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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 06:00

((A1))

Amman n'est pas Beyrouth ni Alep et encore moins Le Caire. Moins qu'une capitale tapageuse exubérante, exaspérante. A peine une ville étape sur les routes de la Mer Morte, la vallée du Jourdain, la mer Rouge, Pétra et le Wadi Rum. Sinon un point foncé sur nos cartes, à la croisée de l'Asie, de l'Afrique et de l'Europe, trop discrète pour ce qu'elle possède d'inestimables reliques provenant des plus grandes civilisations. Généralement on ne fait que la traverser, au mieux on lui concède une étape d'une ou deux nuits ce qui n'est pas grand chose mais déjà beaucoup pour certains. Et pourtant, on raterait quelque chose à ne pas s'ennuyer au milieu de ses vestiges allant du néolithique à l'époque hellénistique.

(A11)

Le modeste marché étiré autour de la mosquée Al Husseini est décevant mais pas les gens qui le fréquente, tous aussi aimables que chaleureux. La vue depuis la Citadelle sur l'une des sept collines (en réalité 19) ne nous arrachera pas la moindre larme mais sitôt assis sur une vieille pierre, l’œil se substituant au zoom de la caméra, à l'optique ultra perfectionnée de l'appareil photo, qu'il est bon alors de survoler les villages de bédouins sédentarisés, les camps de réfugiés palestiniens tous deux absorbés par la démographie galopante, avant de panoter vers les vieilles maisons en pierre de taille adossées à la falaise, fragile, humides et de resserrer vers les maisonnettes basses flanquées de courettes au milieu desquelles s'épanouissent quelques fois des arbres fruitiers centenaires.

((A10))

A5

Ville anti spectaculaire par excellence, Amman cultive sa différence jusque dans sa gastronomie s'inspirant de la cuisine turque et libanaise, enrichies de nombreuses originalités locales et de variantes régionales. Le Liban, justement, et plus précisément Beyrouth dont je reste nostalgique.

(A2)

A l'image du Barbar de la capitale libanaise qui ne désemplit jamais et s'offre même le luxe de ne jamais fermer ses portes y compris au plus fort des bombardements israéliens de 2006, B (pour Beyrouth) régale des cohortes de noctambules jusqu'à 4 h du matin voir quelquefois plus tard.

A3

On y vient principalement pour ses manakish cuits au feu de bois dont la carte affiche bien une vingtaine de variantes. Pour un petit déjeuner, un thym/labneh fera l'affaire.

(A4)

Exercice difficile voir pénible que traîner dans la vieille ville en s'efforçant de résister à l'appel sirupeux des pâtisseries - les baklava, bien entendu mais aussi et surtout, la knafah qui reste la plus grande des tentatrices parce qu'ultra sucrée et composée de cheveux d'ange d'un orange vif fourrée soit au fromage de chèvre doux et fondu, qu'on découpe dans un grand plat, soit à la crème.

--A22--.JPG

Servie chaud dans une petite assiette, on manque chaque fois de chavirer, d'autant plus lorsqu'elle sort des fours de Habiba.

A23.JPG

Sorti indemne de ce véritable parcours du combattant, il ne reste plus qu'à remonter jusqu'au niveau du 2ème cercle pour mériter un repas excellent et bon marché chez Ararat, ambassadeur incontesté de la cuisine arménienne à Amman.

(A6)

Salade de lentilles en entrée. Ultra fraîche, stimulante et riche en coriandre. Jus de citron et de vinaigre. Portion ultra généreuse comme toujours dans le Proche Orient. Avec le pain rond cuit dans le four traditionnel on ferait le repas rien qu'avec cette entrée.

A7

Attention du chef, ce manakish à la viande hachée à garnir de chair d'aubergine et arroser d'un filet de citron avant de rouler pour n'en faire qu'une bouchée.

((A8))

De drôles de petits raviolis bien savoureux farcis à la viande et aux pignons, ces manté, rôtis puis arrosés de sauce tomate chaude et de yaourt à l'ail et au concombre et enfin saupoudrés de paprika. Une recette familiale emblématique typique de cette cuisine «pauvre» mais, paradoxe, combien brillante et généreuse, pratiquée encore aujourd'hui en Arménie.

A9

Un dessert vécu comme une récompense après avoir résisté à l’assaut de tant de pâtisseries dans la ville basse. Le kaymakleh: des abricots secs fourrés de labneh et nappés de sirop. La photo parle d'elle même...

 

«B»

Quartier de Jabal Amman

Sur le 2ème Cercle, face à l'hôtel Bellevue.

 

Habiba

King Hussein street

Ville basse

 

Ararat

Quartier de Jabal Amman

A proximité du 1er Cercle

Rainbow street, juste avant le British Councill

www.ararat-jo.com

 

 

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