750 grammes
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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 03:52

Luang-Prabang-011.JPGLes laotiens raffolent de la rôtisserie et des poissons grillés. Dès le matin, les barbecue enfument les rues et jettent sur les visages des passants de drôles de masques cotonneux qui nous donnent des airs flous et incertains.

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Au blanc de volaille, aux saucisses et aux cuisses de poulet grillées, je préfère encore ma chère soupe au bœuf qui est le maximum que je puisse avaler à 8h00 du matin.

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A proximité de ma pension se tient tous les jours un marché qui est une longue et étroite ruelle ou se serrent les marchands que je trouve très silencieux. Les mots ne fleurissent pas dans cette ruelle. On est calme, attentif, on semble communiquer uniquement lorsque cela est nécessaire. Luang Prabang 025

Il faut imaginer, la nuit venue, une ruelle encore plus étroite cette fois-ci cumulant les stands de plats cuisinés.

LP-3-018.JPGOn est à proximité du marché de nuit, très coloré avec sa profusion insensée de souvenirs, de vêtements. Le premier soir, je déguste une salade de papaye accompagnée de riz gluant.

LP-3-012.JPGLP-4-016.JPGLe second, je me laisse tenter par une assiette végétarienne que je compose moi-même, sans que cela ne m’interdise pour autant de me faire griller une brochette de foie de volaille…

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C’est simple, c’est convivial, on passe commande, on réceptionne le ou les plats et on s’installe à une place de libre sur l’une des grandes tables en bois. C’est un petit luxe qu’il faut savourer avant qu’un jour de s’en lasser.

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 09:54

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Luang Prabang aussi bien que Saigon aurait pu abriter les amours de la jeune Marguerite Duras avec «l’homme de Cholen». Les fleurs nacrées des frangipaniers, son architecture coloniale, ses longues avenues dans lesquelles s’engouffrent les odeurs de café fraichement torréfié ou celles du khai pâen, une mousse de rivière séchée, frite et parsemée de graines de sésame, et naturellement une chambre sobre mais ombragée au bord du Mékong, auraient pu composer le cadre de leurs rencontres et de leurs jeux érotiques. Garée devant une vieille bâtisse, je crois même reconnaitre la voiture rutilante du «Chinois», comme si les amants avaient devancé mes mots, mes désirs.

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C’est en compagnie de ces pensées singulières que je longe la Nam Khan pour me rendre chez Tamarind, un restaurant qui offre une relecture passionnante de la cuisine locale et jouit d’une agréable vue sur la rivière qui se jette avec lenteur dans le Mékong.

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On y donne également des cours de cuisine, on compose des paniers pour les pique-niques ainsi qu’on y vend quelques produits locaux comme du riz gluant pour les desserts, de la pâte de piment, des algues, du thé, du café ou des tisanes.

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Le menu dégustation composé de 5 petites assiettes est une bonne l’occasion de gouter au meuyang, l’une des spécialités de la région qui consiste en nouilles que l’on agrémente soi même d’herbes, de poisson, de pâte de piment, de légumes et qu’on roule dans une feuille d’algue séchée, seulement je lui préfère le Mok Pa qui est un poisson cuit à l’étouffé dans une feuille de banane, mélangé à de l’aneth et du basilic. Des légumes à la vapeur et du riz gluant accompagnent ce plat.

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C’est fin, c’est tendre, c’est excellent et ça se marie merveilleusement avec cette boisson rafraichissante au tamarin. En dessert, bien que n’ayant plus très faim, je me laisse tenter par le riz gluant violet mélangé à du lait de coco au tamarin, nappé de sirop de tamarin et saupoudré de graines de sésame noir.

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Après cet excellent repas, hésitant entre remonter sur la bicyclette pour longer le Mékong ou bien marcher dans la ville, j’opte pour la baignade vivifiante dans la Nam Khan et m’allonge sur un îlot de sable, et me laisse dériver dans l‘eau glacée, nage à contre courant et observe ces hommes jetant des filets amples comme des toiles d’araignées qui ressortent tous verts d’avoir capté des algues.

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Tamarind

Ban Wat Nong

Luang Prabang

Site: tamarindlaos.com

 

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 12:43

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Il faut deux jours d’une traversée longue mais somptueuse pour gagner Luang Prabang depuis le poste frontière de Huay Xai. Le fleuve est princier, puissant avec des courants forts, des remous qui l’agitent et le font quelquefois chanceler. La force du Mékong est impressionnante lorsque le bateau coupe le moteur le temps d’une manœuvre et que celui-ci est entrainé par le courant à une vitesse qui nous semble vertigineuse.

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C’est alors que nous dépassons en frissonnant des rochers aux pointes affutées comme des lames, émergeant au milieu du fleuve. Les frôler de si près sème en nous un troublant sentiment de frayeur mêlé d’excitation. Il n’est pas nouveau que le Mékong fascine autant qu’il ensorcèle les voyageurs qui l’empreintent.

Au soir, le long tail chargé de plus de passagers qu’il ne peut en contenir, fait escale à Pak Beng, un gros bourg champêtre au confluent du Mékong et de la Nam Beng. Il fait nuit noire et seules les petites lumières légèrement rougeoyantes là haut dans les collines escarpées signalent les maisons en bois qui s’y accrochent, s’y suspendent.

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Au petit matin, je me réjouis de croiser sur la petite route menant au débarcadère une femme cuisinant le foe, une soupe de nouilles au bœuf quasi identique à la Pho vietnamienne, servie avec une assiette de laitue, de menthe, de basilic, de coriandre, de germes de haricots mungo ( un délice comme ils craquent sous la dent) et de morceaux de citron vert.

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C’est un grand bonheur dans la fraicheur matinale, d’avaler le bouillon chaud relevé de poivre et de piment rouge. Lorsque je repose la cuillère, ce n’est que pour mieux saisir quelques nouilles légèrement fondantes à l’aide des baguettes de bois. Je note qu’à la différence de la pho vietnamienne, quelques rondelles de tomate ont été jeté dans la soupe. Un instant, j’ai la nostalgie et de sa cuisine de rue, saine et vivifiante.

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 14:32

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J’aime ces petits restaurants aux allures de réfectoire. D’un bleu qui rappelle la mer, les îles. Par tous temps on s’y sent au frais.

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Lait de coco et pâte de curry, le choix de soupes de nouilles n’est pas pléthorique et va droit à l’essentiel. La khao soy, avec ses crevettes me va comme un gant, que surmontent ces sortes de chips longilignes qui sont un délice une fois imprégnés de lait au curry. Un petit plat que malin comme un singe j’accompagne d’une portion de riz gluant dont une petite voix tentatrice au fond insiste pour que j’en trempe de petites portions dans le lait de coco. Effet divin garanti.

Chiang Mai 072

 

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 14:11

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Deux heures trente d’un trajet en bus plutôt plaisant qui grimpe jusqu’à Chiang Raï laquelle, un an après, reste une ville de passage sans intérêt, et qui n’a rien pour elle si ce n’est son marché vers lequel je me dirige comme dans un rêve, à peine mes bagages posés.

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Dans le nord de la Thaïlande, on est certainement plus charmant que dans le reste du pays, les îles et Bangkok en tête. Ici, je fais à nouveau l’expérience de cette gentillesse souveraine quand bien même le véritable pays du sourire est selon moi et sans hésitation la Birmanie.

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On ne répétera jamais assez qu’un marché digne de ce nom ne ressemble à nul autre. Celui de Chiang Raï est de cette trempe. Un brin anarchique, congestionné aux heures d’affluence, réservant son lot de surprises, j’y flâne en perdant le fil du temps, un brin grisé par la multitude et la grande variétés des produits.

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 10:01

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Exceptionnellement, il ne faisait pas beau, ce jour là. Les photos ne mentent pas. Je n’ai pas le souvenir, hormis le temps d’une seule et violente averse à la plage, d’avoir passé une journée en Thaïlande sous un ciel gris, laissant échapper, qui plus est, quelques gouttes de pluie. Heureusement, en cette saison le mauvais temps n’est que passager et jamais ne s‘éternise, auquel cas je sauterai dans le premier avion à destination d’autres pays chauds.

Je retrouvais Chiang Maï quasiment un an jour pour jour. L’année dernière j’étais parti à temps de Rangoon pour assister à la fête des fleurs que j’imaginais grandiose, avec une débauche à couper le souffle de couleurs, de musique, au lieu de quoi je déchantais rapidement. Il y avait bien un défilé de chars recouverts de fleurs, des concours de compositions florales, une magnifique exposition d’orchidées et de jolies filles fleurs aux lèvres peintes battant le pavé avec des allures de majorettes, seulement, la parade était bien trop brève, confidentielle et poussive pour passionner les spectateurs qui d’ailleurs ne se précipitent pas chaque année en masse à Chiang Maï pour assister à cette grande fête annuelle.

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Cette année, il me faut repasser par la capitale du nord afin de gagner Chiang Raï et de là, Huay Xai au Laos d’où je compte embarquer pour descendre le Mékong. Le deuxième et dernier jour, je décide de me rendre quelques petits kilomètres à l’est de la ville au prestigieux Mandarin Oriental qui a plus allures de palais que de grand hôtel et dont les bungalows sont éparpillés aux milieu d’anciens greniers à riz, d’arbres et de végétation exotique. Le Mandarin compte une poignée de restaurants dont Le Grand Lana qui offre dit-on l’une des meilleurs, sinon la meilleure cuisine de Chiang Maï.

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Le menu dégustation fort alléchant et gargantuesque nécessitant un minimum de deux personnes, je me rabats sur la carte et opte sans hésitation pour les gambas grillées lovées dans une sauce curry pa-naeng. Autant dire tout de suite que les gambas sont succulentes et que la sauce, épaisse, fortes de mille arômes qui chacun raconte une histoire, me coupe le souffle. Les parfums de cette sauce légèrement épicée se suivent par vague et se renouvellent continuellement, éclairant à chaque bouchée une pléthore de petites lumières dans mon cerveau. Je serai un flipper, inévitablement mon cerveau aurait fini par faire tilt. On notera au passage la jolie boite en argent dans laquelle est servi le riz gluant.

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Quelques gouttes de pluie vienne s’écraser sur les planches de bois au moment que je commande en dessert la mangue fraiche et son riz gluant sucré sur lequel je verse une cuillère à café de crème de noix de coco… C’est un dessert d’une simplicité confondante que j’aime tout particulièrement déguster en milieu d’après midi, sur une plage. Un nouveau moment gourmand.

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Le Grand Lanna

Mandarin Oriental

51/4 Sankampaeng Rd

Chiang Maï

Thaïlande

 

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 02:29

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C’est idiot et surtout ça ne veut rien dire, cette expression de «paradis sur terre», pourtant s’il est un lieu qui mérite ce qualificatif, c’est bien Ngpali et sa plage de sable fin longue de 6 km. Pour avoir exploré les environs, je découvrirai rapidement que ce paradis se prolonge en retrait de la mer et qu’il suffit de lui tourner le dos puis de s’enfoncer dans un petit chemin de terre pour voir surgir un paysage enchanteur constitué de collines adorables, de champs au repos et de paisibles villages.

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Ce jour-là, le destin me fit croiser sur mon chemin quatre petits enfants qui me guidèrent dans la campagne, m’offrirent des fleurs et me divertirent de leurs rires, leurs sourires et leur énergie.

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Un moment que nous approchions d’une petite maison décrépite au sommet d’une petite colline, comme d’un seul homme et terrifiés, les enfants s’écrièrent «no !», me conjurant avec de grands gestes de la main de ne pas aller plus loin. Immédiatement, je pense à une maison hantée, une histoire terrifiante qu’on dû entendre les enfants, au village.

026Chaque matin, je longe à pied la plage ou pédale sur la route principale jusqu’au port de pêche qui est en réalité non pas une mais deux baies séparées par une mince bande de terre ou se serrent plusieurs villages de pêcheurs. Le moindre espace, fut-il un champ, le sable, un petit chemin, une palissade ou le devant d’une maison, est réquisitionné pour y faire sécher au soleil les petits poissons. Les chiens semblent s’être faits, plus par dépit que par goût, à ce régime, vu qu’on les voit de temps à autres marcher à pas de loup sur un filet pour barboter sans réel enthousiasme un ou deux poissons.

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D’un bout à l’autre de chaque baie mouillent une kyrielle de petits bateaux fragiles qui font dans la nuit un collier lumineux lorsqu’ils sont de sortie. De vaillants jeunes hommes usent de leur force pour tirer d’interminables filets qu’il faut après raccommoder et sur le sable des enfants ont dessiné des bateaux peut-être d’après leurs rêves.

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Le soir, après la baignade, il peut m’arriver de diner d’un white snaper grillé ou bien d’un mémorable curry au poisson et crevettes servi dans une noix de coco. Ce curry proposé par le Ngapali Kitchen, en plus de l’ail, de l’oignon, du gingembre, du poivre, de la tomate, de sucre, de la noix de coco râpé, et de quelques autres ingrédients inévitables qui nous sont familiers, détonne vraiment des autres curry goûté jusqu’alors puisque sa préparation inclut aussi du vin, de la sauce soja et de la sauce à l’huitre pour un résultat à se damner. Hélas, n’ayant fait qu’y diner, je n’ai pas rapporté d’images de cette spécialité maison, ayant en horreur les photos au flash. Alors, on fera jouer son imagination avec la garantie que personne n’y perdra au change, les rêves s‘avérant d’expérience plus savoureux que la réalité.

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Nagpali Kitchen

En face du Royal Beach Motel

Ngpali

Birmanie

 

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 11:41

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Sittwe, située à l’embouchure du Kaladan, est réputée pour son marché aux poissons et dans une moindre mesure pour la beauté de ses jeunes femmes. Certes l’hygiène et les conditions de transaction ou de stockage du poisson n’y sont pas aussi sévères et irréprochables qu’au colossal marché de Tsukiji à Tokyo, mais pour son ambiance survoltée, un brin survoltée, pour ses petits bateaux débarquant des caisses pleines d’anguilles, de raies pastenagues ou de barracuda, le marché aux poissons de Sittwe vaut franchement le détour. Pour un petit billet de 1000, un pêcheur nous emmène sur un petit bateau qui mouille sur le port, au fond duquel sont tenus en captivité des requins qui font le bonheur des amateurs en soupe ou bien grillés.

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Après cette visite, rien n’empêche de rejoindre Main Road pour petit déjeuner et observer le ballet des jeunes moines passant d’une gargote à l’autre pour se faire offrir leur nourriture.

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 13:57

Birmanie 2 050Mrauk-U (prononcer miaou !), en plus de posséder un site archéologique exceptionnel (ce n’est pas à tort qu’on la surnomme la petite Bagan) ainsi qu’une campagne luxuriante piquée ci et là de petites collines au sommet desquelles domine quelque stupa, vit chaque matin au rythme de son marché.

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On y trouve nombres de légumes extravagants aux formes plus baroques les unes que les autres parmi lesquels ces navets qui se dégustent en soupe et que je trouve à se damner avec leur petit goût sucré, ou encore ces minuscules pommes de terres douces et fondantes semblables à des billes, qui sont sautées dans un filet d’huile et agrémentent les curry.

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Ce matin là, après avoir visité le marché, j’accomplissais à pied un tour complet du site et longeais champs cultivés, lacs et villages qui étaient de jolies poches colorées. Parti tôt, je croisais des femmes chargées de fruits et de légumes qui se rendaient au marché, souvent accompagnées d’un ou plusieurs enfants. Malgré que leurs épaules pliaient sous le poids des marchandises, un sourire ne quittait jamais leur visage et c’étaient profusion de mots aimables.

Birmanie-2-033.JPGAu retour, ce furent cette fois hommes et femmes qui rentraient du marché, le panier vide ou à demi plein, la mine satisfaite et toujours ces sourires accrochés à leurs lèvres. Ce même jour, Catalina eut ces mots qui résumaient exactement mon sentiment à l’égards des Birmans: «la Birmanie est un pays pauvre mais son peuple est riche.»

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 00:00

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On me le dit, on me le répète, Monsoon est de loin le meilleur ambassadeur de la cuisine sud-est asiatique dans tout Rangoon. C’est à proximité du Strand, non loin de l’hôtel prestigieux du même nom. On cherche une impressionnante demeure coloniale classique sur trois niveaux et on la trouve. L’air frais mais non glacial de la climatisation est un délice. L’effet est comparable à celui de plonger dans l’eau d’une piscine.

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La chance veut que j’arrive à 12h15 et que je m’installe à la dernière table restante, les deux niveaux que comptent le restaurant étant entièrement réservés. Je porte un toast à ma bonne étoile en sirotant un jus d’orange/carotte tout en parcourant la carte découpée en cinq types de cuisine: Birmane, Laotienne, Vietnamienne, Cambodgienne et Thaïlandaise. En d’autres lieux, en d’autres circonstances, un tel découpage aurait préfiguré une gastronomie réduite à peau de chagrin, bâclée et gadgétisée pour touristes en goguettes, or c’est justement le contraire et plus que son contraire: l’exact opposé.

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Les salades laotienne Tom Sam (papaye verte, crevettes séchées) ainsi que la thaïlandaise Yam Som O (pomelo, poulet) sont un pur délice et ne me font pas regretter d’avoir tourné le dos aux plats chauds plus élaborés (le mercure a grimpé soudainement à Rangoon, qui modère mon appétit). En dessert, la salade de fruits est une dernière touche de fraicheur avant d'affronter les grandes chaleurs.

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Très emballé, j’y retourne diner de crevettes sautées après avoir plusieurs heures trotté autour de la pagode Shwedagon ou m’être assis sur le marbre pour assister au coucher de soleil. C’est un spectacle que je ne manque jamais à chacun de mes séjours à Rangoon. Le premier et le dernier jour.

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Monsoon

85-87 Thein Byu Road

Tel: (+951) 295 224, 705063

Rangoon

Réservation fortement recommandée

 

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