750 grammes
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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 09:45


Il faut reconnaitre qu'on avait connu l'adresse moins inspirée. Du temps de Daniel et Georges Houel, la cuisine  ne brillait pas par sa magie et manquait surtout de percussion. Et puis, diner au milieu des trophées de l'ancien champion de rallye avec Chérie FM en fond sonore avait quelque chose d'assez déconcertant voir d'irritant (imaginons un instant le restaurant de Laurent Fignon avec guidons et chambres à air aux 4 coins de la salle).
Exit donc, le petit musée dédié à la course automobile, au placard les portraits encadrés avec sourires benêts et combinaison de cosmonaute. De l'ancien restaurant, les nouveaux propriétaires, Titou et Philippe (encore des frères), n'auraient gardé que le nom, assez hideux, du reste. Que nénni ! Si le Breton est têtu et entêté, le Basque est bien le champion toute catégorie! Du volant qui vous cueille à l'entrée au poster delavé d'Enzo Ferrari au dessus des toilettes, rien n'a changé, à l'éxception d'un détail qui a son importance: la qualité de l'assiette !

Le vrai ravallement de facade, le petit coup de jeune on le trouve plutôt au bout de la fourchette que sur les murs,  avec toujours ce bon cher Pays Basque en vedette. Ce qui donne, outre une ardoise affichant sans complexe rognons de veau, côte de veau à la plancha, lomo de porc sauce tomate basilic, ventrêche à la plancha, une viande, un poisson ainsi qu'une soupe du jour, un splendide menu-carte à 30 euros couvrant  l'entrée, le plat et le dessert pour appêtit de Gascon avertis.
Et dans l'assiétte ça n'y va pas par quatre chemins. On a a peine pris la commande que déboulent dare dare deux pots de cornichons et piments avec en vedette un petit pot de mousse de chèvre aux fines herbes et piments d'espelette, fin et léger comme ce n'est pas permis.
Côté menu ça frappe fort d'entrée de jeu avec en entrée une superbe terrine de lapereau.


A ce niveau du repas, l'affaire était entendue: autant dire quon avait pigé la suite. La copieuse pièce de boeuf (bavette) est grillée sur le dessus, saignante à l'intérieur et en bouche ça fond comme du petit beurre. Cerise sur le gateau, sur la tablette aménagée en bord de table sont disposés trois petites casserolles de purée maison, polenta relevée au piment d'espelette et de riz basmati sauté. A l'évidence, on ne se moque pas de nous.























Le dessert - riz au lait de grand-mère stupéfiant d'onctuosité et de legerté (non compact et plombant comme c'est trop souvent le cas) presenté façon verrine taille mamouth (les deux frères ont de l'humour à revendre) - sonne le glas de ce repas généreux et sans bavure, aux antipodes de la caricature d'une cuisine régionale revendicative et s'égarant dans le folklore. En somme, Titou et Philippe s'amusent avec leur époque, avec les dogmes gastronomiques autant qu'avec les nouvelles tendances qu'ils détournent ou pastichent. Bref, Titou et Philippe n'en font qu'à leur tête. Ce n'est pas nous qui allons nous en plaindre !



Le Volant
13, rue Béatrix Dussane
75015 Paris
01 45 75 27 67

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