Chroniques gustatives.
Ce jour là, pas d’autre moyen que de faire la nique à la neige et de s’engouffrer lâchement un poil après midi dans le cocon douillet du Mesturet. Après la neige, la boue et le verglas, il faut encore jouer des coudes pour gagner sa place jusqu’au zinc...
Lire la suiteUn bourgeois rougeaud, ventru et suffisant comme on en trouvait sous le crayon impitoyable du grand caricaturiste Daumier, qui pousserait la porte des Lyonnais ne trouverait rien de changé, ou si peu, depuis l’ouverture de la brasserie en 1890, il y a...
Lire la suiteChacun a sa madeleine Proust. La mienne s’appelle Livio, cette illustre trattoria familiale chic et un peu toc sur les bords, qui fait les beaux jours de Neuilly depuis que Livio Innocenti en 1964 a sorti du four sa première pizza in «padella» (cuite...
Lire la suiteYuki, en japonais signifie neige, qui est le prénom de l’une des deux adorables serveuses du Casse Noix, native d’Hokkaido, la plus septentrionale des îles de l’archipel, également la plus sauvage, la plus rude. Yuki est une parisienne comblée depuis...
Lire la suiteOn stationnait fasciné devant la vitrine qui semblait se prolonger à l‘infini. Derrière le rideau de verre étaient les ganaches, les truffes et les brisures de crêpes dentelle qu‘on câlinait du regard. Le cour du commerce Saint André ne devait être qu’un...
Lire la suiteC’est la saison du gibier qui exige ça de nous, parcourir des kilomètres dans la ville glaciale pour nous enfoncer dans les limbes du 15ème arrondissement et déboucher dans l’anus du monde, quelque part entre l’édifiante porte de Versailles et ces terres...
Lire la suiteNous passons tous devant la petite cantine Tokyo Lamen, écartelée entre la rue Sainte Anne et la rue des Petits Champs. Derrière la vitrine, cette grosse marmite avec son intriguant bouillon chauffé sans interruption qui a l’apparence d’eaux usées, d’...
Lire la suiteC’est peut-être d’habiter à proximité du passage d’Enfer qui m’amuse quelquefois de traverser la Seine pour avoir cette impression de faire pénitence rue du Paradis. Au hasard d’une flânerie je peux tomber sur une adresse sympathique sans être affolante,...
Lire la suiteA peine avions nous foulé le seuil de l’Ami jean, Yumiko et moi, que notre nouveau refuge nous semblait un paradis. Si nous n’avions pas encore cette décontraction et cette audace des oiseaux de vieux nid qui ne demandent qu’à déployer leurs ailes pour...
Lire la suiteJe me souviens du Stubli, rue Poncelet, avec ses vitrine affolantes, dégorgeant de spécialités d’outre-Rhin qui nous mettaient illico l’eau à l’eau bouche. Je me souviens de certains samedi après midi et de l’escalier que nous grimpions avec des étincelles...
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