Chroniques gustatives.
Ce n'est pas bien loin, seulement 4 km, une petite côte à grimper à pied et on y est, sur la plage de Las Cabanas qui peut faire penser à Rio, la foule en moins. Les seuls dangers sur cette plage de rêve sont premièrement de décider d'y passer le reste de son existence et deuxièmement de se prendre sur la tête une noix de coco, lesquelles se décrochent sans prévenir et atterrissent à quelques centimètres de vous dans un bruit mat qui peut vous terrifier sinon laisser de sérieuses séquelles sur votre tête.
Les noix de coco, après tout, on préfère encore en boire le jus et en racler le fruit. C'est bien meilleur et moins dangereux que de se les prendre sur la caboche.
Quand vient le soir, beaucoup de possibilités s'offrent à nous pour dîner, comme de réserver une table chez l’excellent et très couru restaurant français La Salangane qui ce jour là propose en plat du jour un divin duo de poissons grillés et de crevettes accompagnés de pommes de terres sautées et de trois sauces (rhum coco, ail gingembre, huile d'olive citron).
On a aussi une petite rue piétonne où en fin d'après midi s'installent les éventaires qui proposent moult brochettes et poissons grillés accompagnés de riz et de salade. C'est délicieux et très bon marché (surtout en comparaison d'autres destinations de la région).
Une fois rassasié, on peut raisonnablement aller jouer quelques pesos à la «fiesta» qui se tient sur une petite place chaque année durant deux mois autour de laquelle se déploient quantités de jeux de hasards ciblant en priorité les enfants qui s'en vont jouer leurs maigres économies.