Chroniques gustatives.


Si l'on peut regretter l'absence d'un véritable espace réservé à la dégustation ici réduit à deux ingrates et minuscules tables basses en bois fichées devant l'entrée (on se souviendra non sans nostalgie de l'enchanteur salon de thé avec son jardin zen, ses shoji et son bois clair qui faisait de l'adresse parisienne l'une des plus poétiques et magiques qui soient), Minamoto Kitchoan a en revanche sorti l'artillerie lourde en matière de wagashi puisque derrière une enfilade de vitrines nous font les yeux doux yokan, higashi, kakigashi, monoka, mamadaifuku et consorts.

Toujours de saison, toujours soigneusement mis en valeur dans leur emballage ou se concentrent plaisir visuel et recherche esthétique, les pâtisseries de Minamoto en provenance quotidienne de
Tokyo n'ont rien perdu de leur fraicheur et de leur douceur suave comme peuvent l'être ces pêches ou bien ces cerises prises dans la gelée d'agar-agar qui ont fait la réputation de la maison et
dont il est couru d'avance qu'on ne quittera pas la boutique sans en emporter une.
C'est Paris retrouvé à Londres, avec en prime un choix effarant de produits. On jubile, on est aux anges.
Rendez-vous est déjà pris pour la prochaine escapade.
Minamoto Kitchaon
44 Piccadily
Londres