750 grammes
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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 07:01

(Zadar 2)

Le Père Noèl à Zadar, pour de vrai. Il aura garé son traîneau dans la vieille ville entre deux vestiges romains.

Zadar 4

Séché aux rayons du soleil après sa baignade en bas des marches de la promenade, on le reconnaît immédiatement à sa bedaine triomphante, sa barbe et son bonnet de fourrure à pompon (une paire de lunettes rouges achevant de lui donner une lointaine ressemblance avec Michel Polnareff), à défaut d'avoir revêtu (en connaissance de cause) son manteau rouge à capuchon.

(((Zadar 5)))

On le croirait venu avec son orchestre, une bande de lutins facétieux sous valium. Détrompons-nous, ce ne sont que les soupirs mélancoliques et éprouvant pour les nerfs vomis par les marches en pierres ajourées au moyen d'un ingénieux système de tuyaux et de soufflets, lesquels sons exaspérant au possible montent en intensité chaque fois qu'un bateau vient à passer.

(Zadar 6)

Certains disent que la musique produite par cet Orgue Marin de 75 m de long composé au total de 35 sons rappelle le chant de sirènes. Allez savoir, toujours est-il qu'on a pendu des architectes (Nikola Basic, en l’occurrence) pour moins que ça.

(Zad 1)

Beaucoup plus inspiré et prenant tout son sens la nuit une fois que les disques de lumières se déclenchent, le Salut à la Lumière du même récidiviste Nikola Basic consiste en un disque de 22m de diamètre garni de 300 plaques de verre à couches multiples composées de modules photovoltaïques qui emmagasinent l'énergie solaire pendant la journée pour produire la nuit un stupéfiant jeu de lumière. Un écran consultable par le quidam indique la production énergétique momentanée, laquelle cumulée à l'année atteint les doigts dans le nez les 46500 Kw, de quoi en plus fournir l'énergie nécessaire au monument, mais surtout alimenter la rive et tout le système d'éclairage du port.

(Zadar 7)

Revenons à des choses plus terrestres voir aquatiques comme ce dîner chiche mais princier qui se révèle être un généreux morceau de pain sec de forme ovale garni d'une friture d'anchois pêchés dans la mer adriatique.

Zadar 3

Dégusté face au soleil couchant, à l'écart de la foule amassée sur les marches qui rappelle les ghats de Bénarès, ce repas qui vaut tous les risotto dalmates et autres poissons nobles grillés (du moins pour le moment, tant que l’appétit tarde toujours à se manifester), me fait me sentir parmi le plus heureux des hommes.

Zadar 9 

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 18:00

Lac-6.JPG

Instantanément on pense au Montana, aux Rocheuses voir au Klondike et la fameuse ruée vers l'or qui enflamma la région.

Lac-7.JPG

Surgissent en rafales les scènes parmi les plus hilarantes du chef d’œuvre de Charles Chaplin en même temps que des pages arrachées à Jack London et son désenchanté Radieuse Aurore. Inutile de fermer les yeux, de forcer la concentration: par temps gris et froid quiconque est disposé à se laisser happer par la fiction peut sentir derrière lui, s'enroulant autour de son cou, l'haleine lourde de fièvre et d’alcool des mineurs en quête au mieux d'un filon, au pire d'une poignée de paillettes arrachées à la terre au prix de leur vie.''De l'or ! De l'or !''

--Lac-2---copie-1.JPG

On raconte que la ruée du même nom n'a pas commencé autrement que par ces mots lancés à la face incrédule de blancs becs par le prospecteur Sam Brannan, laquelle nouvelle se rependit comme une traînée de poudre aux quatre coins des États-Unis, s'en allant surprendre tels les rats du conte des frères Grimm lancés en file indienne derrière le joueur de flûte d'Hamelin, le fermier sur sa charrue, l'avocat au milieu de ses dossiers, la putain au milieu de ses cartons à chapeau, tout ce beau monde emboîtant le pas à 100 000 autres mineurs en herbe dont nombreux ne revirent jamais leur Arkansas natal.

Lac-3-copie-1.JPG

Des parois déchiquetées des Rocheuses aux contreforts vallonnés du Klondike en passant par les lacs impassibles du Montana aux eaux turquoises du Parc national des lacs de Plitvice il n'y a donc qu'un pas qu'il n'est pas saugrenu de franchir en ces heures de faillite gastronomique (le ventre vide décoiffe l'imagination), les environs consistant en deux hôtels se regardant en chiens de faïence où l'on se nourrit plus qu'on y mange, d’où ma décision de m'en tenir au thé et à une poignée de fruits secs.

Lac-8.JPG

D'abord, devant cette succession de 16 lacs reliés entre eux par des chutes d'eau et entourés par des collines boisées on a tout sauf faim, sinon d'encore d'autres lacs, d'autres chutes tumultueuses qu'on ne se lasse pas d'admirer depuis les passerelles en bois et les sentiers serpentant autour du parc.

Lac-9.JPG

Ce qui se voit à l’œil nu et dont on en se lasse pas c'est par exemple les travertins d'algues et de mousses sédimentées, l’enfilade de mares caressées par la lumière blanche du matin qui se fait bientôt frisante et chaude avant de faire biller comme du cristal les eaux peu profondes - dont la couleur évolue en fonction de la quantité de minéraux et de micro-organismes contenus dans l'eau - habitées par des légions de truites et coiffées à l'occasion de nénuphars dont la couleur importe peu. De la matière en foison pour amateurs de cartes postales.Lac-10.JPG

 


Parc National des Lacs de Plitvice

www.plitvicka-jezera.hr

 

 

 

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 09:10

Zag 1

Les histoires d'amour finissent mal en général. Ce refrain acide chacun en a inévitablement fait l'expérience. Comme les chansons d'amour mentent rarement, deux croates, Olinka Vistica et Drazen Grubisic réfléchissant au moyen de préserver les reliques de leur relation amoureuse après leur séparation, ont eu l'idée géniale et saugrenue de fonder à quelques rues de la mairie de Zagreb, là même où les couples se disent oui à la vie à la mort, un insolite musée des cœurs brisés alimenté de centaines d'objets hétéroclites témoignant de ruptures, lesquels rassemblées dans le même espace constituent moins un mausolée des amours mortes qu'un véritable patrimoine émotionnel sans frontières brassant les disciplines artistiques ou l'humour côtoie sans complexe la gravité.

Zag 2

A l'origine de cette collection d'objets aussi touchants qu'un fer ayant servi à repasser un costume de mariage, la pile ôtée d'une montre de l'aimée pour que le Temps plus jamais n'ai d'emprise sur l'amour tout juste éclot, voir troublant tel ce rétroviseur fendu lors d'une crise de jalousie ou bien encore radical comme cette hache utilisée par une berlinoise pour réduire en miettes les meubles laissés derrière elle par son ex compagne; se sont des centaines d'anonymes à s'être portés bénévoles pour céder une pièce illustrant l'étape d'une rupture.

Zag 3

Au café du musée, cette belle jeune femme à lunettes seule dans cette petite salle qui ne compte qu'une poignée de tables.

Zag 5

On lui parlerai sans ouvrir la bouche et de cette histoire d'amour qui n'arrivera jamais, quelque part survivra à cette non-rencontre les oreillettes de son téléphone portable qu'elle pense avoir oubliées et que dans la foulée de son départ elle revient chercher sans succès.

(((Zag 6)))

Ces oreillettes dont un anonyme pourrait en écrire l'histoire, laquelle viendrait s'ajouter à toutes les autres composant un futur musée des amours mort-nées qui n'ont jamais existé ailleurs que dans notre imagination.

Zag 4 


Museum of Broken Hearts

www.brokenships.com

 

 

 

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 18:01

(Dep 1)

Prolongement heureux de l'excellent foodtruck Cantine California, le Dépanneur s'est amarré dans la touffeur de l'été rue Fontaine sur les terres électriques de Pigalle. Une sorte de burger island que ce magnifique temple tout en bois recyclé aux vagues allures de chalet suisse ou l'on retrouve l'excellence du hamburger dégusté jadis marché Saint-Honoré.

(Dep 2)

Moins tassé que son aîné servi à la volée aux pieds du camion, d'une envergure plus large, plus imposant de taille, le hamburger du Dépanneur affiche à son tour dans une totale décontraction des velléités expansionnistes à l'image du Dude Burger (Beaufort alpin, poivrons rouges grillés, oignons caramélisés, bœuf monumental noir comme charbon en surface, tendre et saignant en bouche, bacon rugissant et croustillant, pickles, mayo 17 €), soit une luxuriante cathédrale qui se prend d’assaut à pleins mains et se dévore à franches bouchées entre deux aller-retour dans le cornet de frites juste divines. Exceptionnel.

 

 

Le Dépanneur

27 rue Pierre Fontaine

75009 Paris

01 48 74 48 74

www.facebook.com/LeDepanneur

 

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 10:41

(Bida 1)

Devanture pouilleuse, salle pleine à craquer du matin au soir, cuisine mollassonne et sans surprise; au mois d'août on ne mégote pas avec le vélo et on va dénicher dans tout Paris les bonnes et moins bonnes adresses comme on irait à la cueillette au champignons. Et tant pis pour les kilomètres, la fatigue dans les jambes, trop heureux qu'on est de débusquer cette cantine visiblement archi-connue des connaisseurs, laquelle est suffisamment éloignée de Chinatown pour tenir à distance sa foule des beaux jours mais suffisamment proche pour emporter jusqu'entre ses murs les parfums et l’exotisme.

Bida 2

Inutile de dire que j'ai boulotté de bien meilleures ban beo (mini crêpes de riz à la vapeur et aux crevettes séchées) mais oreille attentive et bon vouloir, en cette belle journée estivale je ne me vois pas faire la fine bouche et ne boude pas mon plaisir pour un empire.

Bida 3

Le porc grillé et vermicelles de riz a tout d'un champion sur la photo, sauf que la viande cuite sur tout sauf du charbon de bois n'est certainement pas de premier choix, ce qui est de toute manière une constante dans le quartier. Et alors ! Tremper les vermicelles et la viande dans la coupelle de sauce poisson, vinaigre de riz, sucre et piment, échanger avec le personnel histoire de peaufiner mes leçons de vietnamien, c'est le grand luxe, le pied total.

 

Pho Bida Viet Nam

36/38 rue Nationale

75013 Paris

01 53 79 01 61

 

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 09:39

Cosi 1

D'abord, un sandwich de chez Cosi ça ne se mange pas, ça se déguste. Avec force gloussements. Jusqu'à la dernière miette. Les larmes au bord des yeux. Autant être préparé. Certaines langues inspirées diront que goûter une fois cette focaccia levée au feu de bois, repliée en deux et garnie de charcuterie italienne, de légumes de première fraîcheur c'est passer un pacte, se trouver d'éternité attaché à cette adresse, à ce rêve de snack. Lequel s'offre version naturiste, strictement à poil (sel et huile d'olive, à l'occasion quelques feuilles de basilic en guise de feuille de vigne) au quidam mais aussi aux clients de Fish La Boissonnerie et Semilla, voisins de palier dans le giron de Cosi, ce qui occasionne rue de Seine d'étourdissants ballets orchestrés par de jeunes et jolies serveuses anglo-saxonne semblant être venues sur Terre pour livrer le bon pain chaud tout droit sorti du four aux clients ébahis comme d'autres s'en vont prêcher aux quatre vents la bonne parole.

Cosi 2

Autant dire qu'on se signerait presque à leur passage. Retour sur Terre avec le Stonker, joliment balancé entre focaccia ultra croustillante, mozza, tomate, roquette, grana padano et basilic au meilleur de leur forme. Une petite bombe que Mai, prenant considérablement sur elle, résiste à engloutir en trois bouchées. Tout le contraire de son tiramisu ou de mon crumble, juste moyens (envisager plutôt une escapade chez Grom tout proche).

Cosi 3

Tout le contraire de leurs salades pétillantes et comme montées sur des échasses idéales à partager. 11,50 € la formule incluant le sandwich, la boisson et le dessert. Vu le quartier, ça reste raisonnable.

 

Cosi

54 rue de Seine

75006 Paris

01 46 33 35 36

 

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 07:04

((Ban 1))

Des food-trucks comme s'il en pleuvait. De toutes les couleurs et à toutes les sauces. Et ça continue. Aujourd'hui, cap à l'est, direction le Vietnam qui s'est fait tout petit, roulé sur lui-même pour se glisser dans ce joli camion bleu céladon aux dimensions modestes comparé au mastodonte Camion Qui Fume.

Ban 2

Un restaurant mobile (encore) à taille humaine, voilà qui fait plaisir. D'autant que la carte propose deux ou trois banh mi changeant au grès des jours, de l'envie et de l'inspiration, des bubble tea aux perles d'agar agar fruitées et colorées, un café glacé au lait sucré comme on en sirote sur les tables à tréteaux métalliques au Vietnam, une sélection de thés du Palais des Thés, et même, cerise sur le gâteau, des tablettes de chocolat Marou dont on se souvient avoir eu le privilège de croquer des fèves en cours de torréfaction dans la fabrique de Saigon.

Ban 3

Autant dire que Ban Mi Nomade a tout pour nous être sympathique, sans compter qu'au premier coup de mâchoire le sandwich poulet/graines de coriandre et coco s'avère du tonnerre et prend carrément son pied avec son pain à la sa croûte croustillante de graines de sésame noires ou blondes, une mie bien alvéolée, une mayonnaise maison qui remplace le traditionnel trait de sauce soja et un poulet bondissant tout juste du wok. De quoi vous donner illico le sourire. Après ce festin modeste mais festin tout de même deux choix s'imposent: étude studieuse dans une des salles de l'austère Bibliothèque François Mitterrand ou évasion sur grand écran au MK2 Bibliothèque. Et pourquoi pas tant qu'on y est traverser la passerelle Simone de Beauvoir pour se la couler douce sur le gazon des jardins Bercy !

 

Banh Mi Nomade

Du lundi au vendredi 12h00-14h30

MK2 Bibliothèque

www.banhminomade.com/

 

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 12:02

Fi 1

Après l'avalanche Frenchie To Go, Freddie's Deli et autres Verjus Sandwich, deux anglais - James Whelan et Michael Greenwold – n'en finissent plus de redessiner la carte parisienne du take away. Remis brillamment en selle ces derniers temps par Gregory Marchand, le fish and chips poursuit sa mue glamour et raisonnée (chez Sunken Chip la pêche est éthique et bretonne) à deux pas du canal Saint Martin, véritable carrefour/labo bouillonnant d'une gastronomie nomade tout sauf bon marché.

Fi 5

17 € le combo pêche du jour (ce vendredi encornet), 14 € en ce qui nous concerne pour un merlu et un lieu jaune, pour peu qu'on ne joue pas le jeu c'est franchement décourageant.

Fi 2

Passé cette obstacle, on jubile. Panure extra fine et allégée dont ne se priverait pas un mannequin, poisson dans toute sa fraîcheur, frites en trois cuissons à la fois croustillantes et moelleuses, irrésistible mushy peas(purée de petits pois et fines herbes) maison, tout comme la sauce tartare (en supplément tout de même) et le vinaigre malté dont j'arrose honteusement mes frites (vieille habitude prise outre Manche).

Fi 4

Pour faire glisser tout ça, une bière ou un soda au choix tout ce qu'il y a de plus british. Et pour prolonger le plaisir, une portion de nuggets de joues de lotte ultra fondantes à se partager (9 €). Bref, la panacée.

Fi 3 

 

The Sunken Chip

39 rue des Vinaigriers

75010 Paris

01 53 26 74 46

www.the sunkenchip.com

 

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 10:11

Fred-1.JPG

Après Le Camion Qui Fume, la success story de la californienne Kirstin Frederick se poursuit du côté de Ménilmontant, nouvelle étape parisienne sur un chemin pavé d'or avant dans les mois à venir de se doter d'un troisième food truck, conquérir le reste de l’hexagone (Lyon dans un premier temps), l'Europe avec l'Espagne dans le collimateur et pourquoi pas le monde.

-Fred-2-.JPG

Exit, donc le camion à roulettes, ses queues interminables et indécentes, son burgerplatine qu'on dévore à la va comme je te pousse comme des pouilleux sous la neige, la grêle, le soleil de plomb sans l'ombre d'un coin de table sur lequel faire souffler ses coudes. Grégory Marchand a ouvert le bal au printemps dernier avec son Frenchie To Go atomique, Kirstin Frederick lui répond du tac au tac en inaugurant ces jours-ci son delicatessende 40 m2 et six mange-debout, poignée de tables en terrasse tout en murs bleu ciel et briques blanches monté en partie grâce à une levée de fonds participative via Bulb in Town (pour info un don de 1000 € donnait droit entre autres privilèges à obtenir que son nom soit inscrit sur la vitrine quand un geste de 5 € vous récompensait d'un chiffon de nettoyage estampillé Freddie's, une autre définition du grand écart.)

Produits ultra costauds (pastrami mariné une bonne semaine, fumé six heures puis terminé à la vapeur, pickleset sourcreammaison, ''tout est maison, claironne Kristin, à l'exception des pains Gontran Cherrier'') pour une grosse demi douzaine de sandwichs chauds minute mis en orbite après un temps d'attente plutôt longuet (période de rodage).

-Fred-3-.JPG

Après celui mémorable de Frenchie To Go, pourquoi ne pas retâter du Reuben garni de pastrami justement, de choux blanc et d'une sauce 1000 isles similaire à celle utilisée dans les fameux burgers du Camion. Une claque en plein figure, une expérience galvanisante, gustativement jouissive dans un genre peut-être moins épique que chez Frenchie mais avec la même générosité, la même exubérance, la même radicalité. Deux façons de dire je t'aime. Avec la formule comprenant le paquet de chips et le soda fontaine, compter 13 €.

Fred-4.JPG

Tout aussi exceptionnel, le Glénant avec filet de thon cuit à cœur (11 €), un sandwich rarissime sous nos latitudes proposé dans un bun brioché aérien qui n'est pas inconnu des inconditionnels du Camion.

Fred-5.JPG

A une prochaine visite les I love Lucy (dinde, bacon, avocar, fromage et crudités), Freddie from Philly (fines tranches d'entrecôte, légumes grillés, fromage) et Goodman (pastrami, pickles, moutarde). Enfin, pour rester dans la note, les pâtisseries Rachel's Cake n'attendent que nous. Autant dire qu'on nage en plein rêve.

 

 

Freddie's Deli

22 rue Crespin du Gast

75011 Paris

01 84 16 33 75

www.freddiesdeli.com

 

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 09:11

W 1

Les restaurants thaïlandais parisiens m'ennuient. Trop approximatifs, trop prévisibles, surtout trop chers. L'amateur tire son épingle du jeu en allant piocher du côté des petites cantines sans prétention qui sans briller par leur originalité déçoivent souvent moins que nombre d'adresses jouissant d'une réputation au fond plus que discutable. J'aime à penser que les vrais ambassadeurs de la cuisine thaïlandaise sont ces gargotes disséminées dans la capitale. Dans ces cantines à taille humaine, l’accueil, l'abondance de sourires compensent souvent une cuisine qui certes n'a pas cette finesse et cette variété aromatique qu'on goûte en Thaïlande aussi bien sur les tables des marchés, au pied d'un immeuble que dans les grands restaurants; mais suffisamment sincère, chargée de bonnes intentions et de sentiment pour susciter notre indulgence et au passage beaucoup de plaisir.

W 3

Battant pavillon en plein cœur du quartier japonais, Meiwenti est un bon exemple de ce paradoxe. Une cuisine familiale simple, bonne, sans extravagance et abordable comme s'en vante à juste titre son patron originaire de Bangkok, plus précisément de Silom en plein quartier de Bangrak, une avenue qui n'a aucun secret pour nous deux.

W 2

Lorsqu'il ne joue pas du wok comme l’équilibriste suspendu à son fil, il se montre intarissable sur la Thaïlande, celle à l'écart des sentiers battus, celle qu'il aime avec sa jungle, ses montagnes boisées. 11 € pour un impeccable curry de crevettes au lait de coco, deux nems végétariens, une petite salade et des récits hauts et en couleur de ses années d'enfance au bord de la Chao Praya, c'est vraiment donné.

W 4 

 

Meiwenti

53 rue de Richelieu

75001 Paris

01 47 03 93 68

www.meiwenti.fr

 

 

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