Chroniques gustatives.
Cette plage est une terre d’élection pour les resorts dont certains frisent le grand luxe. On est de préférence en famille, en couple mais rarement avec un gros sac sur le dos. Le maximum qu’on puisse faire est encore de porter la poussette de bébé avant de se voir offrir un jus d‘orange de bienvenue qui tombe à point nommé.
On trouvera plus d’authenticité, plus de magie et de calme, sur la plage située plus à l’est - Ao Kauntong - assez petite et oubliée pour tenir dans notre poche.
Pour l’atteindre, deux solutions s’offrent à nous: le long tail boat qui contournera une masse rocheuse pour venir vous déposer aux pieds de votre bungalow ou ce chemin escarpé qui file à travers la forêt luxuriante sur fond sonore de chants d’oiseaux, de bruissements et de cris suspects dont on se garde bien de connaitre l’origine. Il n’est pas rare d’être le seul baigneur sur la plage et c’est même une constante qui nous justifie notre attachement.
La promenade aventureuse jusqu’à la plage principale est un bon moyen de s’ouvrir l’appétit pour déjeuner au bord de l’eau d’une salade de papaye ou de nouilles aux crevettes, mais le soir s’avère plus réjouissant puisque poissons et crustacés font leur apparition comme surgis d’un coffre à trésor. Moules et pétoncles sont à la fête, cuisinées au beurre blanc.
Une belle tranche de King Mackerel cuite à la vapeur avec de l’ail, de piment, du poivre, des herbes et du citron vert nous plonge un toujours peu plus dans le bonheur qui en Thaïlande est une affaire quotidienne, une simple formalité.