750 grammes
Tous nos blogs cuisine Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 16:00

Mer 1

Certain jour se retrouve placé presque malgré lui sous le signe du bleu dont les heures déclinent toute une gamme vive, profonde ou argentée. Le bleu du fleuve et du ciel confondus, par exemple, depuis une terrasse bordant la station Cais de Sodré dont il n'est que franchir l'avenue pour se trouver nez à nez avec un grand marché couvert.

(Mer 2)

S'il y avait bien un ventre de Lisbonne comme il y avait le ventre de Paris, c'était celui ci, le Mercado da Ribeira, une halle de 10 000 mètre carrés inaugurée en 1882, réservée exclusivement aux grossistes jusqu'à il y a une petite dizaine d'années.

Mer 3

Vacances oblige ou effet de à la crise, seule une poignée de maraîchers, de bouchers et de poissonniers semblent assurer la maintenance. Si les étals à fruits et légumes sont sont plutôt garnis, question viandes et poissons c'est un peu mince. Aussi, le gourmet bien avisé préférera se rendre dans le centre s'il souhaite dénicher par exemple quelques tranches de Presunto de Barrancos, le fameux porc noir d'appellation d'origine protégée élevé en plein air et engraissé aux glands, ou encore du queijo da serra, un fromage au lait de chèvres élevées sur les pentes de la serra da Estrêla, mais aussi du Serpa demi sec, conservé celui-ci dans l'huile d'olive.

Mer 4

Du bleu, le restaurant de poissons Sea Me n'en manque pas. Autoproclamé «poissonnerie moderne», sa salle s'étire en longueur dans une couleur chatoyante d'écailles. Bar à sushi, poissons et fruits de mer à choisir soi même à l'étal pour être préparés selon son envie, poissonnerie attenante, l'adresse est globale.

Mer 6

Mer 7

Si le carpaccio de thon est gâché par la vinaigrette et le parmesan râpé trop jeune et omniprésent, le risotto crémeux aux crevettes et tomates séchées laisse un bon souvenir quoique je me demande pourquoi diable j'ai été m'engouffrer dans cette brèche plutôt que d'opter pour un poisson grillé, un regret de plus qu'une une ballade le long de l'embarcadère m'offre tout le loisir de dissoudre.

Mer 8

 

Mercado da Ribeira

Rua Nova de Carvalho (face à la station Cais de Sodré)

Chiado

 

Sea Me

Rua do Loreto, 21

Chiado

www.peixariamoderna.com

Partager cet article
Repost0
25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 16:00

Bra 1

Pour y prendre son petit déjeuner, ce n'est pas très original, c'est même plutôt convenu mais A Brasileira est un des cafés de Lisbonne auquel je reste attaché et où il fait bon venir déguster une pâtisserie, toujours à l'intérieur plutôt qu'en terrasse pour ne jamais me lasser de ses miroirs et de ses boiseries.

Bra-2-copie-1.JPG

C'est en me rendant dans ce café qui avec le Martinho da Arcada était l'un des favoris de Pessoa, laissant derrière moi la Praça da Figueira et commençant de grimper la colline du Chiado, que je réalise une nouvelle fois toute la beauté des trottoirs de Lisbonne composés de petits cailloux blanc en calcaire ou noir (basalte) qui réfléchissent merveilleusement la lumière. Ils prolongent en quelque sorte les azulejos, ces carreaux de faïence qui ornent les façades des bâtiments portugais de leurs mosaïques aux motifs de basalte noir, frises et autres arabesques en pierre bleu sur fond blanc.

Bra 3

Rua dos Bocalhoeiros (rue des Morutiers), l'esthétique également n'est pas en reste. Elle y tient même une place de choix puisqu'à l'occasion des 80 ans de la fameuse Conservaria de Lisboa, un certain cabinet de design (Boq) a pris soin de revisiter l'identité visuelle des trois marques que détient la boutique (Tricana, Prata do Mar et Minor).

Bra-4.JPG

Aussi, a-t-on eu la bonne idée de donner aux jeunes designers libre accès aux archives dans lesquelles ils sont allés puiser leur inspiration. Le résultat s'avère délicieusement rétro et coloré, voir tendance.

(Bra 5)

Soit de délicieuses conserves de produits de la mer (thon, sardine, morue, pilchard, poulpe, nature, à l'huile d'olive, au citron ou bien à toutes les sauces) dont les petites boites en fer blanc emballées à la main par une dame sans âge sont également un régal pour les yeux.

Bra 7

Poisson toujours, après le saumon braisé du midi, c'est cette fois la morue qui s'invite à ma table au dîner, sous forme de gratin de morue (bacalhau espiritual), spécialité honnête d' O Barrigas, une petite adresse intime et cosy en plein Bairro Alto, une des sept collines de Lisbonne que j’apercevais en fin de journée depuis le Miradouro de Graça, un poil au dessus d'Alfama.

Bra 6 

 

A Brasileira

Rua Garrrett, 120-122

Chiado

 

Conservaria de Lisboa

Rua dos Bocalhoeiros, 34

Baixa

 

O Barrigas

Travessa da Queimada, 31

Bairro Alto

 

Partager cet article
Repost0
24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 16:05

Casa 0

Mes séjours lisboètes ne commencent pas autrement. Un petit verre de ginja (liqueur de cerises griottes) avalé sans somation en plein cœur du Largo de Sao Domingos au minuscule et très populaire A Ginjinha. Avec la cerise au goût aigre c'est encore mieux.

Casa 2

Pour les noyaux, à éjecter discrètement du bout des doigts d'une pichenette intelligente ou à cracher dans le bleu du ciel, on s’arrangera. C'est donc comme cela que ça se passe. On se présente au comptoir de cette minuscule buvette qui est aussi la plus ancienne (elle remonte aux années 1840), on glisse sur le bar une petite pièce de 1 € (1,35 € avec deux cerises) et on file avec son petit verre en plastique qu'on va siroter sur le trottoir, voir un peu plus loin ou dès la tombée du jour le spectacle est permanent, partagé entre et les africaines chargées de cabas, les putainscap verdiennes, les musiciens brésiliens, mozambicains et les petits trafics en tous genre.

Casa 3

En somme, cette ginjinha constitue le poste d'observation idéal du bas-fond existentiel du petit peuple de la capitale et l'une des plus authentiques portes d'entrée de la ville aux sept collines. «La vie, il faut bien que ça se passe quelque part», nous rappelait non pas Pessoa mais Maurice Raphaël.

Casa 1

Plus tard, dans le vif de la nuit lorsque les bonnes adresses sont prises d’assaut et que les petits restaurants de quartiers refoulent du monde, il est encore temps de se rabattre sur l'une de mes imparables planques aux allures de cantine. Ici, ébullition permanente et spectacle garanti.

Casa 4

Ça crie fort, ça rit aux éclats, c'est souvent bondé (d'où le réflexe d'aviser les tabourets au comptoir qui se libèrent pour se jeter immédiatement dessus) et on s'y sustente de viandes, de poissons grillés et de fruits de mer très corrects et pas cher avec ça.

Casa 6

Comme ces âmeijoas à bulhao pato, autant dire des palourdes assaisonnées avec de l'huile, (beaucoup) d'ail (ultra fondant), de la coriandre, du sel, du poivre et un filet de citron. Si ça ne me rappelle pas certains séjours sud-est asiatiques...

Casa 7

Histoire de solliciter encore plus la fibre nostalgique, les sardines grillées arrivent en second rideau, bien grasses, avec du gros sel sur le paletot, comme une réminiscence d'Asilah, au Maroc, au dessus du port, il y a on dirait une éternité... Ce n'est une surprise pour personne que les voyages se nourrissent les uns les autres.

Casa 8

 

A Ginjinha

Largo de Sao Domingos, 8

Baixa

 

Casa da India

53 rua do Loreto

Chiado

 

Partager cet article
Repost0
22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 08:50

Pas 1Y'a pas photo: le comptoir recouvert d'azulejos de la Pastelaria Belém, demi sœur de la mythique maison mère lisboette dont elle ne partage que le nom, est aussi long et large que celui de la toute jeune Comme à Lisbonne est minuscule et étroit. Ceci étant dit, question pastel de nata la première ne vaut pas la seconde. Ni feuilletage ultra croustillant, ni flan encore chaud, fondant diaboliquement en bouche, d'où le sifflet coupé, l’œil humide, les jambes flageolantes à chacun de nos passages rue du Roi de Sicile. La faute en partie à cette vitrine réfrigérée, le coupable tout trouvé à l'intérieur duquel les tartelettes rongent leur frein, se dessèchent et perdent de leur flamboyance en bouche.

Pas 3

En revanche, pareil qu'à Lisbonne, les petits sourires, la drague, les supplications n'y changeront rien: question éclaircissement sur la recette originale et ses petits secrets vous pouvez toujours courir. Ce n'est pas qu'on ait prêté serment de ne rien divulguer comme à la fameuse Pastelaria Belém à Lisbonne mais c'est tout comme.

Pas 2

Un comptoir, donc, quelques tables, une petite carte salée (honnête pao com chouriço) et une sélection de pâtisseries comme l'almofada ou les bolos de Belém (beignets fourrés à la crème pâtissière), mais aussi le Café Delta, les jus de fruits Compal, le lait chocolaté Ucal, c'est quand même le Portugal mis en bouteille, du sachet de sucre au porte serviette avec (bonne surprise) des feuilles souples et non tranchantes comme des lames de rasoir. Compter 1,40 la pastel de nata et multiplier facilement par deux si on ne partage pas mon avis...

 

Pastelaria de Belém

47 rue Boursault

75017 Paris

01 45 22 38 95

 

Partager cet article
Repost0
7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 16:20

(Epi 1)

C'est presque la mort dans l'âme et avec de grandes appréhensions qu'on vient prendre des nouvelles de (feu?) l’Épi Dupin, un peu comme on se pencherait sans espoir au chevet d'un mourant. A hauteur des touristes qui aboient tout leur content au milieu des poutres blanchies et d'une impressionnante table d'hôte qui coure en longueur, l’œil de l'Epi Dupin est brillant, le teint frais, on lui trouve même de beaux restes. Il est vrai que si l'adresse connut son quart d'heure de célébrité au milieu des années 90 pour avoir la première eu l'audace et le génie de fusionner la gastronomie de grand père avec l'esprit bistrot, cette belle dame fardée si elle donne dans un premier temps l'illusion de la bonne santé et de la jeunesse éternelle, trahit très vite une vieille femme dont l'effondrement des chairs, la douceur rancie tournée à l'aigre n'a d'égale que la lente agonie flamboyante, celle là même du Titanic s'enfonçant dans les eaux glacées en musique.

Il suffit d'y déjeuner pour que sur le champ les soupçons deviennent certitude. Aussi, on ne s'étonne plus que le paquebot l’Épi Dupin ait totalement disparu des radars et ce en dépit de son succès qui dure. C'est pourquoi on ne l'évoque jamais que gêné, avec un haussement d'épaules suivi d'une petite moue vaguement désolée, d'autres préférant encore éviter le sujet.

Histoire d'enfoncer les clous du cercueil ou bien de souffler un peu plus sur les cendres, on avouera qu'on a détesté se délester des 26 € (deux plats, 36 les trois) requis goûter au menu déjeuner. C'est excessif et loin d'être justifié.

On vous sert une mise en bouche sans grand intérêt (crème parmentière au poireau et à la pomme de terre) et si vous daignez réclamer du pain on vous le refuse, arguant que celui-ci est «cuit minute» et que vous l'aurez par conséquent plus tard (avec le plat), ce dernier étant en train de cuir. Un comble mais pas un drame: le pain épi est infect (sans croustillant, mie compacte et dense non aérée, non alvéolée) et a l'air vaguement industriel ce dont bien entendu le restaurant se défendra du contraire (et qui nous vaudra de les prendre définitivement en pitié).

(Epi 2)

L'aigle bar rôti à la cuisson certes remarquable mais servi en dose homéopathique et ses beignets d'aubergine manquant cruellement de relief, d'intensité, continue de nous laisser perplexe, voir de provoquer quelques grincements de dents.

 

Epi 3La chute qu'on pressentait comme inévitable et qu'on accueille presque avec soulagement se manifeste enfin avec ce pain perdu caramélisé aux abricots et sa glace verveine. En fait de pain perdu, un pudding (tout ce que je déteste) insipide, compact et mastoc, bref, un pudding. Dommage; l'acidité des abricots poêlés servis encore chauds et la glace verveine toute de douceur et de fraîcheur tenaient très bien la route. Toujours est-il que ce repas crispant est très limite. Si on ne frappe pas un homme à terre, ce n'est pas l'envie qui nous en manque.

 

L’Épi Dupin

11 rue Dupin

75006 Paris

01 42 22 64 56

www.epidupin.com

 

Partager cet article
Repost0
5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 09:43

Av 1

L'une des meilleures gaufres de la capitale, sinon la meilleure c'est ici, à l'Avant-Comptoir, l'annexe du Comptoir du Relais d'Yves Camdeborde. Dans cette échoppe  protéiforme qui tient autant de la sandwicherie que du bar à hors d’œuvres où l'on se sustente sur le pouce de tapas à la française qui font la part belle au meilleur de la région Basque, les amateurs n'ignorent plus qu'on y déguste d'impeccables crêpes à emporter que les puristes tiennent en respect mais aussi d'authentiques gaufres qui remportent tous les suffrages.

Av 2

A quoi cela tient-il ? Sûrement à leur belle couleur dorée, inévitablement à leur surface croustillante, leur intérieur fondant, la légèreté de la pâte, la petite touche vanillée et peut-être aussi leur prix, 2,80 € la paire de gaufre au sucre. C'est inespéré à Paris et on se pincerait presque, histoire de vérifier qu'on est pas en train de rêver.

Av 3

 

L'Avant-Comptoir

9 Carrefour de L’Odéon

75006 Paris

 

Partager cet article
Repost0
2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 10:01

Vend-1.JPGD'abord, ici on ne dit pas sandwich mais «rapid' casse croûte». Et puis si on a les oreilles sensibles, qu'on tient la promiscuité en horreur, que le graillon n'est pas exactement le genre de fragrance dont on aime être vaporisé et que le service brut de décoffrage nous procure comme un certain malaise, bref qu'on ne raffole pas vraiment des bistrots auvergnats qui tâchent comme un bon gros Saint Pourçain (dont on écluse ici pas moins de 10 000 bouteilles par an), autant passer son chemin, ce qui serait dommage car dans l'institution du très charismatique Christian Gaudin (l'homme sandwich, c'est lui), outre d’excellentes viandes, tripous et autres aligots, il ne fait plus mystère que son fameux «rapid' casse croûte» n'est rien de moins que le meilleur sandwich de la capitale.

Vend-2.JPGUn rapide coup d’œil au comptoir dont l'angle est encombré de fromages plutôt francs du collier et de caractère comme ce Bleu aussi constellé de cratères que les collines de Verdun et tellement persillé qu'on y voit plus que du vert, puis un autre derrière le bar nous révèle profusion de produits du terroir en arrivage direct du pays, du jambon de pays au saucisson à l'ail, du saucisson sec à la fourme d'Ambert sans oublier les fritons du Cantal et l'andouille de campagne, histoire de dire qu'ici on envoie du lourd et qu'on est surtout pas dans la triche, dans l'esquive, du genre à planquer la cochonnaille au fond du frigo. S'offrent donc à nos yeux que du vrai, du bon, bref de l'authentique à l'image de cette terrine de pâté maison ou ces rillettes qui surgissent de la cuisine avec ce petit quelque chose d'éblouissant.

Vend 3

Et mon rapid' casse croûte, alors? Préparé en direct, de généreuses tranches de jambon à l'os prenant leurs aises sur une belle épaisseur de beurre à la motte, le tout sous le regard bien attentionné de la baguette croustillante de chez Julien. Un petit bonheur à 4,10  € qui explique la queue souvent désespérante qui se forme à l'heure du déjeuner, l'idéal étant encore d'aviser un tabouret au comptoir, histoire d'être aux premières loges.

Vend-4.JPG 

 

Le Petit Vendôme

8 rue des Capucines

75002 Paris

01 42 61 05 88

 

Partager cet article
Repost0
1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 17:34

Comme 1

A ma grande honte, j'avoue que ma curiosité ne m'a jamais poussé à goûter l'un de ces célebrissime pastel de nata qui sont l'une des fiertés du Portugal. Ce n'est pas faute de les avoir croisé à chacun de mes voyages, à croire qu'ils me suivent à la trace, de Tokyo à Shanghai en passant par Bangkok, Taipei, Cuba, la Malaisie, les faubourgs de Manille ou bien entendu Macao et Goa, une prolifération qui s’explique en partie par une recette simple, des produits de base très accessibles et un coût client qui reste très bon marché. A vrai dire, cette tartelette au fond de pâte feuilletée pur beurre croustillant, garnie de flan à la crème d’œuf, saupoudrée ou non d'un voile de cannelle en poudre ou de sucre glace, m'aura toujours laissé indifférent, la trouvant sans charme, d'un intérêt très limité, au point qu'à Lisbonne j'ai carrément snobé les fameuses pasteis de Belem dont la recette est jalousement gardée et le laboratoire de fabrication au sous sol enfermé derrière un coffre fort blindé (on n'est jamais assez prudent).

A la faveur de l'ouverture plutôt récente d'un comptoir lisboète dans le Marais, l'occasion se présente enfin de me faire ma petite opinion sur cette gourmandise qui se déguste par exemple au comptoir, sur le pouce, accompagné d'un expresso portugais Delta. Et c'est vrai que cette tartelette (2 pièce) fait son petit effet. Encore chaude (la production est assurée en continu pour une fraîcheur ultime, un croustillant imparable), l'équilibre parfait de la pâte feuilletée, de la crème d’œufs et du sucre, régressive en diable, convoque instantanément le doux parfum de l'enfance (je comprends mieux son succès au Japon) et donne extrêmement de plaisir (sans parler qu'on s'amuse des miettes de pâte feuilletée disséminées aux quatre coins de notre bouche) et nous met même en joie. On n'en demandait pas moins.

Comme 2

Et comme la gourmandise n'a pas de limites, on ne manquera pas de rapporter quelques une poignée de pasteis joliment rangées une de ces jolies boites blanches estampillées d'hirondelles frondeuses après quoi on les passera au four préalablement chauffé à 200 degrés une petite minute à peine, histoire de leur redonner tout leur croustillant (sinon les conserver une journée maximum à température ambiante et surtout pas dans le frigo car trop humide).

Bon à savoir, Comme à Lisbonne dispose depuis peu d'une petite terrasse et quand à sa micro épicerie, elle envoie toujours le meilleur du Portugal avec ces huiles d'olive, ses boissons gazeuses Pedras, son Porto, ses sardines sauvages Tricana, ses cafés, son thé vert en provenance de l'unique plantation des Açores qui est également la seule plantation de thé en Europe, ses sels parfumés d'Algarve, ses dragées Arcadia...

 

Comme à Lisbonne

37 rue du Roi de Sicile

75004 Paris

www.commealisbonne.com

 

Partager cet article
Repost0
29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 08:02

(Twen 2)

1/3 restaurant, 1/3 coffee shop, 1/3 salon de thé, un dernier tiers (trichons un peu) table d'hôte et déjà 100% incontournable. Twenty Peas, c'est un peu la traduction exagérée pour l'addiction au bout de le fourchette, le coup de cœur à portée de cuillère.

(Twen 4)

C'est tout vegy, c'est tout frais (au taquet avec les saisons, salades, tartes salées, tartines et pâtisseries intégralement concoctés maison, renouvelés au jour le jour, la carte se réinventant chaque jour de la semaine) et c'est surtout très bon et inventif (dans mon assiette, de réjouissantes tagliatelles de courgettes, des lentilles/courgettes/herbe fraîche/vinaigrette moutardée au meilleur de leur forme, une tartelette feuilletée/tomate/poivrons/parmesan digne d'être gravée dans le marbre et en dessert un honnête clafoutis banane/pamplemousse/kiwi). Loué soit donc Thomas Simon, le chef tatoué sortit de partout sauf de nulle part (Laurent, Senderens, Mama Shelter) dont le talent semble sans limite.

Twen 5

Twen 6

Avec ça, la jeune entrepreneuse Claire Menini aura rêvé d'une déco à la fois vintage et cosy, d'une ambiance retour de brocante mais sans poussière ni naphtaline, souhait que le cabinet d'architecture Pravda Arkitect aura exaucé. Avec ses chaises de récup', sa vieille cheminée, ses tapisseries à fleurs, son ambiance à la fois délicieusement barrée, chaude et douillette digne d'une miss Marple sous substance, son comptoir de carrelage crème qui rappelle celui de Coutume Café (CUT architectures), plus convivial tu meurs.

Twen 3

Et quand on apprend que le brunch du dimanche est placé sous la bénédiction de Gontran Cherrier dont les pains et viennoiseries font tourner la tête des petits comme des grands, c'est pas peu dire qu'on saute au plafond.

Twen 1

On n'oublie pas les fromages sélectionnés par Neal's Yard à Londres, les vins de «La Contre Etiquette», les jus de fruit Jean Louis Bissardon, ni le coin épicerie qui fait la part belle aux petits producteurs et encore moins la vente à emporter, idéale quand on travaille dans le coin. Un peu, qu'il s'agit du coup de cœur de la semaine !

 

Twenty Peas

59 rue des Mathurins

75008 Paris

01 42 66 26 13

www.twentypeas.fr

 

Partager cet article
Repost0
26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 18:20

Ordo 1

Sur la carte de visite c'est écrit «L'ordonnance, cuisine traditionnelle» et c'est point un mensonge. Une autre vérité c'est que ce bistrot jeté à quelques foulées de la place Michel Audiard, n'est pas le dernier lieu où l'on aimerait déjeuner chaque jour.

Anciennement Petit Tonneau (dont les assiettes portent encore l'empreinte émouvante - le scénariste de génie en était un grand habitué), passé depuis entre les mains Patrick Lievin et dans la foulée rebaptisé l'Ordonnance, le moins qu'on puisse dire c'est qu'on y mange vrai. Et avec ça copieux mais avec raison, de manière frontale mais avec des gants de soie, bref, on y soigne au choix sa ligne, son spleen, son embonpoint, sa joie de vivre ou bien ses petits chagrins autour de mets bien sentis (menu fixe au déjeuner, compositions plus enlevées et carnassières au dîner) et de vins servis en carafe.

Ordo 2

Dans le genre, la formule déjeuner à 22 € ne se moque pas du monde. Ça commence sur les chapeaux de roue avec le feuilleté de chèvre à la noix et sa salade de mesclun plus vivante que morte, du genre à se dresser dans son assiette, ce qui donne des aller retour jubilatoires entre le fondant du chèvre jeune et doux, le croustillant de la pâte feuilletée et le léger croquant de la salade qu'illumine une pointe d'acidité.

Ordo 3Dans le style plat fastoche mais carrément génial qui atterrit l'air de rien sur votre table, le parmentier de poissons aux herbes n'est pas mal non plus. Déjà que les épais et copieux morceaux (et pas des moins nobles) de cabillaud et de colin égalent en quantité la purée maison enrichie d'une pointe de piment d'Espelette, on peut encore compter sur une constellation de feuilles d'aneth qui apportent une touche fraîche et anisée mais encore cette salade de mesclun toute de peps, huile de noix et discret tour de moulin poivre. Ça respire un peu la maison de bord de mer, les plats de fin de semaine à partager sous la tonnelle dans la joie et les rires et c'est justement ce qu'on attend d'un plat, qu'il fasse surgir des images, qu'il lance la bobine de notre propre film intérieur.

Ordo 4

Et puis on a plus vraiment faim mais on fait effort (qui est un gros mensonge) pour faire disparaître en quelques coups de cuillère la volumineuse quenelle de chocolat amer et sa crème anglaise, dense, bigrement cacaotée... Et c'est trop bon, et la pointe de fleur de sel est un chavirement. Et de réaliser que le repas fut un sans faute, du début à la fin. On n'est pas qu'un peu sous le charme.

 

L'Ordonnance

51 rue Hallé

75014 Paris

01 43 27 55 85

 

Partager cet article
Repost0

  • : Food'up ! Food'down !
  • : Chroniques gustatives.
  • Contact

Mes addresses

Le Pré Verre (Cuisine et vins d'auteurs), 8 rue Thénard, Paris 5è

Asian Wok (cuisine Thai avec un zeste de fusion), 63 rue Oberkampf, Paris 11è

El Mansour (Le couscous Marocain de la capitale sinon de l'héxagone), 7 rue de la Trémoille, Paris 8è
Croccante (Spécialités siciliennes, cuisine régionale à couper le souffle), 138 rue Vaugirad, Paris 15è 

Rechercher

Pages

Liens