Chroniques gustatives.
C’est une préparation de nouilles, de porc, de pois chiches, de tomates, de croutons, de noix de coco et que sais-je encore. Le diable, si j’ai retenu le nom de ce plat bamar sur lequel au dernier instant est versé un bouillon chaud et parfumé à la coriandre. Il ne me laisse pas un souvenir impérissable mais me convainc autrement plus que les soupes de nouilles shan goûtées l’année dernière à Mandalay et que les amateurs retrouveront très facilement dans les rues de Rangoon.
L’éventail pour se sustenter dans la capitale est très large puisque les gargotes improvisées sur la chaussée qui débordent quelquefois sur la rue, se succèdent à un rythme frénétique. Certaines rue comme la 19th Street donnent même l’impression le soir venu que Rangoon n’est qu’un gros estomac. Et ne parlons pas de Merchant Street.
Détail touchant, les restaurateurs ont souvent fait dresser un petit autel sur un tronc d’un arbre, censé leur apporter protection et favoriser les affaires.