750 grammes
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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 07:03

(Lui 1)

L'équipe de Maria Luisa, l'Altra, Giovanni et consorts récidive rive gauche avec Luisa Maria, dernier des cinq rejetons ouvert il y a tout juste trois semaines qui étend sa toile avec ses pizzas aimables à défaut d'être renversantes. Cadre bohème chic, accueil tonique, tarifs à la hauteur du quartier (15 € dans l'estomac pour la Vegetariana ou la Caprese affumicata) et pizza copieuse comme à l'habitude proposée version rouge (fond de sauce tomate) ou version blanche (crème). On sait où on met les pieds.

Lui-2.JPG

Produits frais et soignés comme à l'accoutumée (rugissante mozzarella di buffala fumée) et pâte sans anicroche qui ne décolle toujours pas (l'inconvénient et les limites du four électrique). Exit donc les bords carbonisés, les protubérances et autres cloques qu'on pique sournoisement de la pointe de la fourchette. La pizza reste néanmoins de bonne facture mais encore à des années lumières de ce qui se pratique à Naples, autant dire la Mecque. Pas une raison non plus pour la bouder.

Lui 3


Luisa Maria

12 rue Monsieur Le Prince

75006 Paris

01 43 29 62 49

 

 

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:04

Ts 1

Une sushiya, une vraie comme Paris en compte si peu. Aussi minuscule qu'est gigantesque Tsukiji, son quasi homonyme et de loin le plus grand marché aux poissons de la planète (dont le déménagement, ce vieux serpent de mer, est sans cesse repoussé – on parle maintenant de 2015 voir 2016).

Ts 2

Une salle étroite en longueur sans velléité décorative, un comptoir en L à la limite de l’inconfort comme les nouveaux arrivants frôlent ou manquent de heurter le dos des clients et déplacent malgré eux un air frais qui vient chatouiller la nuque jusqu'au frisson. Irritant mais pas décourageant. D'ailleurs on n'a pas pour habitude de s'attarder devant un plateau de sushi(ici, le ''spécial'', 28 €, amuse bouche et misoalgue kombucompris). Le sushion l'apprécie sitôt libéré de la paume du maître dont il a capté l'énergie et les vibrations; à température ambiante (qui souligne d'autant plus la texture du riz komé), dans un geste qui s'inscrit dans la continuité du précédent, lequel prend naissance plus haut (absence d'expression du visage, tête formant un angle droit avec les épaules, souplesse du cou) pour descendre jusqu'aux mains (geste sûr et relâché) et se prolonger au couteau (lame qui pénètre la chair sans violence et semble avancer d'elle-même).

Ts-3.JPG

Seiche nacrée au crissement de soie, maquereau gras coiffé d'une râpée de gingembre qui en souligne la finesse ou bien œufs de saumon explosifs libérant tout leur comptant d'iode; on saisit de préférence avec les doigts le sushi relevé d'une pointe de wasabipour équilibrer le gras, on le déguste d'une seule bouchée et si on loue l'excellence du poisson, sa fraîcheur, on ne tarie pas d'éloges pour le nori,cette feuille d'algues séchées qui entoure les maki, iodée et craquante, qui n'est pas le moins laid des compliments à faire à un maître sushi.

 


Tsukiji

2 bis rue des Ciseaux

75006 Paris

01 43 54 65 19

 

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 15:17

(Fr 1)

Paris n'en finit plus de rattraper son prodigieux retard en matière de street food, take awayet autres deli's. Ce jour là, c'est rue du Nil que ça se passe et comme en cuisine les bonnes choses fonctionnent par trois, il s'agit de la troisième adresse de Gregory Marchand rue du Nil après l'étoilé Frenchie et son Wine Bar, donnant ainsi la réplique à Bertrand Auboyneau rue Paul Bert et Thierry Breton rue Belzunce.

Frenchie To Go c'est exactement le genre d'adresse dont on se demande comment on a pu faire pour s'en passer. Et de se souvenir un brin navré à quoi ressemblait notre quotidien entre deli'sen carton et coffee shopsnavrant avant qu'on avise en cuisine ce fish and chips de merlu de ligne fraichement débarqué de Saint-Jean-de-Luz, flanqué de frites, mushy peaset de sauce tartare maison (14 €). Carrément bandant. On mesure d'autant plus l'ampleur du gouffre que Frenchie To Go vient combler en reluquant à la table voisine un des six sandwichs à la carte, le Hot Dog (8 €) qui peut se la ramener avec sa saucisse de bœuf fumé maison et sa choucroute au vinaigre de cidre. Chose promise, on se le met de côté pour une prochaine visite.

Fr 2

Quand vient notre tour de croquer dans un sandwich, par exemple le Reubens (12 €) (après avoir un moment hésité à taper dans le Lobster sandwich -22 €), on est loin de faire une tête d'enterrement, mis K.O plutôt par ces généreuses tranches de pastrami légèrement fumé ravageur - lequel est vendu à la coupe -, ce cheddarqui nous tape illico dans les narines, le pain légèrement brioché et imbibé d'huile d’olive ''Des deux amis'' de chez Du Pain et des Idées, la touche de Savora pour harmoniser l'ensemble et un cornet de frites cuites en trois temps, ultra fines et croustillantes (3,50 €).

Pour peu qu'on aime la bière on taperait sans hésiter dans une de ces bouteilles en provenance d'un des quatre coins du globe, à moins qu'on n'opte pour la Ginger beer qui poursuit bon an mal an sa fermentation dans des jarres rangées le frigo à l'entrée (pour ma part je me contenterai d'un jus de gingembre maison (4,50 €) aussi délicieux et poivré que dans les cantines de la Goutte d'Or). Idem pour le café, d'excellente facture on n'en doute pas puisque renseignement pris les barrista ont suivi une formation chez Ten Belles. Respect.

Fr 3

Autre tendance du moment, Frenchie To Go fait lui aussi son lève tôt et propose dès potron minet un petit déj à base de granola au fromage blanc, muffin œuf bacon, jus de fruits frais... La perle, quoi. Et avec ça, ce jour-là c'est Gregory Marchand en personne qui vous apporte votre sandwich au comptoir. On en redemande.

 

 

Frenchie To Go

9 rue du Nil

75002 Paris

www.frenchie-restaurant.com/frenchie-go

 

 

 

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 16:23

((Herb 1))

Hoa My a bien fait d'insister pour que je file du côté de Richelieu-Drouot tester selon elle le meilleur bubble tea de la capitale. ''Un vrai de vrai ! Tu verras, le thé de qualité est infusé chaque matin, mélangé à du bon lait et sucré juste comme il faut, avec cerise sur le gâteau un sucre de canne fait maison !'' Et ajoutons que ce sucre de canne artisanal rend un léger goût de miel qui donne à la boisson cette saveur délicieuse et inédite. Un petit plus santé parmi d'autres que revendique Shu-Chuan Liao aux commandes depuis l'an dernier avec son mari de cette première franchise taiwanaise implantée sur le continent européen. En effet, Herbaceous Collection, jadis enseigne de médecine chinoise, est bien connue sur l'île de Formose des amateurs de bubble tea(25 adresses à Taiwan, 3 à Hong Kong, 3 également à Shanghai) et réputée pour ses thés d'altitude ainsi que ses infusions élaborées à partir d'herbes et de plantes sauvages accompagnées ou non de ces addictives perles de tapioca qu'on a souhaité chez Herb-Tea d'un diamètre inférieur à ce qui se fait d'habitude car ''moins bourratives, plus agréables à mâcher et plus digestes, surtout pour les enfants''.

(Herb 2)

Toujours ce souci du confort gustatif, de l'excellence et de la diététique qui se retrouve chez Herb-Tea dans d'innombrables détails comme cette teapressocalquée sur les tea shacking machine(en fait c'est la même mais renversée !) qui permet de faire rapidement infuser les sachets de thé préparés à la minute à partir de thés aux plantes prélevées dans de grandes boites (chrysanthème, camomille, mélisse, cassissier, germe de riz, rose, prune roselle...). On note aussi le jus de fruit frais pressé minute préféré ici au sirop aromatisé comme c'est en général systématiquement l'usage un peu partout. Ce qui donne des must comme le délicieux thé vert au pamplemousse dont Shu-Chuan Liao m'offre un échantillon et qui rencontre logiquement ces jours-ci un franc succès auprès des employés de bureau du quartier et des étudiants.

Herb 3

Flanqué d'un long comptoir zigzagant, d'une poignée de tables hautes, gorgé de lumière et très aéré, l'espace qui balance entre le café et le salon de thé invite à la mobilité, à l'échange, au partage, d'autant que le couple est adorable au possible et la bonne humeur toujours au rendez-vous.

Point essentiel, thés et infusions sont proposés à la vente, en vrac ou en sachet. Idem pour le café (proposé chaud ou glacé) qui à en croire les mines réjouies des clients est à la hauteur. Enfin, en attendant une éventuelle restauration légère le midi, on se fait les dents sur des viennoiseries et des cookies. Iconoclaste jusqu'au bout des ongles !

Herb 4

Compter 4,50 € pour le thé au lait avec perles (3,50 € sans), 4,50 € pour le thé aux fruits et 3,50 € pour l'infusion (1 € de supplément pour les perles).

 

Herb-Tea

36 rue Laffitte

75009 Paris

09 52 22 41 27

fr-fr.facebook.com/TaiwanHerbTea

 

 

 

 

 

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 17:15

Ce 1

Si ce n'était ce vent frais qui se faufile avec obstination entre la chemise et la peau on se croirait au printemps. Il serait temps. A défaut de trouver le printemps dans les rues de Paris on va le chercher dans l'assiette du Cette d'où on en sort éclaboussé. Voilà qui fait du bien, a-t-on loisir de penser dans cette belle salle épurée aux murs blancs, arrosée de lumière naturelle et occupée en son centre par une desserte en bois blond. Le Cette vient d'ouvrir (''Cette'' comme le numéro auquel loge l'enseigne, ''Cette'' en hommage à Sète, la ville d'origine de son propriétaire Xavier Bousquet, mais aussi un clin d’œil à Paul Valéry, son poète favori lui aussi enfant du pays où il est d'ailleurs enterré), ce qui en fait le cadet des secrets les mieux gardés de Montparnasse qui après des années de disette commence enfin à se refaire une santé (les récents Moustache, Invictus et Léo Dupont).

Au déjeuner, pas la peine de se presser les méninges, les propositions tiennent sur un timbre poste, ce qui est très bien comme ça. Menu à 17 € (entrée/plat, plat/dessert) ou 20 € le grand jeu pour une cuisine impeccable de saison et de marché qui ne rue pas dans les brancards mais précise, extrêmement soignée, nature et colorée.

Ce 2

En témoigne ce désarmant velouté d'asperges et sa gelée qui glisse sous la langue. On en redemande.

Sensationnel dos de merlu avec son grain de fleur de sel, un trait méditerranéen de tapenade, une touche de caviar d'aubergine, blanc de poireaux, courgettes et haricots craquant sous la langue, l’œuvre de tout bon chef japonais qui se respecte – le jeune Katsunori Nakanishi en maître de cérémonie, seul en cuisine, autant dire au sommet de son art.

Ce 3

En fin de parcours, une tarte au chocolat façon ganache ultra fondante et sa pâte sablée elle-même chocolatée. Exquise. On cherche la fausse note sans la trouver. Pas de doute, l'aventure est en marche.

Ce 4 

 

Le Cette

7 rue Campagne-Première

75014 Paris

01 43 21 05 47

 

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 17:44

(P 1)-copie-1

L'Essentiel tient en deux mots: bon et généreux. En équilibre au dessus du métro Plaisance, ce bistrot en totale immersion dans son époque a tout pigé avec son menu déjeuner à 17 €, dessert compris (sinon compter 14 €), lequel rameute les employés du quartier y compris des japonais en carafe de La Régalade qui ne boudent pas leur plaisir et s’émerveillent à juste titre sur le croustillant du pain, sa chaire alvéolée qu'on boulotte à en perdre la raison. Ouvert dès potron minet, au taquet 7 jours sur 7, fort d'une équipe énergique, un brin blagueuse et néanmoins rodée comme une horloge Suisse et de ses produits frais d’obédience bistrotière un poile canaille, qu'on soit installé en terrasse, sur la banquette face au zinc ou à la table d'hôte, on est tous sauf furax.

P 2

Un coup d’œil au tableau et c'est le grand petit frisson avec le velouté d'épinards (6 €) et ses croûtons, qu'on lampe avec des étoiles dans les yeux et dont la dégustation s'avère doublement bénéfique puisqu'elle nous purifie de l'intérieur et agit comme un gant de crin qui chasserait temporairement ce printemps calamiteux qui pèse encore sur nos épaules. Vivement conseillé, donc.

P 3-copie-1

Même si ça traîne un peu en cuisine, que le jus est bien trop liquide et le cabillaud insuffisamment cuit en sa partie la plus épaisse, on est loin de bouder sa chair ferme et nacrée, sa peau légèrement croustillante et sa purée maison à la moutarde sans anicroche (16 €). D'évidence, rendez-vous est déjà pris pour un jour prochain.

 

L’Essentiel

168 rue d'Alésia

75014 Paris

01 45 42 64 80

 

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 17:29

Pascade 1

Jusqu'à ce premier dimanche de juin j'avais soigneusement entretenu ma méfiance, cultivé ma réticence et continué farouchement de snober la pascade d'Alexandre Bourdas, positivement refroidi par la vingtaine d'euros que réclame une de ces galettes soufflées aveyronnaises proposées traditionnellement au pays chaque dimanche de Paques. Coup de pouce du destin ou bien clémence de son chef étoilé (l'incontournable SaQuaNa à Honfleur ou la pascade est par ailleurs servie en amuse-bouche), lequel chef succombe comme tant d'autres avant lui aux sirènes de la monomanie; les tarifs subissent chaque dimanche une cure d'amaigrissement qui se traduit par une formule brunch à 25 € incluant un jus de fruit ou un verre de Turbulent Roc'Ambulle, des petits pains fourrés à la saucisse, une pascade salée, une sucrée et cerise sur le gâteau, une boisson chaude.

Pascade-4.JPG

Alléché par la proposition on file dans le quartier de l'Opéra, rue Daunou, précisément à quelques foulées du Harry's bar. La cantine-auberge Pascade c'est exactement ce qu'on imaginait, à peu de choses près: les pierres apparentes, les tables en noyer, les poutres de fer, l'inévitable table d'hôte surélevée, les couverts Laguiole et un gourmand plafond chocolat. Chaleureux et convivial. A la bonne franquette mais sans le coup de coude dans les côtes (de l'addition corsée comme filtre social).

Pascade 2

La fameuse pascade proposée dans la formule brunch est garnie de rondelles de saucisse (pas vraiment la meilleure idée après les petits pains), de faisselle et d'un mesclun de salade arrosée d'une vinaigrette à l’échalote et xérès. D'accord, cette pascade au rabais, dépouillée à souhait et aux produits sans noblesse tape certainement moins dans l’œil que par exemple la rutilante Pointe d'asperge (asperges blanches et blanches, sauce crème émulsionnée, radis noir, oignons piquants et cressonette, 20 €). Je tombe néanmoins sous le charme, sur le champ conquis par cette galette légèrement soufflée aux bord relevés caramélisés qui s'avère plus copieuse qu'elle ne le paraît. Pour un premier essai, l'extrême simplicité des garnitures, leur manque d'extravagance (dans un genre plus canaille la Bourguignon de bœuf - 22 € - me faisait très envie), me permet d'autant mieux apprécier cette pâte phénoménale, croustillante aux extrémités, moelleuse dedans, fondante en son centre, légèrement suave en bouche, qui a décollé en prenant tout son temps dans le four et qu'on sent pour tout dire encore respirer.

Pascade 3

Certainement qu'avec d'autres pascades plus fouillées Alexandre Bordas a tout loisir de laisser exprimer son talent, de jouer avec les textures comme de brasser les températures et de travailler plus en profondeur ses accords (la Poêlée de fraises, cannelle, gelée de vin rouge, crème glacée et croûte de sucre aux amandes, 11 € doit être dantesque) mais la satisfaction (et grande) est là. Qui se prolonge avec la simplissime Chocolat fondu couplée à des pistoles qui donnent du craquant. C'est une fois encore le privilège d'apprécier l'excellence de cette pâte (dont on payerait cher pour connaître le secret) dans une proposition dépouillée à l'extrême. Quel bonheur !

 

Pascade

14 rue Daunou

75002 Paris

01 42 60 11 00

www.pascade-alexandre-bourdas.com

 

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 09:37

Dan 1

Le burger en toc de la saison c'est par ici, dans le ventre mou des Butte Chaumont, à deux crachats de ses grilles, ce qu'on imagine une brasserie à la papa reprise en main par un trio échappé du très discutable Fils à Maman et bricolée façon dine rnew yorkais vaguement intello (circonstance atténuante pour la clique, l'endroit ne manque pas de livres, et des bons avec ça).

Bof bof la carte, comme dirait Eva, griffonnée à l'arrache sur une ardoise et qui tient en une poignée de propositions pas vraiment renversantes (wrap de poulet, hush puppies, bavette, filet de lieu noir) si ce n'est que le forçat du coin s'en tirera à plus ou moins bon compte en faisant cracher ses tickets restaurant (14,50 € l'entrée/plat ou plat/dessert, 18 € le grand jeu). C'est toujours ça de pris.

(Dan 2)

Que dire sinon qu'on est sur le champ douché par la Caesar salad dégoulinante de sauce indus (noyée serait un euphémisme) ladite salade fichtrement salopée mais paradoxalement généreuse en savoureux blanc de poulet. Histoire de jouer avec nos nerfs.  

((Dan 3))

Pas de quoi s'exciter, donc, ni de faire gicler son venin sauf que dans l'échelle du temps on se situe précisément quelques minutes avant que ne déboule sur notre table cette chose exécrable, scandaleuse que certains appellent cheeseburger (compter 2 € de supplément). Une pure fumisterie, à commencer avec ces bunsservis même pas grillés, à température ambiante, quoi, oui oui, tout farineux, tout pâteux en bouche - non mais on est où là? On en a enfermés pour moins. Passons sur les frites même pas maison ou alors si mais carrément à côté de la plaque parce que archi sèches, sans saveur. Idem pour la viande dont la couleur vaguement rosâtre, le brillant de la carrosserie nous laissent circonspect. Et pour cause, c'est tout gras, sans goût dans ses entrailles, pas un brin de bestialité, d’où la mayonnaise et cette épaisse tranche de fromage de comté infâme fabriqué dans une éprouvette qui, pauvre d'elle, est bien entendue récalcitrante à fondre, la garce. Bref, on a connu plus nul que ce burger, seulement ça remonte à quand?

 

Danny Rose

84 avenue Secrétan

75019 Paris

01 42 06 44 21

www.danny-rose.fr

 

 

 

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 15:15

Foyer-22-copie-1.JPG

Qu'on se le dise, la mythique cantine vietnamienne de la rue Monge a fait peau neuve. Un relooking intégral qu'on attendait plus (nouvelle équipe de bénévoles, déco rafraîchissante un poile vintage, lampions, bois clair et murs gris souris) pour ce hub associatif fidèle à sa vocation initiale d'entraide, de rencontres et d'échanges depuis 1975. Et toujours à l'étage cette salle de réunion équipée pour accueillir comme il se doit les associations favorisant les échanges France-Vietnam; des expositions temporaires, livres, presse et jeux de société bilingue mis à disposition du quidam sans compter des cours de français (à venir, des cours de vietnamien grand débutant) et depuis avril des leçons d’échec vietnamien, pratique pour se ridiculiser dans une duong d'Hanoi ou de Hué.

Foyer 3

Toujours aussi populaire, bouillonnant et résolument tourné vers l'avenir avec cette façon bien asiatique de penser au passé la tête tournée vers le futur puisque le passé on peu le voir, il est devant nous, pas le futur, cette grande inconnu; le Foyer Viêt Nam reste ce lieu incontournable où laper une honnête Pho (7,80 € le grand bol) un jour de froid relatif comme celui-ci, d'autant que l'association prélève 0,20 € sur chaque plat au profit d'étudiants vietnamiens défavorisés. Dont acte.

 

 Foyer Viêt Nam

 80 rue Monge 

75005 Paris

 01 45 35 32 54

 www.foyer-vietnam.org

 

 

 

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 11:14

(Po 1)

La Pointe du Groin. Fallait oser. Un monument, ce nom. Et puis qui met en appétit. Tout nouveau tout beau. Âgé à peine d'une semaine. Un beau bébé. Le troisième d'une fratrie à deux jets de petit pot de Chez Michel et Casimir, tous trois en enfilade sur le trottoir, façon Dalton. Manquait en effet un lieu où se poser à la sauvette et grignoter à la bonne franquette, à mille lieues des bonnes habitudes (ici on commande et on emporte au comptoir, on va chercher soi-même sa carafe qu'on fait glouglouter à une petite fontaine).

Po 4

 Passé midi c'est la ruée des employés du quartier, rongeant leur frein devant l'immense comptoir en zinc, se déployant sous la verrière ou s'attablant à la grande table d'hôte. Treize heures moins dix minutes ça frise l'émeute. Il y a de quoi. Visez plutôt cette formule sandwich à 6 € incluant un dessert (kouign amann, tarte aux poires, clafoutis aux pommes dantesque, fraises à la crème crue de la ferme Saint-Goudas, far breton, petit pot au chocolat, yaourt au lait cru Bordier, négociés hors menu à 2 € pièce, oui, vous lisez bien ).

Po 7Soit par exemple une ficelle maison garnie de coucou de Rennes, un poulet breton tout ce qu'il y a de plus sain, taillé dans la bestiole à peine sortie du four; de la roquette, des petits cornichons, un trait d'huile de noisette. Le résultat est monstrueux, dans le sens le plus noble et le plus enthousiasment du terme.

Po 5

On embrasserait presque Thierry Breton sur les deux joues. On a aussi le bara bihan (un petit pain rond doré aux graines), saumon fumé maison, crème crue, roquette, sorte de bagel up graded qui fait l'effet d'une grosse baffe en pleine poire.

Po 6

C'est l'ambiance qui veut ça, on se laisse vivre: magnum servis au verre (dès 2 €), petite sélection de hors d’œuvres (4 €) - artichaut breton, œuf mayo relevé au piment d'Espelette et accompagné d'une mayonnaise servie à même une grosse cuillère (2 € !), mais encore les patates tièdes de l'île de Ré/saumon fumé et les formidables asperges vertes/copeaux de parmesan.

Po 2(Po 3)Motte de beurre de rigueur à la fraîche sur le comptoir. On oublie jusqu'à la morosité ambiante.

 

La Pointe du Grouin

8 rue de Belzunce

75010 Paris

Renseignements: téléphoner chez Casimir: 01 48 78 28 80

 

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