750 grammes
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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 18:07

Taor 1

Et pendant ce temps, l'Etna n'en finit plus de souffler de frêles nuages de vapeur d'eau, lesquels sont expulsés mollement du cratère encore chaud de sa dernière colère. De loin, on regarde une carte postale. Tout près, la réalité du volcan doit être à la fois belle et terrifiante. Autant plonger les yeux dans la Méditerranée qui est aussi calme et disciplinée qu'un grand lac.

Taor 2

On a grimpé depuis la gare et c'était haut, et c'était raide. C'était alors une fois franchie la Porta di Mezzo, le bourg médiéval et ses ruelles aux pavés incertains, ses jolies églises et ses boutiques de souvenirs jusqu'à la nausée. La carte postale était ici et pas ailleurs.

Taor 5

Outre la terrasse du mont Tauro, le théâtre grec offre une vue splendide sur l'ange gardien incendiaire et cette baie de Schiso qui sonne japonais, qui en a le parfum.

Taor 4

C'est dans le corso Umberto, un élégant restaurant qui offre depuis sa terrasse un panorama pas moins laid, tout aussi grandiose.

Taor 7

Je m'y installe pour déjeuner frugalement d'un carpaccio d'espadon, celui-là même longtemps regardé, longtemps admiré sur les étals du marché aux poissons de Catane. Il fait très chaud, l’appétit vient à manquer.

Taor 6On est heureux avec quelques tranches de poisson cru. Oui, on se croirait un peu au Japon, qui semble s'être rapproché.

 

Granduca

Corso Umberto, 172

Taormina

 

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 18:41

(Metro 1)

Catane commence dans une librairie, sous l’œil bienveillant de Chet Baker. Tertulia n'est pas qu'un espace dévolu aux beaux textes, on y mange léger, on y vient siroter une boisson fraîche en écoutant un poète jouer ses textes à la guitare.

((Metro 2))

Plus tard, accompagné d'un programmateur la performance se poursuit dehors, en terrasse puisqu'il faut bon et chaud et qu'on a tout le temps du monde. Les rares passants qui descendent la via Michele Rapisardi se pressent vers la Piazza Duomo et ne s'arrêtent pas – la musique passent loin au dessus de leur tête et s'envole, s'envole - comme s'ils craignaient de ne pas y arriver, l'illusion de la vitesse étant de croire qu'elle fait gagner du temps.

Metro 7

Plus tard, encore, on grimpe la via Antonino San Giuliano, fleurie sans raison et belle, qui semble s'envoler vers le bleu du ciel. On la dirait, cette ville, coulée dans le bleu du ciel. Une petite côte et on se sent très haut, comme sur le toît du monde. L'Etna est derrière nous, que l'on sent peser de toute sa masse. Il a sa langue, que sont ces convulsions, ces crachats encore récents de lave, la vapeur et la cendre éjectée qui vient mourir jusque sur les pages de mon carnet.

(Metro 4)

De minuscules grains noirs friables qui s'effritent sous la pression des doigts. Le papier crépite, les grains d'aspect charbonneux roulent en cadence sur la feuille. Le vent les sème aux quatre coins de la ville. Ils se déposent au fond de mon verre. Je les avale, inévitablement, et c'est un peu de l'Etna entré dans mon corps. Le volcan possède sa musique, qui nécessite de tendre l'oreille. Quelquefois, la cendre refroidie rencontre un visage. On croirait l'hiver, et c'est un autre voyage.

(((Metro 3)))

Via Crocifer, je dîne de la mer, au restaurant Metro, salué par le mouvement Slow Food, deux fois de thon, probablement saupoudré malgré lui de cette poussière noire. Me reviennent certaines pages de Pluie Noire et surgissent dans la foulée des images du film qu'en a tiré Shoei Imamura (auteur de l'Anguille, l'un de mes films de chevet – le non séjour ce printemps au pays de Tanizaki est une petite douleur). Serrés sur une barque, la pluie sale, la pluie maudite qui s'abat sur les rescapés, comme la continuité du cauchemar.

(Metro 5)

Rien de maudit dans ce tartare de thon qui brille par sa simplicité, émeut par son naturel, suivi d'un tonno ca cipuddata, une tranche de thon grillée recouverte d'oignons caramélisés, mariage princier, noces royales. Une spécialité sicilienne, comme cette poussière noire qui continue de pleuvoir dans notre assiette, dans nos cheveux. Et de répondre au volcan par des sourires.

(Metro 6)

 

Metro

Via Crociferi, 76

www. Ristorentemetro.it

 

Tertulia

Via Michele Rapisardi, 1-3

tertulia.tertulia@libero.it

 

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 08:50

Chardenoux 1

Se sentant probablement à l'étroit dans son célèbrissime fief du 11è arrondissement, Cyril Lignac a eu la bonne idée de dupliquer son Chardenoux rive gauche, en plein Saint Germain des Prés. Ou l'on retrouve la quintessence du bistrot vedette dans les murs de Claude Sainlouis, une ancienne institution germanopratine qui aura connu des heures glorieuses avant de sombrer dans l'oubli.

Chardenoux 2

Cyril Lignac et son décorateur furent-ils tenté de jouer de la masse et de recomposer un espace flambant neuf, on leur sait grès d'avoir conservé en grande partie les vestiges du lieu pour composer et jouer avec le papier peint fleuri, le carrelage d'époque, les moulures crèmes, de vieux portraits de présidents auxquels répondent aujourd'hui un comptoir en marbre, des lampes vintage, d'impeccables banquettes en cuir ainsi qu'une surprenante salle boudoir baignée dans les tons bleutés, un concentré fidèle de la proposition et de l'atmosphère légèrement décalées du lieu. Soit une nouvelle preuve que la contrainte est un espace insoupçonné de liberté, une formidable terre de jeu.

(Chardenoux 3)

Dans la continuité du Chardenoux de la rue Jules Vallès, la carte affiche ses velléités bistrotières, à laquelle la formule déjeuner - 25 € les trois plats - fait considérablement de l'ombre, parce que plutôt rare et de bonne augure dans le quartier. Ce qui donne en entrée un carpaccio de dorade aimable mais dont on aurait souhaité les tranches plus fines, certainement moins grossières. Un trait d'huile d'olive - un seul - une poignée d'agrumes, cette entrée eut gagnée à être plus généreuse tant en quantité (minuscule est le terme) que dans son assaisonnement quasi inexistant. La dorade semblait bien seule, comme punie, la gorge sèche parce que privée de citron et d'huile d'olive que l'on aime généreuse, abondante.

((Chardenoux 4))

En regard du carpaccio de daurade, l’œuf mollet et son émulsion de petits pois aux amandes était plus avenant, plus à la fête. Les petits pois craquant, bien dodus avec cette petite pointe sucrée caractéristique du petit pois signé Joël Thiébault marquaient la mesure et sonnaient comme des petites tapes sur l’épaule, signe que tout va bien, qu'on est bien, là.

Chardenoux 5

Le lieu cuit à l'huile de chorizo et son risotto façon paella était enthousiasmant, subtilement réalisé, qui illustrait de la meilleure des façons l'amour du produit et son respect, soit deux valeurs chères à Cyril Lignac qui se montre également intraitable sur le chapitre des cuissons, un art dans lequel il excelle et qu'il transmet scrupuleusement comme en témoigne ce plat saisi dans sa perfection, dans cette minute qui est la bonne, l'unique et non celle d'avant ou d'après. Et de penser à la photographie et plus particulièrement à cet «instant décisif» cher à Henri Cartier-Bresson. On regrettera seulement que l'affaire soit pliée en quelques coups de fourchettes, qui nous voit ruser, nous surprend à manger au ralenti, à espérer contenir le temps, de crainte de passer pour un goinfre, ce que nous sommes peut-être.

Chardenoux 6

Quelques échos nous avaient alerté sur l'insignifiance voir la médiocrité des desserts, jugements qui hélas collent au plus près de la vérité, le clafoutis aux cerises ingrat au possible, sec comme une branche et tenant plus du crumble que du clafoutis à proprement parler, méritant ni plus ni moins qu'un carton rouge, une bonne paire de claques. Et de quitter perplexe le Chardenoux des Prés, dont on congédie immédiatement le souvenir encore frais comme on se débarrasse d'un morceau de papier froissé oublié au fond se sa poche.

 

Le Chardenoux des Prés

27 rue du Dragon

75006 Paris

01 45 48 29 68

www.restaurantlechardenouxdespres.com

 

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 23:56

(((Quilles 1)))

Les Quilles, une adresse qu'on attrape au vol, comme tombée du ciel. Une planque de quartier, une seconde maison. Un vendredi après s'être offert un bain de foule dans l'électrisant marché de Belleville, c'est encore meilleur. On est ruisselant de bonheur, dégoulinant d'envie lorsqu'on s'assoit à une petite table en bout de salle.

L'ardoise posée sur la chaise vide est un rappel à la réalité, qui nous cause de rouler pour le menu à 12,50 €, lequel n'est pas volé et mérite des bises, sur les deux joues.

Quilles 2

L'entrée du jour, une salade «folle», «de saison» ou «du marché», comme bon nous semble, ne porte pas de nom, et c'est tant mieux. On fera aussi bien sans. Et c'est comme ça beaucoup de couleurs versées dans notre assiette: des carottes, des tomates, de belles pousses de moutarde et de larges copeaux de parmesan. Simple et sain.

Quilles 3

Les paupiettes de veau comme le risotto aux fruits de mer nous emballent très moyennement. C'est heureux, il n'en coûte que 2 € supplémentaires - quasi symboliques - pour planter les crocs dans un pavé de Salers saignant comme un taureau pendant le combat, qui avance à découvert avec son gratin dauphinois aux rondelles de pomme de terre très fines, fondantes sans excès, juste ce qu'il faut et nourries de crème fraîche, de quoi sentir ses papilles qui s'envolent.

(Quilles 4)

Le pot de chocolat, fortement cacaoté, à ne laisser qu'entre des palais avertis, ce n'est pas moins que l'apothéose (3,50 € hors menu) qui nous fait lâcher un ah ! de stupéfaction. Bouche bée, qu'on était. Un peu tremblantes, les jambes et des étoiles comme qui dirait partout dans la caboche.

(Quilles 5)

 

Les Quilles

123 boulevard de Ménilmontant

75011 Paris

01 47 00 03 66

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 23:46

Rép 1

Les jours gris comme aujourd'hui on est pas mécontent de se mettre sous la dent un peu de soleil. C'est chose faite avec Réparate, minuscule planque nissarde qui fait beaucoup parler d'elle pour sa formidable salade niçoise exécutée dans les règles de l'art, entendez qui se passe volontiers de riz, de pomme de terre, de haricots verts et de tant d'autres produits inappropriés et malvenus. Autant dire qu'on la redécouvre de A à Z, cette fameuse salade niçoise dont les ersatz, les contrefaçons indigentes ont fini par nous la faire prendre en grippe.

(Rep 2)Composée dans un premier temps en cuisine par Jean-Louis Lacaze, la salade est assaisonnée sous nos yeux par son fils, d'huile d'olive, de vinaigre de Banyuls, de sel et poivre mignonnette. Mesclun, thon, anchois, tomates, œuf dur, concombre, olives, cébettes, artichaut, fenouil, radis, aucun ingrédient ne fait faux bond et voilà la salade prête à bondir, à illuminer un peu de notre existence. Vivante, elle l'était déjà une fois posée sur notre table. Une fois mélangée, c'est un peu la mélodie du bonheur qu'elle se met à nous chanter, démonstration de claquettes de plus.

(Rep 3)

Rep 4

On se rendra chez Réparate de préférence à deux: l'assortiment niçois est bien vu (30 €) : salade niçoise, tapenade, poivrons grillés à l'huile d'olive, farcis, pissaladière, omelette aux fines herbes et aux oignons. Tout est du même tonneau: sans l'ombre d'une faute, plein de couleurs, de vitamines et irrésistiblement savoureux. On y retourne déjà demain, les jours d'après et encore les jours d'après.

Rep 5

 

 

Réparate

64 rue Saint Sabin

75011 Paris

01 55 28 63 98

 

  

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 09:30

Aub 1-copie-1

Avec un nom pareil, rien de surprenant à ce que restaurant planqué dans les méandres de la vieille ville eut l'idée enthousiasmante et qui fait sens d'associer la gastronomie autrichienne à celle méditerranéenne. Au terme fourre tout et un peu trop facile de fusion – un raccourci laissant trop souvent présager de jolies catastrophes – on préférera celui de collaboration qui correspond plus à la démarche appliquée et raisonnée de l'équipe.

Aub 2

Comme une signature, un rappel de ce légume du soleil qui est l'un des produits incontournables de la cuisine méditerranéenne, on est accueilli par un petit panier tout en longueur contenant des chips d'aubergines mais également de pain au cumin et au paprika – histoire de sceller définitivement l'entente entre les deux cuisines.

(Aub 3)

On ne déboursera guère que 21,50 € pour s'offrir le menu du jour qui s'ouvre invariablement sur une mini portion de quiche, une salade verte et un caviar d'aubergine.

((Aub 4))-copie-1

L'entrée est autrement plus remarquable puisque mon choix s'est porté sur une soupe glacée de concombre traversée d'un filet d'huile d'olive, de lamelles de pomme de terre frites, parsemée de raifort et coiffée de brins d'aneth. Suave et rafraîchissant, c'est une caresse prolongée qui s'étire de la bouche à l'estomac.

Aub 5Plus méditerranéen, le risotto crémeux et al dente surmonté d'un filet de truite saisi à la poêle fait forte impression notamment du fait du croustillant de la peau du poisson et de sa cuisson parfaite, l'ensemble se combinant à merveille.

Aub 6

Le dessert consiste en des quenelles de semoule plutôt fades, baignant dans un jus de fraise coupé à du vin blanc. Délicat mais pas de quoi être parcouru de grands frissons.

Aub 7S'achevant avec un trio de bouchées sucrées, ce menu à 21,50 € est indiscutablement à ranger aux côtés des coups de cœur.

 

Aubergine

Gonzagagasse, 14

Dans le quartier de l'Innere Stadt

www.aubergine.at

 

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 18:52

ON 1

Un cube rouge flamboyant fixé au dessus de l'entrée comme pour nous signaler la présence d'un bordel, à moins qu'il ne s'agisse d'un voyant lumineux comme on en trouve à l'entrée des studios d'enregistrement de musique, de radio ou de télévision. Le rouge est mis, le restaurant est ouvert, on aurait presque immédiatement deviné qu'il se prénomme ON. D’inspiration asiatique, avec une inclinaison pour les cuisines de l'Asie du sud-est, la carte est locale, saisonnière, garantie sans glutamate et brasse les viandes comme les poissons.

S'il n'y avait que le menu, mais encore la carte n'en finit plus, qui est exclusivement en allemand et impossible pour moi à me faire traduire (je me suis senti moins perdu, moins vulnérable au fin fond de la Birmanie), si bien que je m'en remets une fois de plus au hasard, mon index glissant sans plus attendre sur la page et s'arrêtant au petit bonheur sur un intitulé.

On 2

Ce sera parmi les entrées, les ballotins de crevettes et leurs légumes (soja, carotte, basilic thaï) ficelées dans une pâte feuilletée croustillante et fine comme du papier de soie. On aura connu des départs plus fracassants, cette entrée manquant de panache, figée dans ses saveurs prostrées.

ON 3

Une toute autre musique avec ce canard croustillant lové sur un lit de légumes cuits au wok, craquant et savoureux, dragués par une sauce curry jaune au lait de coco bien relevée. On est ici à la fois en Thaïlande et en Malaisie, et rien ne manque à ce plat pour égaler sinon surpasser cette recette d'une simplicité enfantine goûtée maintes fois dans le sud-est asiatique.

Le service impeccable assuré par un jeune couple originaire de Shanghai, le cadre très agréable, son petit jardin, sa musique passant ce jour là de Michael Nyman à Satie et son addition plus que raisonnable (à peine 15 euros), invitent à y retourner au plus vite, un soir, goûter des plats plus ambitieux et tout aussi prometteurs.

 

ON

Wehrgasse, 8

Quartier de Weiden

restaurant-on.at

 

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 23:27

Gastaus-4.JPG

C'est à deux pas de l'église des Franciscains, aux murs chargés comme une pâtisserie sicilienne. Une petite rue comme devaient les emprunter les personnages désespérés des nouvelles de Schnitzler. (piquer une dernière fois le pavé luisant de la pointe de sa canne avant de se brûler la cervelle). La devanture interpelle immédiatement parce qu'on la trouve très belle, aussi plaisante qu'une invitation, avec écrit en gros sur fond vert le nom de ce petit restaurant d'une vingtaine de couverts qui n'en fait un peu qu'à sa tête puisqu'il ne lui déplaît pas d'afficher à sa carte des plats autrichiens exécutés avec beaucoup de finesse, comme des salades copieuses qui papillonnent d'un continent un l'autre, passant sans complexe des États-Unis à l'Italie avec un crochet par l'Asie. Quelques mots échangés avec le serveur nous apprend que la grande majorité des produits sont locaux et issus de l'agriculture raisonnée. Idem pour les viandes qui sollicitent les éleveurs les plus passionnés et responsables.

Gastaus 2

Je lisais ces mots sur la carte, «Kohlrabiecremesuppe» (3,80 €), dont je ne comprenais pas le sens (le chinois m'est plus familier), sinon qu'il s'agissait visiblement d'une soupe et cela me semblait sur le moment tout à fait approprié de me jeter à l'eau sans en savoir guère plus sur la composition de cette entrée. Une démarche que je ne regrettais pas puisqu'elle m'offrit l'occasion de déguster sans le savoir la fameuse soupe au choux blanc frisé Kale qui m'a laissé littéralement sans voix. Généreuse en ail et en céleri, enrichie d'herbes aromatiques, c'était une juxtaposition de saveurs inconnues de moi jusque là, rien de moins qu'un immense délice, un rêve de gourmand.

Gastaus 3

Je laissais là cette soupe qui commençait de creuser dans ma mémoire son petit chemin mémorable et enchaînais avec une salade fraîche et légère coiffée de tranches de blanc de dinde (9,40 €), un choix volontairement sobre et non spectaculaire dont rien ne m'avait laissé deviner ce «twist» asiatique qui consistait en huile de soja, coriandre et graines de sésame – une heureuse surprise qui poursuivait de me tenir en joie. C'était bien un nouveau délice au centre de cette assiette (légumes au meilleur de leur forme, salade au garde à vous, tomates juteuses et archi goûteuses, poivrons craquants) et la certitude que cette petite adresse pleine de charme est un excellent endroit ou dîner léger sans se ruiner.

 

 

Gasthaus Poschl

Weihburggasse, 17

Tel: 01 51 35288

Quartier de l'Innere Stadt

 

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 21:40

Mak 1

Ça prend moins de temps qu'un battement de cil, descendre de l'avion, filer vers la sortie, s'engouffrer dans le City Airport Train et voir défiler sous ses yeux un site industriel plein de tuyaux mêlés, de hauts fourneaux et de tours de refroidissement - ensemble industriel esthétique malgré lui, un brin érotique et rappelant les photographies du couple Becher (fascination contagieuse, vertige du gigantisme, de la forme) - avant de se retrouver dans une salle du MAK, le musée des arts Appliqués, qui débouche sur la librairie tout en longueur, laquelle vient mourir aux pieds d'une brasserie logée à belle enseigne puisqu'occupant une grande salle néo baroque relookée avec soin.

Mak 2La carte n'est pas en reste, qui se segmente en deux parties, l'une traditionnelle et l'autre contemporaine, laissant à chacun le soin de choisir selon son humeur. Hormis le bruissement des feuilles et la pluie qui gratte aux carreaux, pas un son ne glisse jusqu'à mes oreilles dans cette impressionnante salle assoupie, sinon de temps à autres cette plainte du percolateur. Un privilège dont je ne me lasse pas.

Mak 3

Choisissant d'écarter les plats en sauce et souhaitant privilégier un plat du cru, histoire d'attaquer la gastronomie autrichienne par son versant le plus familier, je me laisse tenter par la Wiener Schnitzel, la fameuse escalope viennoise, ici boursouflée et (très)généreuse, fine et aérée, ronde et légère – un régal – accompagnée de pommes de terres à l'huile/échalotes et de mâche. Un dépouillement, une extrême simplicité qui sied bien à ces toutes premières heures à Vienne, loin de la foule, retranché dans le silence de la brasserie, derrière mon assiette qui est une petite histoire à elle seule.

 

MAK

Stubenring 5

Quartier de l'Innere Stadt

www.mak.at

 

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 09:12

Moutarde 1

Cette nouvelle cantine Tew Mex porte bien son nom: Moutarde, soit un condiment qui peut ressusciter une viande, lui donner une nouvelle direction sans être pour autant indispensable. Avec son élégante salle allongée, ses banquettes moelleuses, sa carte qui brasse aussi bien les burgers (6 au total), les poêlées, chili con carne, baggels que les salades, tout en s'autorisant d'innocentes échappées belles (tomates mozzarella di buffala, beignets de camembert, burger au chèvre chaud, fish and chips), Moutarde s'inscrit comme une de ces adresses au fort capital sympathie ou chacun ne manquera pas de trouver son bonheur pour peu qu'il n’exige pas la lune.

Moutarde 2

Les onion rings livrés avec leur sauce barbecue (3,90 €) laissent un très bon souvenir parce que croustillants à l'envie, bien dorés, raisonnablement gras et fondants en bouche.

Moutarde 3

L'impression générale très positive jusque là est confirmée par mon Charolais burger (14,80 €) qui fait le plein de cheddar, d'onion rings, de salade et de frites maison franchement exceptionnelles. A ma demande, le burger est coiffé d'un œuf au plat qui recouvre, hélas pour la photo, la totalité de la viande, généreuse, assez impressionnante en bouche (réminiscences de black angus). Une seule réserve: les buns trop avachis, trop farineux et plutôt disgracieux. En revanche, outre les suppléments (fromage, bacon, guacamole...) on apprécie la possibilité de «doubler» la viande (+ 3,50 sinon 4, 40 € pour un charolais). En somme, une bonne adresse au service impeccable qui sans révolutionner l'art du burger,mérite néanmoins qu'on y vienne planter quelques crocs.

 

Moutarde Street

23 boulevard des Italiens

75002 Paris

01 44 56 09 88

 

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