Chroniques gustatives.
Les laotiens raffolent de la rôtisserie et des poissons
grillés. Dès le matin, les barbecue enfument les rues et jettent sur les visages des passants de drôles de masques cotonneux qui nous donnent des airs flous et incertains.
Au blanc de volaille, aux saucisses et aux cuisses de poulet grillées, je préfère encore ma chère soupe au bœuf qui est le maximum que je puisse avaler à 8h00 du matin.
A proximité de ma pension se tient tous les jours un marché qui est une longue et étroite ruelle ou se serrent les
marchands que je trouve très silencieux. Les mots ne fleurissent pas dans cette ruelle. On est calme, attentif, on semble communiquer uniquement lorsque cela est nécessaire.
Il faut imaginer, la nuit venue, une ruelle encore plus étroite cette fois-ci cumulant les stands de plats cuisinés.
On est à proximité du marché de nuit, très coloré avec sa profusion insensée de souvenirs, de vêtements.
Le premier soir, je déguste une salade de papaye accompagnée de riz gluant.
Le second, je me laisse
tenter par une assiette végétarienne que je compose moi-même, sans que cela ne m’interdise pour autant de me faire griller une brochette de foie de volaille…
C’est simple, c’est convivial, on passe commande, on réceptionne le ou les plats et on s’installe à une place de libre sur l’une des grandes tables en bois. C’est un petit luxe qu’il faut savourer avant qu’un jour de s’en lasser.