplement passables, quand le reste (salades, charcuteries, fromages, boissons) nous scotche sur notre derrière. Autant dire...
Il y a quelques jours, on apprenait comment Giovanni Passerini, second de Peter Nilsson à la Gazzetta avait traversé la rue Saint Antoine pour ouvrir à quelques centaines de mètres de là son Rino passionnant en diable. A peine le repas fini, le projet...
C’est la même maison que le Sévero voisin. On y retrouve les mêmes produits carnés signés Hugo Desnoyer, un choix restreint de charcuteries Laborie et une belle sélection d’entrées plutôt fouillées et ambitieuses telles ces croquantes asperges blanches...
19 euros la formule déjeuner sans boisson ni dessert, on a connu les coréens plus conciliants. Certes, le cadre n’est point détestable. Lumineux, épuré et débarrassé de ses hôtes hideuses, on ne cachera pas qu’on y sent très à l’aise. Seulement, 19 euros...
C’est un peu le bonheur, des adresses comme celle-ci. Un accélérateur de bonne humeur. On n’en demandait pas tant et c’est un peu comme si un bon génie avait pris soin que tout soit irréprochable, qu’il tenait à nous offrir le concentré d’un rêve. Ce...
Vous atteignez la dernière volée de marches du métro et la pluie vous saute à la gorge presque par surprise. Les parapluies font obstacle, les silhouettes empressées vous frôlent, vous bouscule lorsque vous quittez enfin péniblement la bouche de métro...
Lors de ma récente escapade japonaise, ma route croisait souvent celle des maisons de thé. Il n’y avait aucun hasard à cela. Jalonner mon parcours de pavillons de thé, en faire un rendez-vous récurent, était l’un des motifs de ce voyage. De longs mois...
Déjeuner d’un plat de spaghetti dans une galerie marchande de la gare de Kyoto peut paraitre incongru, faire sourire, voir hérisser le poile. Certains crieront même à l’hérésie tant l’étendue de la gastronomie du Kansai semble sans limites, parmi l’une...
Il est 9 heures du soir, au comptoir de ce restaurant situé à l’angle de l’Apa Hotel, tout proche de la gare de Kyoto. La salle est pleine, à l’exception de 2 chaises restées inoccupées à ma gauche. Sirotant mon verre de sudachi (agrume de la préfecture...
A défaut de mettre la main sur un bol de dango-jiru après deux nuits de recherches infructueuses (spécialité locale à base de soupe miso aux légumes et aux boulettes), je me rabats sur des ramen tout ce qu’il y a de plus basique. Les ramens, en plus d’être...
Un matin, on écarte les rideaux pour estimer cette pluie épaisse et grasse qui s’abat sur la ville en longs traits précis et réguliers. On dirait toute la colère accumulée du ciel, une poche qui viendrait de se rompre. Les montagnes sont entourées de...
On n’entreprend pas tous les jours l’ascension d’un pic (le Kijima-dake, 1321 m) après avoir tenu en respect le cratère fumant et capricieux du Naka- dake (1506 m) et être redescendu par la gorge escarpée de Sensui qui vient mourir dans de splendides...
Les pâtisseries chatoyantes, terriblement séduisantes d'aspect et comme sublimées dans leur fourreau de couleur, ne me touchent pas autant que celles au pouvoir de séduction moins évident, plus discutable et dont les contours rugueux, parfois âpres abritent...
A Hiroshima, les rues, principalement les artères supposées passantes, sont tout aussi dépeuplées qu’à Osaka. Il faut arpenter les galeries commerçantes pour y trouver ramassée la foule qui rajeunit brutalement quand la journée touche à sa fin. On y aperçoit...
Osaka mérite bien son surnom de ville estomac, qui évoque immédiatement pour les japonais le "kuiadore", soit l'art de se gaver jusqu'à saturation. Ce soir là, j'hésitais entre le crabe ou le fugu, lequel préparé en sashimi est un vice gourmet typiquement...