750 grammes
Tous nos blogs cuisine Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 09:57

(Habana 1)

C’étaient plein de couleurs, de lumières, d’enfants, de sourires et de vie qui nous attiraient comme les ampoules électriques aspirent les papillons de nuit. Derrière les grilles fleuries, c’étaient encore une fontaine, des tables colorées au soleil, des fresques aux murs et même un van reconverti en cuisine.

Habana 2Vu de l’extérieur, on se serait cru dans une kermesse ou bien une garderie et c‘est précisément cela qui rendait le lieu aussi magique qu’improbable. A force de fraicheur et d’énergie, on se demandait si le restaurant ne cachait pas de longues jambes et des pieds gros comme un frigo qui ne guettaient qu’un signe de notre part pour se mettre à danser. A défaut de maison on pensait avoir déniché le restaurant du bonheur. Et c’était comme l’envie de nous mettre à danser, à chanter, qui s’emparait de nous.

Habana 4

Habana 3

A l’intérieur, ce n’était pas moins gai et fantaisiste. Un patchwork de bondieuseries sud américaines, de récup’ pastel et rigolote et même un canard récalcitrant.

Habana 5

Habana 6

Alice ne s’y serait pas senti dépaysée, encore moins un enfant sortant de l’école et faisant un saut à Habana avec ses parents parce qu’il fait beau et chaud, que le quartier de Fort Greene, dans le sillage de Park Slope, est également une sorte d’enclave écolo amusante - dont la coopérative alimentaire (fruits et légumes de proximité, bio à 80%, la plus importante aux Etats Unis, son accès nécessitant d‘offrir au minimum deux heures trois quart de son temps toutes les 4 semaines) serait l’épicentre qui se prête à ces petites visites qu’on décide à la dernière minute, comme portés par la joie naissante.

Habana 10

Ici, l’enfant est roi, au point qu’on y organise même des baby breakfast, des ateliers et des initiations en tout genres, des projections de films chaque week-end, les parents n’étant pas en reste, qui sirotent entre amis un mojito ou bien une margarita glacées, à moins qu‘ils n‘aillent faire un saut à la librairie indépendante Greenlight Bookstore vaste et lumineuse ou en plus de nombreuses traductions françaises (le réjouissant «Ravel», de Jean Echenoz, par exemple), on peut mettre la main sur de nombreuses nouveautés signées par leurs auteurs, une pratique relativement courante dans les librairies new yorkaises.

Habana 8

Habana 7

Je ne rappellerai jamais assez que les quartiers de Park Slope, Fort Green et Prospect Heights sont des mondes à part qui tiennent plus du village militant bio-éco-responsable et euphorisant que du quartier périphérique léthargique. Aussi, ne m’étonnais-je pas qu’Habana, à défaut d’offrir des produits bio (au moins les légumes sont-ils produits à proximité), soit muni de panneaux solaires, pratique le tri sélectif, utilise de préférence des matériaux écolo-recyclable, porte un soin tout particulier à récupérer l’eau de pluie et accessoirement dispense une cuisine à se damner (guacamole et quesadillas d’anthologie), mais aussi salades, sandwichs, tacos, burritos, assiettes d’haricots noirs et riz jaune, hamburgers, limonades et jus mexicains…

(Habana 11)

Soit l’endroit rêvé ou l’on ne se lasserait pas de revenir, pour un quart d’heure, une heure, une journée entière.

Habana 12

 

Habana

757 Fulton Sreet

Station: Fulton ou Lafayette

Site: www.habanaoutpost.com

 

Partager cet article
Repost0
16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 08:26

Fatty Crab 7

Retour dans le Meatpacking District ou la veille a été inauguré la deuxième section de la High Line qui au final en comptera probablement trois, une extension sujette à débat puisque la première tranche a entrainé le doublement du prix au mètre carré des immeubles donnant directement sur la coulée verte. Ces jours-ci dans les journaux, c’est l’indignation des habitants qui enragent de voir New York une nouvelle fois vidée de ses classes populaires au profit des classes moyennes, le phénomène s’accélérant ces derniers temps qui transforme petit à petit la Grosse Pomme en ghetto pour riches. Aussi, le maire, Michael Bloomberg, est-il montré du doigt, chahuté par la presse et accusé une fois de plus de servir exclusivement l’intérêt des plus privilégiés ainsi que des promoteurs immobiliers dont il serait en quelque sorte le proxénète, ce qui en passant est loin d‘être exagéré.

Fatty Crab 3

Toujours est-il qu’il est bien agréable de se promener une nouvelle fois sur le viaduc dont cette tranche est peut-être moins spectaculaire que la précédente et de longer le fleuve, histoire de laisser l’appétit faire son chemin.

Fatty Crab 4

C’est ensuite un petit tour dans le quartier de l’Upper West Side et la découverte inopinée d’un petit restaurant malaisien tenu par des latino américains oublié au milieu d’anciens entrepôts aujourd’hui reconvertis en bureaux, en boutique de luxe ou en restaurants à la mode, une adresse sympa comme tout qui tranche avec les restaurants à proximité, très courus comme Pastis, ce très moyen bistrot français très prisé pour sa terrasse mais dont il faut avouer que la déco (façon bistrot d’antan on s’en doute, patine, interminable comptoir en zinc, murs prétendument jaunis par le tabac) vaut franchement le détour.

Fatty Crab 5

A 1000 lieues de cette débauche d’effets et de foule ahurie et bruyante, je préfère la tranquillité et l’humilité de cette petite adresse malaise ou je trouve mon bonheur dans un plat de palourdes sautées aux poivres, un plat d’une déconcertante simplicité mais qui exprime bien plus qu’il ne le laisse entendre.

Fatty Crab 6

C’est par exemple de saucer avec du pain grillé cette sauce foncée iodée très relevée et d’accrocher quelques grains de poivres qui vont exploser en bouche. Un bonheur simple, une leçon de vie.

Fatty Crab 1

 

 

Fatty Crab

2170 Broadway, entre 76 et 77th St

Station: 79th St

Site: fattycrab.com

 

 

Partager cet article
Repost0
15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 10:28

Zaitzeff 1

J’adore ce burger pas grand pour deux sous, aussi bio qu’écolo. J’en fis la découverte au retour d’une visite à Bryant Park, dont je quittais l’herbe brulante et surpeuplée pour le quartier du Lower Manhattan ou je réalisais une fois sur place, au vu de ce gigantesque chantier - un cratère glaçant comme surgi en plein centre ville - qu’il avait été le théâtre de l’effondrement des tours jumelles. Inévitablement, Zaitzeff était aux toutes premières loges puisqu’il donne directement sur le site, situé plein axe, à moins de 500 m à pied.

Zaitzeff 2

A la différence de ces hordes de touristes crachés par les autocars climatisés, je ne m’engouffrais pas dans le mémorial du site qui en plus des inévitables reliques tire-larmes offre une vue «imprenable» sur Ground Zero. Plutôt que de sombrer à mon tour dans le tourisme morbide, je préférais au contraire pousser la porte de Zaitzeff dont la petite surface, son parquet en bois, ses tables d’hôte en chêne, sa cuisine ouverte, ses murs blancs et sa grande toile abstraite vive et colorée me séduisirent immédiatement. Sans compter que salades et sandwichs étaient bio, les burgers et les frites également, ceux-ci étant cuisinés avec le minimum de graisse possible.

Zaitzeff 3

Exemple, ce burger à la viande de Kobe, race très prisée et fameuse pour être massée au saké, élevée au grand air, nourrie avec plein de bonnes choses et de musique classique mais surtout bien persillée et avec ce léger goût de beurre fondant, dont le gras est plus pauvre en cholestérol que celui des autres races. Dans l’assiette - ou plutôt au bout des doigts - c’est divin, d’autant plus que le burger a banni toute espèce de sauce pour donner toute sa force au produit, toute sa mesure au légume. Résultat, c’est un burger très léger et gouteux aux saveurs bien distinctes, qui ne plombe absolument pas l’estomac: un vrai tour de force.

Zaitzeff 4

Les frites également valent le détour: portion infernale, molles et bien dorées (ça tombe bien, je les aime aussi bien croustillantes que molles). Assurément l’une de mes adresses préférées.

 

Zaitzeff

72 Nassau St

Station: Fulton

Site: zaitzeffnyc.com

 

Partager cet article
Repost0
14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 07:56

Eagle 1

Cela se passe sur les toits de Brooklyn, sur la terrasse verdoyante d’un entrepôt qui offre une vue fracassante sur Manhattan. C’est «un potager du ciel», un de ces potagers communautaires comme on en trouve tant à Brooklyn.

Eagle 2

La mégalopole, gagnée depuis les années 2000 par le phénomène de l’urban farming s’offre même le luxe de posséder 10 fermes de plus d’un hectare. New York, ville verte, bio et pionnière aux Etats-Unis du mouvement slow food, cela paraissait encore impensable il y a 15 ans et c’est pourtant ce petit miracle qui a eu lieu.

Eagle 3

Le dimanche, c’est porte ouverte et les volontaires débarquant la plus part du temps avec leur sac de compost sont les bienvenus pour prêter main forte aux jardiniers qui en matinée s’occupent de ranger les fruits de leur récolte dans les cageots.

Eagle 4

Une partie des légumes et herbes aromatiques est en effet vendue sur place quand la seconde sera livrée à bicyclette aux restaurants locaux.

Eagle 5

C’est une chic idée que ce potage qui compte aussi quelques poules, une famille de lapins ainsi qu’un un rucher, les abeilles favorisant la pollinisation nécessaire au développement des récoltes.

Eagle 6

 

 

Eagle Street Rooftop Farm

44 Eagle St

Greenpoint

Station: Grennpoint Avenue

Tous les dimanche

Site: rooftopfarms.org

 

 

Partager cet article
Repost0
12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 14:35

Don 1

Le jour de mon arrivée, un bol d’oatmeal dessiné grossièrement sur la vitrine de cette petite cantine fréquentée quasi exclusivement par la communauté dominicaine avait immédiatement attiré mon attention. Le lendemain matin c’était tout vu, je plongerai avec délectation ma cuillère dans cette masse chaude, gluante et homogène qu’est le porridge saupoudré de cannelle.

Don 3

Si j’étais trop fatigué pour en rêver la nuit, le matin me cueillit avec cette envie inchangée et c’est fort content que je me glissais hors de mon lit pour remonter la quatrième avenue. A l’intérieur, bien qu’il fut encore loin d’être 8hoo, l’animation battait déjà son plein. C’étaient des volées d’éclats de rire et de grands gestes qui embrassaient toute la salle, l’espagnol qui coulait à flot et dont j’accrochais quelques expressions qui me firent sourire.

Don 2

Le juke box - quasiment une antiquité - qui jouait sans surprise des airs entrainants latino américains, se joignit à son tour au chœur qui ne cessait de m’émouvoir par l’énergie, la chaleur qu‘il dégageait. Ici, tout chantait, tout était joie et festivité; un climat que je retrouverai décuplé à l’infini le soir dans le quartier de Spanish Harlem.

Don 4Moins grossier dans sa présentation et sa cuisson (mais aussi moins bon), l’oatmeal proposé par le bio et écolo responsable Caffe Latte situé en plein Harlem, lui est certes inférieur mais l’ambiance très artiste (musiciens de jazz et écrivains en herbe ne manquent pas) compense cette approximation.

Don 5

Don 6

C’est également une bonne base de lancement pour visiter le quartier d’Harlem bien calme et assagi, voir glacial, si loin de ce que l’on pouvait lire par exemple dans les romans de James Baldwin.

Don 7

 

 

Don Pepe restaurant

42 4th Avenue

Station: Atlantic Avenue

 

Caffe Latte

189 Malcom X Boulevard, niveau 119th St

Station: 116 th St

Site: ilcaffelatte.com

 

Partager cet article
Repost0
11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 01:24

Tuck-1-copie-1.JPGOn est dans l’East Village, jadis quartier hautement politisé et contestataire qui est loin d’avoir vendu son âme puisqu’il poursuit sa lutte contre les ambitions carnivores des promoteurs immobiliers et fait même figure de modèle en la matière ses habitants n’ayant quasiment pas changé, composés en grande partie d’étudiants, d’artistes de marginaux, de prostituées, mais aussi de pubards et de traders. Après avoir dépassé un bar à jus de fruits comme on en trouve tant à New York, j’avise une petite devanture flanquée d’un kangourou en plastique jaune et hilare qui me laisse à penser qu’il s’agit là d’un petit resto Australien.

Tuck 2

C‘est en effet le cas et après avoir descendu quelques marches, je me demande ce que l’on mange dans cet endroit qui ne paie pas de mine. Par exemple des tourtes préparés uniquement à partir de produits bio, garnies de viande hachée, de poulet au curry, de crevettes, végétarien ou encore des pains aux saucisses, des chaussons à la viande.

-Tuck-3-.JPG

Vivement recommandé par le patron fondu de rock alternatif de privilégier le breakfast pie que j’aperçois parmi tant d’autres tourtes, impérial, chargé jusqu’à la gueule, faisant la bronzette dans son espèce de garde manger vitré, j’opte en effet pour cette spécialité qui compte à peu près tout les ingrédients qui peuvent nous passer par la tête - pomme de terre, oignons, saucisse, bacon œuf, fromage, haricots et je dois en oublier une bonne moitié.

-Tuck-4-.JPG

On s’attendrait à un pie cataplasmique, un vrai plat de bucheron mastoc et aux saveurs indistinctes et c’est curieusement tout le contraire, ce qui ne peut tenir que du miracle mais surtout du grand savoir faire du chef qui ne s’est pas contenté de secouer et de renverser son frigo dans sa tourte. Sans parler de sentiments, on pourrait dire qu’il y a mis beaucoup d’intérêt, de manière à alléger au possible le monstre.

-Tuck-5-.JPG

Même chose avec le mesclun de salade cultivé sur les toits de New York, frais, vif et aromatisé à l’huile d’olive et au gingembre. Rien de transcendant, me direz-vous, si ce n’est qu’à Paris on peut courir pour se voir offrir une telle assiette (en général une salade avachie et flinguée par une vinaigrette corrosive). Si en plus on ajoute qu’on y boit des limonades bio, que le patron comme son cuisinier sont très sympathiques - comme l’est également la clientèle d’habitués - on se dit que tout compte fait Tuck Shop vaut franchement le détour.

Tuck-6.JPG

 

 

Tuck Shop

68 E 1 st près de la Première avenue

East Village

Station: East Side-Second Avenue

Site: tuckshopnyc.com

 

Partager cet article
Repost0
10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 00:27

Nolita-1.JPG

Chemin faisant, je glissais du moribond Bowery (ses rues chaudes et blafardes la nuit, immortalisées jadis par le photographe Weegee; le Bowery Ballroom ou je regrette de n’avoir jamais assister aux premiers concerts de Sebadoh, Guided by Voices, Pavement et bien entendu Sonic Youth), à Nolita, le quartier minuscule le plus branché, le plus hype de tout New York, ce qui ne fait pas nécessairement de lui le plus insupportable. Ne serait-ce que pour ses fresques murales:

Nolita-2.JPG

Son New Museum of Contemporary Art, à la frontière des deux quartiers, géniale création architecturale composée de sept cubes blancs et d’une rose géante née de l’imagination des japonais Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa.

Nolita-3.JPG

Enfin, son inévitable épicerie bien entendu bio, très chic et de superficie impressionnante donc très fournie, mais surtout la passionnante librairie indépendante Mc J. qui est un véritable espace de vie, de culture et de détente ou en plus d’avoir à sa disposition une grande variété d’ouvrages, on peut se restaurer, imprimer soi même son livre (l’imprimante ne chaume pas) ou réserver un espace pour y faire la lecture d’un texte, donner une conférence. Des fauteuils étant répartis sur les deux niveaux, je ne résistais pas longtemps à la tentation d’ouvrir la traduction du dernier texte d’Edouard Levé, Suicide (remis à son éditeur quelques jours avant qu‘il ne mette fin à ses jours), dont je commençais sur place la lecture avant d’en faire l’acquisition.

Nolita-4.JPG

Plus tard, en fin de journée, c’était tout proche une cantine mexicaine, Tacomba Fonda Nolita, dont le décor me fit une grande impression d’autant plus qu’un cuisinier tout droit sorti d’un film de Roberto Rodriguez officiait dans un mini van Volkswagen qui excitait la curiosité des enfants, y compris la mienne.

Fonda-1.JPG

Fonda-2.JPG

Cette comida de la calle était plein de couleurs, de chaleur, on s’y régalait principalement de tacos (poulet, bœuf, porc, poisson grillé comme ce fut mon cas) après s’être acquitté d’un ticket au tarif unique de 4$ (voir plusieurs si l’appétit s’y prête) qui valait également pour les deux ou trois plats supplémentaires comme les huevos ou le riz et ses haricots.

Fonda-3.JPG

Fonda-4.JPG

Divinement épicé, garni d’avocat frais comme une première neige et flanqué d’une succulente sauce tomate, le tacos s’avéra bien plus délicat et gouteux que je ne l’imaginais.

-Fonda-5-.JPG-Fonda-6-.JPG 

 

 

Tacomba Fonda Nolita

267 Mott St

Nolita

Station: Bowery ou Spring St

 

Mc Nally Bookshop

52 Prince St

Station: Bowery ou Spring St

Site: mcnallyjackson.com

 

 

Partager cet article
Repost0
9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 02:21

Flea 1

Un greenmarket de plus (on en compte une cinquantaine à travers New York), celui-ci couché au bordl’East River, à l’extrémité de Williamsburg ou les nombreux immeubles désaffectés reconvertis en lofts, bars et galeries ont chassé en grande partie (flambée du mètre carré et spéculation immobilière oblige) les communautés historiques hassidim, hispanique, polonaise, italienne et afro-américaines, remplacées progressivement par de jeunes diplômés, des couples de trentenaires armés d’un comfortable pouvoir d’achat.

Flea 2

C’est sans surprise que l’arrivée de cette nouvelle population a entrainé l’apparition frénétique d'épiceries et de restos bio, de librairies d’occasion et de cafés équitables, sans compter les restaurants à la mode qui poussent comme des champignons et dont certains se distinguent par leur déco inventive et quelquefois époustouflante.

Flea 3

Il était donc logique que dans la foulée un grand marché bio fisse son apparition à Williamsburg, supplantant sans surprise les petits greenmarket essaimés aux quatre coins du borough mais peut-être plus authentiques, souvent minuscules et basés dans des squares et jardins ou une zone est réservé aux chiens, l’accès aux espaces verts leur étant formellement interdit.

Flea 4

Deux passionnés convertis à la cause du slow food, Eric Demby et Jonathan Butler, ont eu l’idée de monter ce marché chaque samedi, sorte de grande kermesse du manger bon, sain et local, qui voit se succéder une grande quantité de stands, véritable vitrine de leur Smorgasburg, l’équivalent de notre Fooding.

Flea 7

Des produits laitiers de fermes distantes seulement d’une cinquantaine de kilomètres, aux donuts 100% bio, en passant par les fruits et légumes, les jus frais, les salades de homard, les légumes et le miel, on trouve absolument tout au Brooklyn Flea, y compris des nouilles sautées, de la sauce gravy, des terriyaki végétarien, des bananes trempées dans le chocolat et recouvertes de toppings kawai comme tout, ou encore des crêpes.

Flea 6

La bonne nouvelle étant qu’on peut se régaler sur place ou tables et chaises ne manquent pas ou les pieds dans l’herbe, allongé dans le parc faisant face à la skyline de Manhattan. Simplement magique.

Flea 8

 

 

Brooklyn Flea, Smorgasburg

East River State Park, Williamsburg

Chaque samedi

Station: Bedford Avenue

 

Partager cet article
Repost0
8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 03:00

Ozzie's 1

Ce n’est pas un hasard si mon hôtel est situé à quelques centaines de mètres de Park Slope, ce quartier à la fois bohème et bourgeois (l’un va quasi inévitablement de paire avec l’autre), immédiatement identifiable à ses brownstones, ses épiceries bio, ses boutiques de mode, ses centres de méditation et dont Ozzie’s offre un fidèle échantillon de la population assez artiste, résolument détendue, charmante et toujours disponible à sympathiser avec vous.

Ozzie-s-2.JPG

Ce café inévitablement bio, je l’ai découvert dans Bored to Death, l’une de mes séries favorites et il ne faisait pour moi aucun doute que je lui rendrai une petite visite lors de mon passage à New York, l’idéal étant encore de loger à proximité afin de le fréquenter régulièrement qui est encore la meilleure façon de s’imprégner d’un lieu, de mieux le connaitre.

Ozzie-s-3.JPG

Les amateurs de café habitant dans les parages ont quasiment élu domicile chez Ozzie’s - leur ordinateur portable également - ou les grains sont quotidiennement torréfiés au milieu de la grande salle toute en longueur, ce qu’on pense d’abord être un métro n’en finissant plus de passer sous nos pieds.

Ozzie-s-4.JPG

-Ozzie-s-5-.JPG

On s’y sent bien, très bien même chez Ozzie‘s, si l’envie nous en prend on peut même s’accorder un petit somme sur un canapé après avoir pioché un livre dans la petite bibliothèque. La vie coule tout doucement chez Ozzie’s, sans violence.

-Ozzie-s-6-.JPG

Une part de tarte à la fraise et à la rhubarbe et nous touchons carrément au bonheur.

Ozzie's 7 

 

Ozzie’s Café

249 5th avenue, entre Carroll St et Garfield St

Park Slope

Station: Union St

 

Partager cet article
Repost0
7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 00:33

Community-1.JPG

Les marchés bio sont foule à New York. Sans compter les épiceries bio ou les très pratiques «Grocery», ces superettes qui proposent à ma grande surprise un maximum de produits également bio comme ces laits de petites exploitations vraiment formidables.

Union-2.JPG

Ce matin là, en plus de remarquer un grand bac à compost dans lequel chacun est libre de venir jeter ses épelechures, mes pas me conduisent justement dans un de ces Green Market (New York en compte un nombre impressionnant), lequel est situé en plein cœur de la ville, aux pieds d’un petit parc ombragé plutôt sans charme, fréquenté jour et nuit par de nombreux junkies qu’on découvre sommeillant, recroquevillés sur eux-mêmes, les chevilles portant encore des traces récentes de piqures.

Union-3.JPG

Plus gais sont les étalages de produits de région proches de New York dont il est très aisé de faire la dégustation.

-Union-4-.JPG

(Union 5)

L’idéal est de se faire servir un jus de pommes produites et récoltées en Pennsylvanie qu’on sirotera en marchant (jus trouble très foncé, très concentré et sucré juste ce qu’il faut, un délice), on l’appréciera d’autant plus entre deux grignotages (fromage, cornichon, feuilles aromatiques frites dans un trait d’huile de pépin de courge, une découverte, bacon de chez The Flying Pig, l’équivalent américain de notre Ospital hexagonal !).

Union-7.JPG

Union-6.JPG

Ce matin là, je notais que beaucoup de scolaires entre 5 et 8 ans étaient intrigués, voir restaient interdits devant les œufs et les pattes d’autruche emballées et prêtes à la consommation, tout autant qu’ils pouvaient l’être devant l’affiche de The Flying Pig, demandant avec le plus grand sérieux à un vendeur comment se il se faisait que leurs cochons n’aient pas l’idée de s’échapper de leur enclos d’un simple battement d’ailes.

Union-8.JPGDans la continuité, je déjeunais au Community Food and Juice, un restaurant bio mieux décoré qu’il n’a l’air sur la photo, situé à quelques centaines de mètres de la Columbia University, réputé pour sa cuisine simple (salades, sandwichs, œufs, burgers de poulet «free range», plutôt bon marché et d’une incomparable fraicheur.

Community-01.JPG

J’optais pour l’exquise salade Farmer’s Chop (salade romaine, poulet, radis, carotte, céleri, pomme, radis, féta, savoureuse et légère vinaigrette au cidre moutardé), que j’accompagnais d’une portion de carrot hash browns, pommes de terre et carottes écrasées, le tout poêlé et bien croustillant à la surface. Un régal.

Community-2.JPG

Community-3.JPG

A noter, une carte des jus et des thés glacés plus que formidables qui sont une raison supplémentaire de ne pas passer à côté de cette adresse.

 

 

Union Square Green Market

17th street entre Broadway et Park Avenue

Lundi, mercredi et samedi, de 8h00 à 18h00

Station: Union Square

Site: grownyc.org/unionsquaregreenmarket.com

 

Community Food and Juice

2893 Broadway, près de la 113th st

Station: Columbia University

Site: communityrestaurant.com

 

Partager cet article
Repost0

  • : Food'up ! Food'down !
  • : Chroniques gustatives.
  • Contact

Mes addresses

Le Pré Verre (Cuisine et vins d'auteurs), 8 rue Thénard, Paris 5è

Asian Wok (cuisine Thai avec un zeste de fusion), 63 rue Oberkampf, Paris 11è

El Mansour (Le couscous Marocain de la capitale sinon de l'héxagone), 7 rue de la Trémoille, Paris 8è
Croccante (Spécialités siciliennes, cuisine régionale à couper le souffle), 138 rue Vaugirad, Paris 15è 

Rechercher

Pages

Liens