Chroniques gustatives.
Extension du Cambodge du 10 avenue Richerand, le Petit Cambodge pousse sa passion du bobun jusqu'à l’obsession, la monomanie. Un brin fétichiste, la carte n'a d'yeux que pour ce fameux plat indochinois composé entre autres de lamelles de bœuf mariné, de carotte râpées, de soja, de cacahuètes, d'herbes crues et de tronçons de pâtés impériaux, le tout posé sur des vermicelles de riz et servi dans un grand bol. On aime ses tables hautes, sa cuisine vitrée aux allures de labo, sa salle dépouillée façon loft new yorkais, ses larges baies vitrées et sa petite terrasse généreusement ensoleillée dès 12h30.
On aime le service aux petits soins, le crayon, le petit papier qu'on nous remet pour y noter la commande. Mais par dessus tout on trouve bienvenu le «bobun crevettes» (11 €) dans lequel le bœuf est remplacé par six crevettes ou bien le «bobun spécial crevettes», le même mais avec deux pâtés impériaux quand bien même ce midi là on se contente du «spécial» (9, 50 €).
On raffole plus que tout de ce bobun de haute volée appuyé par bœuf de première main, un soja d'une fraîcheur inouïe, une sauce maison délicate ni trop salée, ni trop sucrée et des nems croustillants à l'envie. Les vermicelles de riz, inhabituellement fins n'en demeurent pas moins excellents. Voilà ce qui s'appelle être conquis.
Le Petit Cambodge
20 rue Alibert
75010 Paris
01 42 45 80 88
Photos Cambodge, séjour 2005.