Chroniques gustatives.
A défaut de mettre la main sur un bol de dango-jiru après deux nuits de recherches infructueuses (spécialité locale à base de soupe miso aux légumes et aux boulettes), je me rabats sur des ramen tout ce qu’il y a de plus basique. Les ramens, en plus d’être un plat plutôt délicieux, consistant et bon marché, est la solution de repli idéale pour celui ou celle qui souhaite manger vite et bien sans passer par la case junk food.
Si notre appétit n’est pas d’humeur à se contenter d’un de ces bols de soupe, aussi consistant soit-il, on pourra toujours l’agrémenter de succulentes gyozas bien saisies.
En revanche, la spécialité un brin folklorique mais toujours amusante à voir qu’on ne manquera pas d’apercevoir dans les hauteurs de Beppu et en de rares endroits à proximité du port, notamment dans les galeries marchandes, consiste en ces œufs frais cuits à la vapeur jaillie des entrailles de la terre ou plongés directement dans l’eau bouillonnante de l’un de ses «enfers», par exemple celui de Jigoku Meguri ou l’eau jaillit à 98 degrés avant de former une marre d’un profond bleu cobalt due à la présence de silice et de radium.
Rien d’étonnant à cela, Beppu avec plus de 3000 sources d’eau chaude pompant 100 millions de litres d’eau par jour est la station thermale la plus prisée du Japon, en raison notamment de ses onsen (bains thermaux) sans équivalent dans le reste du pays.
Vendus 100 yens pièce, ces œufs régalent les touristes, surtout les enfants que ni la couleur marronnasse ni le goût salé très prononcé n’a pas l’air d‘incommoder. Les amateurs avides de prolonger l’expérience trouveront sans difficulté des œufs tant recouverts de gros sel qu’on en dirait une coque. Sensations garanties.