Chroniques gustatives.
Je ne peux qu’être admiratif devant le marchand de mangues, la vendeuse de pastèques, celui de noix de coco glacée ou l’écrivain publique, de sauvegarder vaille que vaille cette conception tellement simpliste de la vie qu’elle échappe à la conscience de la majorité des humains. Cette sensation de liberté qui émane de chacun malgré la main de fer du pouvoir dont la veulerie est l’un des traits les plus marquants, m’envahit comme une sève vivifiante. Toujours dignes, on voudrait étreindre ces anonymes et les embrasser comme des frères valeureux prédestinés à un sort héroïque. Certainement qu’eux et moi partageons le même avis sur la bêtise fondamentale du monde.