750 grammes
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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 10:25

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Un peu chahutés par les récents jeux de chaise entre Rice and Fish et Rice and Beans et la canicule qui s'est abattue ces derniers jours sur la capitale, on n'est pas malheureux de s'engouffrer dans cette cantine mexicaine de poche pour trouver refuge dans la petite pièce toute droit sortie d'un rêve halluciné après une prise de peyotl, qui s'inscrit entre fulgurances kitsch et bombardements folkloriques multicolores.

Rice 2

Si le dépaysement est garanti, la canicule, elle, nous colle aux basques, dont la seule source de fraîcheur s’exprime à travers les pales d'un ventilateur à bout de souffle qui brasse de l'air comme les ministres brassent du vent. On sue à grosses gouttes, on s'éponge grossièrement et on peine à se rafraîchir avec une Sol tiédasse et une carafe d'eau sans surprise blindée de calcaire et servie sans scrupule à température ambiante – comme on est loin de New York et de ses grands verres d'eau glacés posés d'autorité sur la table et sans cesse «refilled».

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On ne coupe pas à l'assiette de guacamole à partager (5 €), plutôt délicieuse et bien citronnée, qu'on attaque avec d'impeccables chips de maïs puis on enchaîne avec le burritos au poulet pour elle (7 €), aussi large qu'une meule de foin mais visiblement plus plaisant en bouche - saveurs bien tranchées catapultés à la vitesse de la lumière, note-t-elle.

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En ce qui me concerne, j'opte pour la combinaison de 4 bébé tacos (14 €), au poulet, au porc ainsi qu'à la côte de bœuf marinée, végétarien, plutôt décevant avec ses viandes pas loin d'être passables et ses haricots bien trop cuits, sans présence aucune et de surcroît scandaleusement noyés dans le jus, en plus d'être servis tièdes.

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Lorsqu'on quitte les lieux notre sentiment balance inévitablement entre indulgence et consternation. L'un est plutôt emballé quand l'autre est déçu. En réalité, on ne sait pas sur quel pied danser. Rice and Beans non plus.

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Rice Beans

22 rue Greneta

75002 Paris

01 73 70 46 09

riceandbeans.fr

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 10:52

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En attendant l'ouverture imminente du Mandarin Oriental rue Saint-Honoré avec l'espoir d'y goûter des dim sum hors du commun, on ronge son frein en multipliant les visites chez l'irrésistible Yoom chroniqué dans ces pages et on tente à l'occasion un nouveau venu sur la planète dim sum, en l’occurrence Sum, situé dans le quartier de Pyramides, à deux pas de «Little Tokyo».

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Rien de bien enthousiasment dans cet espace signé Laura Gonzales du cabinet Pravda Arkitect - bois brut, marbre et tons dorés – encore moins dans ces bouchées à base de farine de riz volontiers diététiques (sans glutamate, sans matières grasses et sans sel ajouté) qui cuisent à la vapeur et sans envie dans leur panier en bambou en retrait d'une petite vitre embuée derrière laquelle se glisse de temps à autres une silhouette nonchalante, un verre à la main, totalement désintéressée par ce qu'elle fait (ou plutôt ce qu'elle ne fait pas) l’impensable voulant que l'équipe ne compte aucun chinois ou Hong- Kongais.

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On tapera sans vergogne dans les menus compris entre 9 et 13 € mais une petite sélection personnelle de dim sum fourrées à la crevette, au porc, à la dinde, aux légumes et au gingembre (5 € les 5 pièces) augmentée de brioches fourrées au porc laqué (pas mauvaises du tout) fera tout aussi bien l'affaire. Avec un bubble tea honnête dans sa banalité, on est paré pour s'installer à l'ombre en terrasse et déguster ces dim sum de petits calibres immédiatement pénalisés par cette résistance dans l'attaque, l'épaisseur exagérée de la pâte quand on n'attend de la bouchée finesse et légèreté, mystère et fragilité (les jolis souvenirs de dim sum à la pâte quasi transparente, déchirée par endroits).

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Autrement, en bouche l'effet est loin d'être désagréable mais pas assez percutant à notre goût. Pour certains, l’excellente sauce soja, coriandre et gingembre pourra palier cette faiblesse quand d'autres préfèrent s'y refuser. Une affaire de goûts.

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Sum Pyramides

13 rue des Pyramides

75001 Paris

Tel: 01 53 76 32 83

sum-restaurant.com

 

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 08:56

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C'est bio, c'est végétarien, c'est terriblement frais et délicieux. On est dans cette mini cantine healthy un pied à New York - tendance Brooklyn - le second à la maison (éco-durable, forcément). On n'a pas grignoté l'ombre d'un radis blanc qu'on se sent déjà comme un poisson dans l'eau, voir un peu ivre de joie dans cette petite salle épurée aux murs blanc traversée par deux grandes tables d'hôte en bois, lesquelles sont encadrées de cageots, d'une poignée de patères et de quelques magazines. Attachant et apaisant.

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On lève la tête et c'est un tableau qui s'allonge sur toute la largeur du mur sur lequel sont inscrites des propositions ramassées au maximum (jus mixés, jus filtrés, baggel herb bean/avocat, futomaki avocat/mangue/radis, veggie stew, cookies.) L'eau nous monte immédiatement à la bouche, on brûle pratiquement de désir. Le mot n'est pas faible. Comptoir, commande - à peine 15 euros pour un plat, une boisson et un dessert - chaise haute, couverts à portée de main, thermos de tisane au gingembre et cardamone à discrétion et quelques minutes plus tard le veggie stew posé sur notre table, qui casse la baraque avec ces saveurs qui déboulent de partout, qui foncent tête en avant dans tous les sens et nous enchante, forcément, nous laissant sans voix, stupéfait.

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Impossible de ne pas en tomber raide dingue avec ces légumes compotés, sélectionnés au grès des saisons, selon l'arrivage et l'inspiration et composés aujourd'hui de tomates cuites, de graines germées, de pousse d'épinards, de patate douce, de riz rond à la tomate, de courgettes, aubergines, oignons, champignons, salade alfafa. Dans la foulée, entre deux pages de Purple Magazine, un thé Oji-Cha et pour dessert un réjouissant clafoutis aux abricots amers, acides comme on les aime, et il n'en faut pas plus pour se sentir ragaillardi, régénéré, l'esprit assoupli, le corps au taquet. Tout simplement magique.

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Bob's Kitchen

74 rue des Gravilliers

75003 Paris

Tel: 09 52 55 11 66

bobsjuicebar.com

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 10:14

Boco 1

Boco, ou comment faire le tour du monde de la cuisine des grands chefs en deux coups de cuillère à pot. Le procédé est simple: on prend un petit panier mignon tout plein qu'on remplit de bocaux chauds ou froids signés Anne-Sophie Pic, Frédérik Bau, Gilles Goujon, Emmanuel Renault et Christophe Michalak, on passe à la caisse (lente et mal fichue, ramant pour absorber une file exponentielle une fois passé 12H30), on lache 15 petits euros pour l'entrée/plat/dessert plus un petit pain Poujauran, après quoi on se voit remettre une sorte de buzzer clignotant laid comme un poux. Viens le moment de partir à la pêche d'une hypothétique table vacante (au risque de me répêter, un vrai cauchemar passé l'heure fatidique de 12h30), sur laquelle nous posons le schmilblick qui ne tarde pas à faire sa petite crise épileptique, signe que le ou les plats sont chauds, qu'une jeune femme vous livre séance tenante (et l'intérêt du buzzer dans cette histoire ? on se le demande).

Boco 2

Nous voilà aux commandes d'un concentré de menu étoilé intégralement bio, une cuisine que cette trilogie de bocaux ne se contente pas d'effleurer et qui agit comme un accélérateur d'émotions avec à la clef la tentation d' approcher encore de plus près cette gastronomie souvent onéreuse et intimidante. Plus qu'un échantillon de la belle cuisine, plus qu'un raccourci gentillet, on ressent immédiatement derrière le verre épais des bocaux la volonté, l'effort et le sentiment du chef. Il n'est que de goûter cette «tomate grappa gorgée de chèvre frais et pistou à l'huile d'olive», signée Gilles Goujon, accompagnée encore de ses haricots verts, ses haricots coco, quelques tomates confites, des courgettes et du poivron rouge, pour sentir immédiatement monter en nous des bouffées de fraîcheur, des fulgurances ensoleillées, comme si le sud tout entier venait se jeter dans notre bocal.

(Boco 3)

Mordre dans l'épaisseur vive de la tomate fait un bien fou, attaquer celle du chèvre est presque salvateur, quand au fond du bocal gît le trésor inestimable que sont ces légumes pris dans l'huile d'olive qui ont rendu un jus à se damner.

(Boco 4)

Et que dire de ce «tandoori de daurade royale aux épices» reposant sur un lit de riz noir vénéré «en risotto ferme et parfumé», création jubilatoire d'Anne-Sophie Pic, qui va laisser des traces (elle aura forcément pactisé avec le diable pour donner à son risotto ces saveurs d'un autre monde).

(Boco 5)

Quand à la crème caramel au beurre demi-sel de Christophe Michalak, c'est une miniature, une compression de son talent et d'une simplicité heureuse plutôt inattendue de la part du pâtissier virtuose. Dire qu’on se sent un peu fondre au fur et à mesure des cuillères avalées, c'est en dire encore trop peu. Pas l'ombre d'un doute, c'est déjà demain qu'on y retourne dans ce self de luxe. Et tant pis pour la décourageante file d'attente.

 

Boco

3 rue Danielle Casanova

75002 Paris

www.bocobio.com

 

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 09:15

Drouant 1Les dimanche ne sont jamais tout à fait les mêmes ni tout à fait complètement moribonds lorsqu'on s'installe à une petite table en terrasse pour commander en direct le plat du jour, idéalement calé dans le semainier: le poulet frites (17,50 €). Fermier comme il se doit, chair ferme et peau un poil craquante, frites épaisses et rectangulaires (pommes pont-neuf) plutôt farineuses mais bien dorées et gourmandes, ail fondant en embuscade, on use de la saucière comme Jackson Pollock du pinceau avec sa toile: reprenant à notre compte la technique spectaculaire du dripping, mais en douceur, on ré-enchante les zones d'impact, on révèle des surfaces oubliées ou endormies et au final on booste le poulet, on décuple son potentiel. Et c'est peu dire que le plaisir galope et le temps s'évapore !

Drouant-2.JPG

En revanche, on regrettera cette salade rongée par une vinaigrette corrosive à base plus que probablement de vinaigre blanc, un ersatz d'herbicide pas si éloigné que cela de l'agent orange lâché par les américains sur les campagnes vietnamiennes. Un mal pour un bien qui ne gâche en rien ce poulet qui garde la tête haute et les pattes au fond du plat.

Drouant-3.JPG

 

Drouant

16-18 Place Gaillon

75002 Paris

Tel: 01 42 65 15 16

Site: www.drouant.com

 

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 09:25

Blue 1

Bien entendu que je n’aurais jamais quitté New York sans avoir goûté à la cuisine japonaise dont la mégalopole américaine - outre l’empire Momofuku de David Chang - est un des meilleurs ambassadeurs. C’était un soir que l’orage venait de crever après qu’il ait fait exagérément lourd. L’averse violente, tellement prévisible lâchait sans surprise de longues baguettes d’eau sale entre le ciel et le macadam et c’était comme si le ciel tout entier se soulageait enfin. Interdits, pris de court, on courait dans tous les sens, on se précipitait vers la bouche de métro, on s’engouffrait dans une boutique, certains arrêtaient avec soulagement un taxi, d’autres encore poursuivaient leur chemin comme si de rien n’était, trempés mais heureux.

Blue 2

Tassés par la pluie, nous nous étions retrouvés justement devant l’entrée de Blue Ribbon, une auberge japonaise étoilée qui compte plusieurs déclinaisons dans New York. C’était le bout du voyage, déjà, qui s’achevait avec un maquereau en deux services, d’abord cru puis grillé, à tremper dans une délicate sauce ponzu.

Blue 3

Il était inutile de résister à la tentation d’avaler quelques bouchées de maki au crabe ou bien fourrés de peau de saumon grillé, tant on sentait la salle entière en adoration devant les mets qu’elle portait à sa bouche. Il suffisait de suivre le mouvement, de se couler dans le rythme, par exemple de saisir entre deux doigts un sushi rutilant de fraicheur qu’on aurait dit vivant et prompt à se redresser.

(Blue 4)

Blue 5

Et puis tout ce qui passa sous nos yeux y passa pour la dernière fois. Immobile, il s’agissait de laisser les bruits et les odeurs nous envahir une dernière fois quand les visages, bientôt, se brouilleraient et deviendraient incertains dans notre mémoire.

(Blue 7)

 

Blue Ribbon

278 Fith Avenue, entre first st et Garfield st

Site: blueribbonrestaurants.com

Station: Union St

 

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 11:49

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Un autre café dans lequel ont été tournées certaines séquences de la série Bored to Death, à proximité de Fort Greene, un joli parc dominé par une petite butte. L’accueil y est peut-être moins chaleureux qu’ailleurs mais l’esprit post Village Vanguard - les préoccupation écolo-alter mondialiste en plus - souffle toujours autant dans cet énième café bio à 95% spécialisé dans l‘expresso (grains provenant de petites plantations indonésiennes), les vins, les smoothies et les céréales (un mélange maison renversant, mon geste quotidien avant de plonger dans le métro pour gagner Manhattan), la petite restauration (produits locaux) et les jus s’avérant plutôt dispensable, quoique les intitulés des salades, interminables, hilarants, surréalistes et parfois acides valent franchement le détour.

Smooch 2Sans surprise, je n’ai pas manqué de noter quelques échantillons du style: «No animals were harmed during the making of this breakfast» (servi au petit déjeuner, tofu poêlé avec du cumin, des tomates, des olives, carottes, airelles et oignons), ou (mon préféré) le sandwich baptisé «Let’s be nice to everyone except the assholes who’ve trashed us on yelp.»

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Plus intimiste que Snice ou Ozzie‘s, on y retrouve une clientèle jeune et décontractée souvent affairée sur son ordinateur à quelque projet littéraire, ainsi qu’une ambiance très sympa notamment grâce notamment à ces bancs installés sur le trottoir (une autre particularité des cafés dans le quartier étant au mieux de posséder une petite terrasse aménagée sinon de prévoir quelques bancs ou chaises à l’extérieur ou en ces temps de canicule certaines jeunes femmes ne détestent pas s’y asseoir pour lire et bronzer à la fois.) Question musique, : Belle and Sebastian, Luna, The Moldy Peaches, quelques vieux blues, un soupçon d’electronica et quelques plages cafardeuses de Tom Waits. Autant dire qu’on est paré pour la journée.

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Smooch

246 Carlton Avenue

Station: Fulton

 

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 11:33

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En poussant la porte du café je supposais que Snice était la contraction de «super nice». Cela se passait un petit quart d’heure avant d’allumer mon ordinateur et d’ouvrir Wikipédia pour y apprendre qu’en réalité Snice désigne cet état intermédiaire entre la neige et la glace. Qu’en au rapport entre ce café et la neige en train de durcir, je vous laisse débrouiller ce mystère.

Snice 3A Park Slope sur la cinquième avenue, comme partout ailleurs dans Brooklyn et plus largement dans tout New York, sortir un net book de son sac - quoique la préférence aille plutôt au Mac - est un geste courant, aussi fréquent que d’accrocher sa veste au porte manteau. A Park Slope ou dans n’importe quel café ou restaurant du quartier une connexion wifi est disponible gratuitement, je dénombre régulièrement plus de clients équipés d’ordinateur que l’inverse.

Snice 2

La proportion de jeunes gens absorbés par leur écran est même quelquefois saisissante, au point par exemple qu’à Snice une notice apposée sur les tables prévient que certains jours entre 14 et 17 heures les clients souhaitant se servir de leur machine sont priés de prendre place uniquement à la table d’hôte située face à la baie vitrée, un avertissement que bien entendu personne ne respecte. C’est ainsi qu‘à Snice comme ailleurs, la salle compte plus d’ordinateurs qu’il n’en faut pour se croire dans quelque open space.

Snice-4.JPG

Plutôt que de juger hâtivement et trop sévèrement ce qui peut sembler au premier abord comme une nouvelle forme de dépendance et d‘aliénation, il est indispensable de savoir que les cafés à Brooklyn, parce qu’ils sont tellement confortables, lumineux et délicieux (on grignote chez Snice une petite restauration végétarienne et locale, des salades «out of this world», aux légumes rares et savoureux, des sandwiches préparés avec des pains variés, des pâtisseries maison tout aussi réjouissantes, sans parler des boissons glacées, cafés frappés, jus et autres) et la musique indépendante, l’anti folk tellement doux à nos oreilles, que ces cafés sont pour nous comme des secondes maisons, de véritables cocon ou l’on peut passer des heures voir des journées entières à se distraire, à travailler, seul ou à plusieurs, avant ou après s’être promené dans l‘incontournable Prospect Park n‘est qu‘à quelques minutes à pied de Snice. New York ville magique? La question ne se pose même plus.

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Snice

315 5th Avenue

(Entre la 2nde et 3rd street)

 

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 08:54

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Franchement, la café de cette petite salle de spectacle indépendante ne paie de mine. Certains diront même que le lieu est laid et miteux et qu’en comparaison un centre d’accueil pour SDF passerait pour un palais. Pourtant, la vétusté du lieux et son laisser aller qui le caractérise ne sont en réalité pas sans charme, d’autant plus que quelle que soit l‘heure à laquelle on s‘y trouve, on est assuré d‘y faire des rencontres intéressantes, voir passionnantes.

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Cerise sur le gâteau, depuis l’espace café et ce à travers une large brèche pratiquée dans un rideau noir laissée à ce qu’il parait en l’état depuis la nuit des temps, les amateurs peuvent assister aux répétions des spectacles qui on lieu au sous sol dans une grande salle sombre et lépreuse. Parce qu’en plus de ces atouts on y joue des musiques jouissives (une constance à New York), comme ce matin The Smiths, Beirut puis Mazzy Star, Billie Holiday et Marissa Nadler, j’ai pratiquement élu domicile au Brooklyn Colyseum ou je me rends souvent en matinée avaler un bol de muesli face à la grande baie vitrée.

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Pas étonnant donc, qu’après une seule visite on s’y sente chez soi et que nous ayons à notre tour l’envie d’y poser les amarres et d’y rester longtemps à lire, écrire, échanger, parfois ne rien faire d’autre que respirer l‘air du temps.

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Brooklyn Colyseum

Angle Fourth avenue et President.

Station: Juste à la sortie de la station Union St

 

 

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 12:25

Oko 3

Chez Oko tout est bio, écolo et de commerce équitable, et c‘est pas peu de le dire: chaque centimètre carré de cet espace mignon comme tout est là pour nous le rappeler à renforts d’affichettes, de stickers et d’auto promotion, d‘auto congratulation.

Oko 1

Spécialisé dans les yaourts glacés et les jus de fruits et dans une moindre mesure les smoothies, cafés, thés (en vrac, la très bonne nouvelle, une autre constance dans Park Slope), pâtisseries et sandwichs, Oko possède comme partout ailleurs une excellente connexion wifi, des panneaux solaires dont on a déjà remarqué la présence à plusieurs endroits dans le quartier, une grande ouverture sur la rue, des petits sièges à l’entrée ou boire son jus, et parce que les toutous sont légion à Park Slope (accessoires aussi indispensables semble-t-il que l’I Phone), des gamelle remplies d’eau fraiche sont disposées devant l’entrée (ces jours-ci New York bout littéralement et subit une canicule historique). Pour un peu, on se croirait au Japon.

Oko 2

Au petit déjeuner, par exemple,on se régalera d'un jus de carottes et un bourratif bol de yaourt «grec» mélangé à du granola, plein de fruits frais et un trait de sirop d’érable. C’est joli pour les yeux, agréable à l’estomac et bon pour la santé. Autant dire qu’après un tel festin on est paré pour la journée.

 

Oko

125 Fith Avenue

Station: Union St ou Bergen

Site: okoyogurt.com

 

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