750 grammes
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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 15:10

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C’est tellement silencieux, Hydra (les véhicules motorisés y sont bannis) et à ce point déserté par les touristes qui préfèrent la visiter lorsque la saison bat son plein, qu’on prend tout son temps pour explorer ses ruelles arrosées de soleil et empruntées par des chats miauleurs, quand ce n‘est pas un mulet chargé comme un forçat qui grimpe péniblement vers les hauteurs et nous oblige à se serrer contre un mur.

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On débouche même sans l’avoir recherché sur une pâtisserie située juste derrière le port dont une charmante vendeuse se propose nous faire gouter quelques un de ses trésors cachés derrière une couche de sucre glace, de véritables bombes caloriques dont l’amigdalota, qui est une spécialité locale à base de pâte d’amande et de sucre glace, parfumée à la fleur de rose, la skaltsouria, composée de noix et de fruits secs, le kourabiedes, qui s’offre généralement à Noel, chargée de pâte d’amande, de beurre et de sucre ou encore les rozedes, composés pour leur part de pistache, d’amandes et de sucre.

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L’idée n’est pas saugrenue de lui demander de me composer un échantillon de ces gâteaux que je déguste assis sur un petit muret, face au golfe Saronique puis à la terrasse d’un petit café, entre deux gorgées de jus d’orange.

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 07:41

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Egine ne saurait se résumer à ses paysages escarpés, son temple et ses pistaches. Par exemple, à proximité du débarcadère se tient un petit marché aux poissons un peu éteint en cette fin de matinée mais dont la tranquillité favorise l’échange et les conversations qui portent sur la grande bleue plutôt que sur la crise. Je m’étonne une fois de plus qu’autant de grecs parlent le français. J’écoute alors avec délice et dans la langue de Molière, les récits évocateurs de pêcheurs à la retraite qui m‘offrent le thé à la terrasse d’un petit café coincé dans un passage. Le soleil est bien fort, déjà, et la soif venant, on prend comme prétexte la chaleur pour commander des carafons de vin blanc qu’on coupe avec toutes sortes de boissons gazeuses.

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L’appétit venant en buvant, je quitte la compagnie pour un petit restaurant de poissons situé au bout du marché, modeste dans ses prétentions mais ouvert sur la petite halle et proposant des produits de qualité et d’une grande fraicheur en plus d‘être très abordables.

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Après avoir débuté le repas avec l’incontournable assiette grecque (tomates coupées grossièrement, concombres, oignons, olives, large rasade d’huile d’olive, origan, soit la simplicité même qui vaut bien 1000 raffinements), je me fais servir une splendide mélange de poissons frits qui me vaut l’impression d’être le roi du monde.

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C’est au retour d’une longue promenade dans la montagne, que je me désaltère d’un jus d’orange dont la couleur pleine, ronde et puissante m’obséda pendant que je marchais. Ce devait être exactement que je réalisais que la vision d’une orange ou d’un gros citron caressé par la lumière finissante me procurait autant d’émotions et peut-être me bouleversait tout autant qu’une œuvre d’art.

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 06:16

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Ce n’est une surprise pour personne que l’île d’Egine, outre son temple d’Aphaé est fameuse pour ses pistaches qu’elle produit en grande quantité. Si l’on peut crapuleusement zapper la visite du sanctuaire perché au sommet d’une colline, on n’échappera pas, ou que nos pas nous portent, aux marchands de pistaches, fussent-ils bouchers, papetiers, horlogers ou tapissiers: tous ou presque se fendent d‘un petit étal ou d‘un cageot regorgeant de pistache placée à proximité de leur vitrine. On exagère à peine.

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Le commerce de la pistache se porte bien et tout les moyens sont bons pour qu’il en reste ainsi. Aussi, on n’est guère plus étonné de constater que la pistache est déclinée sous bien des formes (on trouve tout autant du savon que de l‘huile de pistache), toutes finalement plus alléchantes les unes que les autres (en pâtisserie, les pistaches enrobées de caramel ainsi que les croustillant aux pistaches et au miel sont à se damner.)

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L’une des spécialités de l’île est le miel à la pistache, travaillé à partir du fruit bien vert qui n’a pas atteint sa maturité et par conséquent non grillé. On imagine sans peine que cela doit être délicieux, tout comme doivent l'être ces pots d’une jolie couleur blanc cassé, d’un vert tirant sur le bleu, en fait une pâte de sucre appelée "sous marin" dont on verse une cuillère à café dans un verre d'eau fraiche, particulièrement apprécié l'été.

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En dépit des prix prohibitifs pratiqués sur l’île et parce que les pistaches d‘Egine sont d‘une qualité relativement exceptionnelle, on aurait tort de se priver d’en rapporter quelques échantillons dans ses bagages, d’autant plus que ce fruit sec est sain, fort de ses bonnes graisses, chaque graine pesant seulement 13 calories et composée essentiellement d’acides non saturés (excellent pour la santé), sans oublier qu’elle est riche en phosphore, en potassium, en calcium et en magnésium. Seul hic, ces vertus ne s’appliquent pas aux pâtisseries…

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 06:52

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Il n’est que de flâner entre les étals des bouchers et des poissonniers démultipliés à l’infini et saturés à la limite de l’oppression de chères fraiches et sanguinolentes, congestionnés d’écailles étincelantes et de tentacules visqueuse prises dans la glace, pour se rendre compte que le plus spectaculaire au marché central se tient dans cette partie réservée de la halle aux produits marins et carnassiers. On dirait que la Méditerranée s’est renversée dans Athènes, que les bêtes sont tombées de leurs montagnes jusque dans le ventre de la capitale.

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Il faut marcher, pencher la tête, marquer l’arrêt, fasciné, devant des rangées de poisson alignés comme des petits soldats, de la sèche dégorgeant d’encre d’un noir de jais, la tête décapitée d’un animal dont on peine à faire jouer nos connaissances pour rassembler les morceaux manquants et en trouver l’origine.

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Marché 4

Le choix est vaste, la qualité de premier choix et l’hygiène irréprochable. Clope au bec, mains à l’ouvrage, on se fait livrer son café par un comis qui louvoie parmi la foule, joue du coude et de la voix pour se frayer un chemin jusqu’à son client. Il s’agit d’un plateau suspendu qui oscille faiblement, parfois d’un deuxième placé au dessus des boissons afin qu’elles conservent au maximum leur chaleur. C’est un ballet rythmé et discret, un usage que l’on retrouve au Moyen Orient, dans certains pays du Maghreb, dans le sous continent Indien ou encore dans la péninsule arabique et dont on nourrit l‘espoir, sans trop y croire, qu’il arrive jusque chez nous.

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A l’extérieur de la halle, sont les charcuteries, les fruits et légumes, les olives et les fruits secs. L’ambiance est autre, plus posée, un peu trop sage. Ma préférence va naturellement aux halles qui sont le cœur de ce marché.

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 08:13

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A croire que c’est une habitude, une manière de rituel, cette façon systématique et curieusement non préméditée de débuter mes séjours à l’étranger au cœur du quartier bengali, et plus précisément autour d’un chaï. Il fallait bien qu’une petite voix me chuchote à l’oreille le chemin, qu’un radar guide méticuleusement mes pas pour me faire déboucher ce soir là sur la ruelle Gueraniou sans avoir parcouru plus de 500m depuis mon hôtel. J’ai peut-être appris, à force de marches passionnées et amoureuses, à me diriger d’instinct vers les marchés et les quartiers multiethniques, qui sont les véritables poumons, le ciment de la ville et dont certains comme celui-ci réservent d’étonnantes surprises - de vrais petits commerces que l’on ne trouve pas ailleurs en Europe, des marchands ambulants absents d’autres capitales européennes comme Paris ou Londres, une ambiance au plus près de la réalité bengalaise, indienne ou pakistanaise puisque je n’y ai croisé ni touriste ni grec de souche.

Il n’y avait qu’à se laisser couler sur une chaise et feindre de regarder l’écran de télévision qui retransmettait ce soir là un match de cricket de première importance puisqu’il s’agissait du Pakistan affrontant l’Afrique du Sud, soit une montagne d’ennui en perspective pour le profane que je suis.

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Restaient pour me divertir, l’anglais très approximatif de mon voisin s’employant tant bien que mal à m’expliquer les règles de ce jeu d’un ennui sans égal (à par peut-être le base ball) et les visites toujours touchantes et drôles de la petite fille du patron.

Lorsque je quittais la salle plongée dans le grand silence, la petite rue n’avait rien perdu de son animation. Ca coiffait, ça rasait, ça relevait des marmites des louches pleines de mets parfumés, ça chauffait sur le trottoir des plats légers et, divine surprise, je vis même un marchand servir ce snack qui avait illuminé mes soirées dans le sud de l’Inde, tout au bout, face au Sri Lanka, qui est du riz soufflé mélangé dans un récipient à même la main à des cacahuètes, des herbes, des épices, de la tomate et d’autres choses encore qui rendaient cette spécialité succulente. Inutile de dire que mon séjour ne pouvait pas mieux commencer.

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Dhaka Palace

Rue Gueraniou

Athènes

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