750 grammes
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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 08:34

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On y vient souffler un moment entre deux bains. Que ce soit en terrasse ou bien à l’intérieur, le Menza est régulièrement pris d’assaut à l’heure du déjeuner puisque situé en plein quartier des affaires à l’entrée d’une rue piétonne, soit à une centaine de mètres à peine de l’opéra. La principale raison du succès de Menza tient surtout à sa carte, excellente d’un bout à l’autre. La clientèle chic et branchée s’y retrouve fréquemment pour y déjeuner ou diner italien (belles assiettes de pates), américain (hamburger de très haute tenue) ou local (menu hongrois complet très abordable et de belle facture) dans un cadre retro assez époustouflant et vivifiant, resté bloqué aux années 60-70.

Le sandwich Menza à la dinde, avec son pain ciabatta (pain blanc à la saveur d’huile d’olive, préparé avec un levain «Biga» est un vrai régal (le meilleur jamais gouté). Il est accompagné d’une généreuse salade aux jeunes pousses qui ne s’embarrasse pas d’une vinaigrette épaisse et ultra calorique mais se résume à un heureux mélange d’ huile d’olive et de citron.

Menza-2.JPG

Ces jours-ci, on privilégiera la terrasse à la salle sur deux niveaux dont le niveau sonore est plutôt élevé. Des braseros se tiennent en embuscade, prêts à rugir au moindre froid et (détail touchant) une couverture gentiment pliée est disposée sur le dossier de la chaise. Classe.

 

 

Menza

1061 Bp Liszt Ferenc tér 2

Budapest

www.menza.co.hu

 

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 08:20

Rus 1

Une ville européenne chasse l’autre. Une gourmandise en remplace une autre. Aujourd’hui, c’est à Budapest que nous faisons une nouvelle fois escale alors que la pluie arrose la ville d’un jus épais et las.

Il faut grimper sur un haut plateau, pourquoi pas celui de Buda dans le quartier du Varnegyed, pour contempler la ville fendue en deux par le Danube, puissant, inflexible. La ville repose sous nos yeux; assoupie, un peu usée mais toujours disposée à offrir de belles surprises.

Le quartier est très ancien, peut-être le plus charmant de tout le district avec sa suite d’édifices baroques alignant frontons ouvragés, courettes, portes cochères, badigeons de vert et heurtoirs. Un peu en retrait de l’église Mathias, se trouve la célèbre et imprononçable pâtisserie Ruszwurm Cukraszda, toute aussi réputée que le mythique salon de thé Gerbeaud mais disposant d’un cadre plus intime, moins chargé et surtout moins flamboyant, bref, propice à la flânerie intérieur.

Rus 3

On y vient se régaler de francia krémes (cube de crème à la vanille et de crème fouettée nappé de café), de somloi galuska (génoise au rhum badigeonnée de confiture d’abricots et saupoudrée de cacao) mais encore de puncstorta (pâte à biscuit imbibée de rhum, truffée de morceaux de noix et de fruits) ou bien d’inévitables struddle à la pomme par exemple, pas franchement percutant et pris dans leur gelée de coing trop consistante comme un navire dans les glaces.

Rus 2

Il reste que le chocolat chaud est fameux (véritable chocolat fondu battu avec lait, crème et une pointe de jaune d’œuf) autant que peuvent l’être les tarifs pratiqués (inférieurs à 2 euros pour une pâtisserie).

Certainement qu’il doit être très agréable d’y venir passer quelques heures dans le plus froid de l’hiver et se réchauffer à la chaleur du poêle de Saxe, le lieu ne manquant pas de charme et de poésie. Alors, Budapest se confondrait avec Vienne ou Prague et la rêverie serait encore prolongée.

 

Ruszwurm Cukraszda

Szentharomsag, utca 7

Tel: 375 5284

Budapest

 

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 14:49

Olio 1

L’accueil est plutôt froid, mettons glacial. La patronne - version romaine et dégraissée d’Ariane Mnouchkine et Josée Dayan- si elle est effectivement occupée à prendre une commande, ne démériterait pas à nous gratifier d’un regard nous invitant à patienter. Au lieu de quoi, elle passe sous nos yeux en esquissant un timide mouvement de la tête avant de disparaitre en cuisine pour transmettre la commande. Au minimum, on se dit que c’est un peu fort de café.

Laissés en carafe au beau milieu du restaurant (une salle en longueur inanimée, sans âme et végétant dans un silence de cathédrale), on patiente jusqu’au retour de la maitresse des lieux et c’est un peu refroidis, voir la mort dans l’âme, que l’on prend place près du marbre à l’une de ces petites tables de jardin rendue difficilement praticable du fait de l‘absence de nappe qui piège les assiettes et fait dangereusement chalouper les verres.

La serveuse qui prend le relais est manifestement plus aimable et disponible mais hélas incapable de faire vivre les énoncés, de stimuler notre curiosité tant sa méconnaissance de la carte, des variétés de pates ainsi que ses approximations sont flagrantes.

Réjouis à l’idée de se partager une belle assiette d’antipasti, on tombe presque à la renverse en apprenant que la maison est à court de mozzarella di buffala, celle-ci étant remplacée en catastrophe par du parmesan, un petit drame plutôt déconcertant alors qu’il est à peine 13h00 et que le restaurant est quasi désertique.

Un nouveau coup dur qui nous voit nous rabattre sur l’assiette de charcuterie, débitée sous nos yeux d’un air blasé et dressée sur notre table sans une parole explicative, ce qui est plutôt dommage tant on aime situer l’origine de chaque produit et s’enthousiasmer à la seule évocation de régions, de villes aux consonances exotiques et sentir notre imagination s‘emballer.

Olio 2

Pour accompagner notre dégustation, on apprécie la petite coupelle chargée d’accueillir l’huile d’olive qu’on imbibe scrupuleusement de morceaux de pain, seulement l’huile d’olive est de piètre qualité, forte, légèrement piquante, rappelant ces huiles espagnoles tenaces et agressives.

Olio 3

Un peu agacés, un peu sur les dents, ce ne sont pas les farfalle aux asperges et coppa - l’un des quatre plats du jour - qui vont nous réconcilier avec cette adresse décidemment peu attachante. Le plat est fade, anodin, entrepris mille fois à la maison avec un résultat autrement plus convaincant. Forcement décevant, à l’image du restaurant dans son ensemble, ni enthouisasment, ni sympathique, ni génereux.

 

 

Olio Pane Vino

44 rue Coquillière

75001 Paris

Tel: 01 42 33 21 15

 

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 09:29

Roast 1

Le Borough Market lové au bord de la Tamise est la Mecque du bio et de la street food. Les produits les plus fins, les pièces d’excellence, autant dire le meilleur du Royaume Uni, y convergent quasi quotidiennement, ce qui ravit naturellement les gourmets qui avancent paniers grands ouverts avec la détermination du guerrier et la ferveur similaire à celle du pèlerin de passage en terre sainte. Au risque de filer la métaphore, on ajoutera que le Borough Market est en quelques sortes la cathédrale des marchés londoniens. On y pénètre avec gravité et émotion, pour un peu on s’y prosternerait.

Si la halle - réplique d’un modèle original de 1858 bâti à proximité de Covent Garden - est sacrée, son restaurant qui domine les étals débordant de marchandises fraîches est qualifiée non sans raison par bons nombre d’habitués de saint des saints.

Perché au premier étage sous la verrière, gratifié d’un maximum de lumière naturelle grâce à sa grande salle vitrée, Roast tire profit au maximum de son emplacement de choix en s’approvisionnant directement sur les étals du marché.

Côté cuisine, impossible de faire plus british: cottage pie, fish and chips de haddock revisité façon grande cuisine, lambs kidneys, cuisse d’agneau grillée, filets de truites, poulet grillé au bacon Ramsay, rib eye steak, la cuisine au grill étant - on l’aura compris- la grande spécialité de la maison.

Roast 2

Le lunch menu offre pour 26 livres un bon aperçu des prétentions de la maison. Le potted salt beef with gherkins and hoxton rye, sorte de rillettes de bœuf salé en pot, adouci par de fins morceaux de pommes est plutôt intrigant mais vaut la peine d‘être goûté, ne serait-ce que pour ces larges rondelles de cornichon d’une finesse époustouflante, légèrement sucrées, qui n’explosent pas en bouche mais diffusent leur saveur progressivement et s’imposent patiemment. Une révélation, pour quelqu’un comme moi qui n’a jamais été amateur de cornichons - et pour cause.

Roast 3

Dans la foulée, le slow roast wicks manor pork belly, soit une poitrine de porc cuite en prenant tout le temps du monde, servie avec une purée de pomme de terre maison. C’est la scène émouvante, la première fois que la lame de mon couteau fend la croute épaisse, croustillante, véritable ceinture de chasteté de cette poitrine cuite à la perfection, nourrie par le gras de la viande, d’une finesse inouïe en bouche et fondante comme du beurre. Comme le monde est bien fait, l’association porc/bramley apple sauce, (l’équivalent en texture et en goût d’une compote de pomme), est dévastatrice.

Roast 4

S’il me manque l’appétit nécessaire pour commander le crumble aux pommes Bramley, groseille et noix, je suis trop curieux et gourmand pour sauter le dessert, la tarte au chocolat amer et sa crème épaisse du Devonshire.

On signalera que chez Roast, chaque jour de la semaine va de paire avec un daily special. Ainsi, le mercredi, le roast rib of welsh black beef et son yorkshire pudding, un rendez-vous à ne pas manquer.

On mentionnera également, en matinée, le petit déjeuner apprécié par tout ce que Londres compte d’hommes d’affaire et de personnalités très en vue.

Roast 5

 

 

Roast

The Floral Hall, Stoney Street, Borough Market,

+44 8450 347300

Londres

www.roast-restaurant.com 

 

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 10:22

Canteen 1

Retour à Londres ou je débarque en matinée avec un programme chargé - «Exposed: Voyeurism, Surveillance and the Camera» à la Tate Modern, «Romantics» à la Tate Britain, un saut chez Rough Trade et une flânerie placée sous le signe de l’émotion dans le quartier de Marylbone. Autant dire qu’il serait bien avisé de débuter la journée par un bon petit déjeuner, pas nécessairement copieux car le déjeuner chez Roast s‘annonce impérial. Ce qui me conduit à Baker Street, fief de Sherlock Holmes, chez Canteen, quatrième du nom, qui est plus qu’une relecture épurée et design du dinner américain ou pies, stews, fish and chips et autres roasts arrosés de leur gravy diabolique sont à ce qu’il parait infaillibles, ce qui ne me surprend qu’à peine, étant donné que Canteen travaille quasi exclusivement des produits bios fournis en direct par les petits producteurs et mitonnés avec soins dans le plus pur respect de la tradition.

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Chez Canteen, on a la bonne idée de proposer un petit déjeuner jusqu’à 11h00. Parfait, pour qui descend de l’Eurostar l’estomac dans les talons.

Canteen 15

J’avise les journaux près de l’entrée, m’empare d’un Guardian et me laisse couler près de la baie vitrée sur une de ces banquettes vert pomme très confortable. Le Portrait de Dorian Gray dont j’ai débuté la relecture dans le train, un thé, des toasts, du beurre de ferme, des œufs, des tranches de bacon posés sur une belle portion de bubble and squeak (légumes moulinés mis à frire dans une casserole avec de la purée de pomme de terre) font mon affaire et transforment ce qui s’annonçait comme un modeste petit déjeuner en un pur moment de bonheur. J’aurais connu des débuts de journée moins engageant.

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Canteen

55 Baker Street

Londres

www.canteen.co.uk

 

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 18:11

Happy-1.JPG

Calquée sur le modèle des «Pâtes Vivantes» (à moins que ce ne soit l’inverse), Happy Nouilles est une cantine sichuanaise qui émerveille avec le spectacle de ses nouilles fraiches étirées à la main, notre fascination culminant au moment ou les doigts du cuisinier sont utilisés naturellement comme des peignes qui divisent, plient et coupent la pâte dans un geste toujours élégant et rapide comme l’éclair, avant d‘en jeter les fins spaghettis dans une marmite de bouillon fumant dans lequel ils vont cuire à peine deux minutes.

Les la mian dont le choix à la carte ne laissera personne désemparé, se dégustent dans un bouillon de porc riche et succulent ou sautés au wok. Depuis nos séjours en Chine, nous savons qu’une soupe de nouilles de la sorte dégustée à midi, fut-elle aux boulettes de poisson, au canard ou au choux salé, est un moment charnière, un de ces axes sur lequel va s’organiser le restant de la journée, au point lui donner une tonalité nouvelle. Le goût puissant, savoureux, coure encore dans notre bouche, imprègne toujours notre corps après que nous ayons regagné le bureau ou le confort discret de notre salon. Chez Happy Nouilles, on trouvera naturellement déconcertant d’éprouver certaines de ces sensations ressenties à Shanghai ou Xian, comme ce fut le cas avec cette soupe de nouilles au bœuf épicé (6,50 euros) dont l’excellence conjuguée des pates, du bouillon (tous deux littéralement stupéfiants) et de la viande lui fait atteindre des sommets.

On reviendra, c’est décidé, pour se régaler d’un plat sauté accompagné d’aubergines parfumées, d’une omelette aux pousse d’ail ou pourquoi pas de raviolis grillés préparés quasiment à la minute.

 

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Happy Nouilles

95 rue Beaubourg

75003 Paris

Tel: 01 44 59 31 22

 

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 09:31

Vennington-1.JPG

Une halte dans le quartier du Jordaan, très prisé pour ses ruelles aux maisons étroites, son marché aux oiseaux, ses cafés bruns et ses canaux paresseux ou glissent mollement les péniches. On y vient également pour frissonner et verser la larme dans la maison ou se cachèrent Anne Frank et sa famille.

Emotionné ou non, on trouvera bien un moment pour pousser la porte de Vennington, charmante adresse qui l’air de rien enchaine des sandwiches au pain brun estomaquant pour quelques euros seulement. On apprend même qu’un petit déjeuner est servi jusqu’à 11 heures.

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Après une longue marche, un yaourt fouetté aux framboises accompagné d’une relecture d’Autoportrait (à l’étranger) de Jean Philippe Toussaint est un bon moyen de se remettre en selle pour de nouvelles découvertes.

On notera que Vennington propose également des jus de fruits frais et des milk shakes, tous excellents à en croire les mines radieuses.

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Vennington

Prinsens straat, 2

Amsterdam

 

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 19:32

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Le Café Américain situé dans l’hôtel du même nom est plutôt âgé puisqu’il date de 1902. Un jeune homme, en réalité. Les temps changent, lui ne bouge pas. Son immobilité est même plutôt redoutable. Un jeune homme, dis-je, qui se serait mis en frais avec ses fresques murales, ses lustres Tiffany et ses vitraux diffusant une lumière dorée qui est la palpitation de la vie, sa parole. La salle est vaste, princière, qui abrite un bar, un piano et une table de lecture vernie. L’hiver, fuyant la neige floconnante, on y passerait sans peine la journée entière, patientant que les aventures les plus extraordinaires surgissent et nous emportent loin.

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Le Café Américain est en réalité un grand paquebot dont nous sommes l’un des innombrables passagers. Installé à une table, tournant le dos à la placette, on laisse la ville derrière soi. On s’évade, on s’évapore. On percevrait presque le roulis de la mer caresser les flancs du navire alors qu’on attaque la première bouchée de notre hamburger qui n’ait pas le meilleur que nous ayons mangé mais qui nous émeut délicieusement.

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«Tu reviendras», m’entendis-je penser tout haut. Des mots d’un autre monde, portés par l’atmosphère surnaturelle d’un conte, à l‘image de ce lieu enchanteur qui gagne en mystères et en intrigues dès la nuit tombée

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Café Américain

Leidsekade, 97

Amsterdam

 

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 14:10

Waga 1

Wagamama est une chaine très populaire au Royaume Uni et dans les pays du Commonwealth, crée par l’homme d’affaire Alan Yau (les fameux Hakkasan et Yauatcha londoniens) totalisant 105 restaurants de par le monde dont 66 en Angleterre et rien moins que 25 à Londres. Parce que le Wagamama d’Amsterdam n’est qu’un satellite de cette vaste toile tissée de par le monde, l’une des innombrables ramification de cette chaine anglo-saxonne (on lui préférera le terme anglais de licensed), cela ne veut pas dire que vous deviez cesser sur le champ la lecture de cet article.

Au contraire, Alan Yau et son équipe se sont donnés beaucoup de mal proposer une cuisine japonaise saine, fraiche, modérément onéreuse (quoique ce dernier point soit discutable) et vivifiante. Leurs efforts ont payé et ont donné naissance à Wagamama dont l’antenne d’Amsterdam est le cadre de mon baptême du feu.

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En effet, Wagamama a tout pour plaire: une déco minimaliste, sobre mais fraiche, une salle vaste alignant d’interminables tables d’hôte, de larges baies vitrées qui sont une constance, une signature que j’ai retrouvé jusqu’à présent dans chaque Wagamama croisé en Angleterre. Lorsque la configuration du lieu le permet, comme ici précisément, le restaurant bombe le torse et se prolonge sur une terrasse.

Détail qui a son importance: victime de son succès ahurissant, les Wagamama sont hélas trop souvent pris d’assaut et les salles archibondées desquelles jaillit un volume sonore à la limite du supportable. Mieux vaut donc arriver en début ou fin de service.

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Comment expliquer un tel engouement? Par la fraicheur des ingrédients - on n’insistera jamais assez sur ce détail. La qualité de la cuisson, laquelle emploie les huiles avec précaution de manière à éviter les plats dégorgeant de graisse qui vous pèsent toute la journée. Ainsi ces soba au bœuf cuite sur plaque chauffante (15,75 euros) étaient simplement divines, à la fois subtilement parfumées (on ne recommandera jamais assez l’usage de la coriandre dans les plats sautés) et relevées. Dans une cantine traditionnelle, l’huile aurait pris l’ascendant sur les nouilles, sauf qu’à ma grande surprise, il en allait tout autrement: les soba buvait le jus de la viande et le plat se dégustait dans un bonheur retrouvé, avec des petits frissons.

Quand au bœuf, m’attendant aux inévitables ersatz qui nous sont habituellement servis, je fus frappé par la qualité de la viande, gouteuse, généreuse et fondante.

Waga-4.JPG

Assurément, à l’occasion d’un séjour à Londres, je ne manquerai pas de retourner chez Wagamama ou le service est semble-t-il toujours exceptionnel et assuré par une équipe jeune, attentive et dynamique. Avec ces soba cuites sur plaque, ces nouilles cuites dans un bouillon au lait de coco, ces ramen, ces riz sautés, innombrables entrées, jus de fruits frais ou salades copieuses, la carte mérite franchement toute notre attention.

Mais avant de futures réjouissances, la grande question qui demeure, celle que l’on ne peut plus esquiver plus longtemps est celle-ci: à quand l’ouverture d’un Wagamama à Paris? L’arrivée du messie se fait attendre.

 

 

Wagamama

Max Euweplein 10

Amsterdam

wagamama.com

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 09:33

002.JPG

On aime beaucoup ces grandes baies vitrées qui captent autant de lumière qu‘elles le peuvent, ces deux tables d’hôtes dont la principale en marbre, ces deux autres individuelles, l‘une à l‘entrée, accolée à la façade vitrée, la seconde au milieu de la salle, qui offre un joli point de vue sur cet espace dont le pouvoir de séduction est saisissant. On aime également les chandeliers sortis d’un conte de Perrault, ces tulipes disséminées ça et là et l’amabilité des deux jeunes femmes très affairées à l’heure du déjeuner, répondant du mieux qu’elles le peuvent aux sollicitations des clients et maitrisant à la perfection une poignée de langues européennes. Quelque part, elles nous épatent.

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Du fait de son carrelage en céramique blanche et de la belle caisse en bois derrière laquelle devait se tenir une grosse femme tassée et flegmatique aux cheveux probablement frisés, on pense immédiatement que ce restaurant/traiteur est installé en lieu et place d’une boucherie, ce qui nous est confirmé en milieu de repas.

Mais c’est d’abord ce moment exquis ou le regard parcourt lentement et dans sa totalité, la vitrine réfrigérée qui abrite un choix limité d’antipasti et de plats chauds (indice plutôt encourageant). Accrochée au mur, une ardoise et son choix de sandwiches proposé avec deux sortes de pain différent (pain brun, focaccia) dont certains sont garnis de tranches de veau, qui ont quelque chose d’affolant. Me choix se porte cependant sur un mélange de légumes que je souhaite le moins chargé possible et qui est un régal du fait que chaque ingrédient se donne à fond et prennent quelquefois une direction inattendue, comme ces brocolis parfumés au cumin. Les betteraves, les haricots al dente, les poivrons grillés qui fondent dans la bouche, c’est limpide, et sans fausse note.

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Les pâtes confirment que cette adresse est vraiment à retenir. La sauce bolognaise nous laisse béat au point qu’on termine sur cette impression très convaincante sans pour autant céder aux sirènes du sorbet citron/limoncello qui nous suit le restant de la journée comme un regret.

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Uliveto

Angle Nicolaas Witsen Straat/ Weteringsechans

Amsterdam

 

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