Chroniques gustatives.
C’est devenu un rituel que je n’ai pas une seule fois négligé depuis une demi décennie, celui de me régaler dans le coude de la journée de ce plat de nouilles flanqué de porc laqué, d’ail sec, mais surtout gratifié de cette sorte de ravioli mou dont l’équivalent artistique serait les montres molles de Dali, celui-ci s’avérant aussi baroque, aussi savoureux et aussi génial que les créations du génie auto proclamé.
Il y a deux ans, Joanna qui découvrait Bangkok pour la seconde fois, était restée presque sans voix devant la simplicité désarmante de ce plat dont je n‘ai jamais entrepris de connaitre le nom. Aujourd’hui encore, elle n’a de cesse de me rappeler au hasard de nos échanges la saveur première de ces nouilles qui commence dans la douceur et s’achève dans l’amertume. Elle dit souvent que ce plat est magique puisque tout y est «simplement compliqué». Ces 24 heures à Bangkok avant que je ne m’envole demain aux aurores pour Rangoon, pouvaient donc difficilement passer à côté de ce plat dont le nom restera, il me semble, toujours pour moi un mystère.
Rue: Thanon Convent (Khet Bang Rak)
Chariot numéro 45
Situé en face de l’Irish pub Molly Malones
Siam (Metro Sala Daeng)
Bangkok