Chroniques gustatives.
On prend quelquefois prétexte d’un restaurant pour se réconcilier avec certains souvenirs, pour en réactiver d’autres ou bien les enterrer définitivement. De l’âme en passant par le cœur, notre pensée est tellement tendue vers une seule direction que...
Lire la suiteL’excellence, la perfection m’ont toujours intimidé, voir glacé. On ne demande qu’à être satisfait et on l’est trop. On se demande alors ce qui est pire: la déception ou l’excès de plaisir. Nul n’ignore que trop d’amour tue l’amour. La gastronomie ne...
Lire la suiteQuoi de mieux pour célébrer ses retrouvailles avec la capitale, pour se la réapproprier et la respirer à pleins poumons après trois longs mois d'absence, que de déjeuner au Minipalais, un jour de grand soleil et de presque chaleur, sous le regard attentif...
Lire la suiteL’émotion, l’admiration quelquefois me font manquer superbement la totalité de mes images d'ambiance. Ainsi la salle carrelée aux tons crèmes, la grande cuisine ouverte et son chef à l’œuvre que je suis incapable de figer dans mon appareil autrement que...
Lire la suiteUn basilic thaï mystérieusement introuvable dans les épiceries chinoises du XIIIème arrondissement mais peut-être en embuscade dans celles de Belleville; du safran, de l’anis étoilé et du cumin à me procurer au Caire, l’épicier du 63 prodigieusement fourni...
Lire la suiteLe Père Claude existe depuis 1898. C’est un siècle de trop. On espère une bonne rôtisserie et on se casse les dents sur une somptueuse fumisterie. Pour commencer, l’accueil est aussi glacial que les braises molles et tremblotantes de la rôtisserie ou...
Lire la suiteCe jour là, pas d’autre moyen que de faire la nique à la neige et de s’engouffrer lâchement un poil après midi dans le cocon douillet du Mesturet. Après la neige, la boue et le verglas, il faut encore jouer des coudes pour gagner sa place jusqu’au zinc...
Lire la suiteUn bourgeois rougeaud, ventru et suffisant comme on en trouvait sous le crayon impitoyable du grand caricaturiste Daumier, qui pousserait la porte des Lyonnais ne trouverait rien de changé, ou si peu, depuis l’ouverture de la brasserie en 1890, il y a...
Lire la suiteYuki, en japonais signifie neige, qui est le prénom de l’une des deux adorables serveuses du Casse Noix, native d’Hokkaido, la plus septentrionale des îles de l’archipel, également la plus sauvage, la plus rude. Yuki est une parisienne comblée depuis...
Lire la suiteC’est la saison du gibier qui exige ça de nous, parcourir des kilomètres dans la ville glaciale pour nous enfoncer dans les limbes du 15ème arrondissement et déboucher dans l’anus du monde, quelque part entre l’édifiante porte de Versailles et ces terres...
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