Chroniques gustatives.
Les pâtisseries chatoyantes, terriblement séduisantes d'aspect et comme sublimées dans leur fourreau de couleur, ne me touchent pas autant que celles au pouvoir de séduction moins évident, plus discutable et dont les contours rugueux, parfois âpres abritent souvent des trésors. Ainsi, ces crêpes fourrées à la pâte d'azuki dégustées dans le centre ville de Kurachiki. De fabrication artisanale (une affaire qui remonte à plusieurs décennies), elles sont proposées dans une boite sobre ou bien dans un emballage plastique, qui ne peut pas faire plus ingrat au regard de la débauche de papiers et d'atours avec lesquels sont bichonnées les pâtisseries dans les adresses plus courues.
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on ne se précipite pas dans cette échoppe dont la petitesse n'a d’égal que la modestie du couple qui rougit devant mes compliments tandis que je me régale sur un coin de table, les jambes chauffées par le soleil déclinant.